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Les « Primitifs » italiens (Histoire de l'art)

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2.2. Peintres et œuvres

Les premières oeuvres
Maître de Saint François Bardi (actif entre 1240 et 1270)
Coppo di Marcovaldo
Maître inconnu
Maître du retable de Sainte Claire
Le Maître de l’arrestation
Le Maître de la Madeleine
Le maître de Marguerite de Cortone
Palmerino di Guido
Cimabue
Grifo di Tancredi
Le Maître de Sainte Cécile
Gaddo Gaddi
Buffalmacco Bounamico
Giotto di Bondone
Capanna Puccio
Bernardo Daddi
Jacopo del Casentino
Maso di Banco
Nardo di Cione
Orcagna (Andrea di Cione)
Taddeo Gaddi
Giotto di Stefano (Giottino)
Giovanni da Milano
Le Maître de l’oratoire de Mocchirolo
Andrea di Bonaiuto (Andrea da Firenze)
Meliore di Jacopo
Niccolo di Tommaso
Maître de la Miséricorde
Giovanni del Biondo
Gaddi Agnolo
Don Silvestro dei Gherarducci
Jacopo di Cione
Spinello Aretino
Starnina Gherardo di Jacopo
Cenni di Francesco « Ser Cenni »
Niccolo di Pietro Gerini
Lorenzo Monaco
Mariotto di Nardo

2.2.20. Nardo di Cione

Peintre italien de l’école florentine, actif entre 1343 et 1366, Nardo di Cione est le frère d’Orcagna (Andrea di Cione), le grand artiste florentin du troisième quart du XIVè siècle, de Jacopo (peintre), Benci (Architecte d’Or san Michele et de la Loggio dei Lanzi à Florence) et Matteo di Cione (Peintre). Avec ses frères, il ouvre un atelier à Florence qui est florissant dans les années 1350.

Fortement influencé par Giotto di Bondone, Nardo est inscrit à la corporation des « Medici e Speziali » de Florence entre 1343 et 1346. Sa personnalité artistique est connue grâce au témoignage de Ghiberti, qui lui attribue les fresques de la chapelle Strozzi à Santa Maria Novella à Florence, œuvre exécutée en 1357, date à laquelle son frère Andrea Orcagna, achève le polyptyque de l'autel de la même chapelle.

Ces fresques de Nardo, le Jugement dernier, le Paradis et l'Enfer (très endommagé) traduisent avec plus de largeur et d'intensité la leçon de Maso di Banco, mais à l'intérieur de la réforme orcagnesque qui abolit toute la problématique de Giotto et de ses grands disciples. Les figures sont allongées, profilées avec solennité sur la surface peinte ; elles sont tantôt figées dans la béatitude, tantôt grotesques dans le désespoir et prennent corps grâce à un modelé doux et fondu.

Dans les autres œuvres connues de Nardo di Cione ces qualités sont moins apparentes et on y remarque un certain durcissement, dû à la rapidité de l'exécution : ainsi le polyptyque de la « Madone et l'Enfant et des saints » du musée de Prague, le panneau de « Trois Saints » de la National Gallery de Londres, le panneau de la Crucifixion des Offices…

Nardo di Cione : Crucifixion. 1350-1360.Tempera sur bois, 145 x 71 cm. Florence, les Offices
Nardo di Cione : Crucifixion. 1350-1360.Tempera sur bois, 145 x 71 cm. Florence, les Offices

Cette crucifixion est une des œuvres les plus importantes produites à Florence vers le milieu du XIVè siècle. C'est sans doute panneau central d'un tabernacle ; dans la prédelle sont représentés divers saint à mi-corps : saint-Jérôme, saint Jacques le Mineur, saint-Paul, Jacques le Majeur et saint Pierre Martyr. Les colonnes torsadées sont remarquebles d’élégance.

Nardo di Cione : Vue de la chapelle des Strozzi. 1350s. Fresque. Florence, Santa Maria Novella, chapelle des Strozzi
Nardo di Cione : Vue de la chapelle des Strozzi. 1350s. Fresque. Florence, Santa Maria Novella, chapelle des Strozzi

Cette vue générale de la chapelle Strozzi à Santa Maria Novella de Florence montre la fresque réalisée par Nardo di Cione : le Jugement Dernier se trouve sur la paroi arrière, le Paradis sur la paroi gauche et l'Enfer sur la paroi droite. La fresque a été peinte dans les années 1350. Le retable est l’oeuvre d’Orcagna, le frère de Nardo. Les personnages représentes dans le vitrail sont la Vierge et l'Enfant et saint Thomas d'Aquin.

Nardo di Cione : Le Paradis. Vers 1355. Fresque. Florence, Santa Maria Novella, chapelle des Strozzi
Nardo di Cione : Le Paradis. Vers 1355. Fresque. Florence, Santa Maria Novella, chapelle des Strozzi

La fresque du Paradis se trouve sur la paroi gauche de la chapelle des Strzzi, à l'extrémité nord du transept de Santa Maria Novella. Deux frères qui étaient responsables d'un très grand atelier et active, Andrea di Cione (appelé Orcagna) et Nardo di Cione fourni Fresques et le retable de la chapelle Strozzi, l'un des plus Importants programmes décoratifs de l'époque. Cette œuvre « dominicaine », très attachée à l’orthodoxie, montre l'Eglise institutionnelle : les élus sont ordonnés rangée par rangée, autour et sous les figures du Christ portant le sceptre et de la Vierge, assis sur le trône et couronnés. Dans cette configuration, la Vierge - métaphore de l'Église - partage le pouvoir Divin sur le modèle familier des mosaïques romanes du XIIIè siècle.

Nardo di Cione : L’Enfer. 1350s. Fresque. Florence, Santa Maria Novella, chapelle des Strozzi
Nardo di Cione : L’Enfer. 1350s. Fresque. Florence, Santa Maria Novella, chapelle des Strozzi
Nardo di Cione : Le Jugement dernier, détail. 1350s ; fresque. Florence, Santa Maria Novella, chapelle des Strozzi
Nardo di Cione : Le Jugement dernier, détail. 1350s ; fresque. Florence, Santa Maria Novella, chapelle des Strozzi

La fresque de l'enfer peut être considérée comme une illustration de la Divine comédie de Dante.

Nardo di Cione : Madone et enfant avec saint Pierre et saint Jean l’évangéliste. Vers 1360. Tempera sur panneau de bois, 49,1 x 15,3 cm. Washington, National Gallery of Art
Nardo di Cione : Madone et enfant avec saint Pierre et saint Jean l’évangéliste. Vers 1360. Tempera sur panneau de bois, 49,1 x 15,3 cm. Washington, National Gallery of Art

Nardo a réalisé ce petit retable pour la dévotion privée. Cette oeuvre est particulièrement bien conservé et remarquable par ses couleurs claires, typiques du style de l’artiste.

La Vierge, malgré la douceur de son expression, semble loin des préoccupations humaines. Tout dans l’œuvre souligne son importance hiérarchique. Vers le milieu du XIVè siècle, les artistes florentins comme Nardo et ses frères abandonnent les préoccupations humaines et le naturalisme de Giotto. Pendant plusieurs décennies, on assiste au retour des styles traditionnels et l’hiératisme est remis au goût du jour… Il est possible que ce soit en réaction à la peinture de Giotto et de son école, inégalement appréciée. Il est possible aussi que le retour d’un certain conservatisme ait été du à l'intensification du sentiment religieux suite à l'épidémie de peste de 1348 qui à tué jusqu'à la moitié de la population des villes italiennes en quelques semaines…



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