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Les « Primitifs » italiens (Histoire de l'art)

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2.2. Peintres et œuvres

Les premières oeuvres
Maître de Saint François Bardi (actif entre 1240 et 1270)
Coppo di Marcovaldo
Maître inconnu
Maître du retable de Sainte Claire
Le Maître de l’arrestation
Le Maître de la Madeleine
Le maître de Marguerite de Cortone
Palmerino di Guido
Cimabue
Grifo di Tancredi
Le Maître de Sainte Cécile
Gaddo Gaddi
Buffalmacco Bounamico
Giotto di Bondone
Capanna Puccio
Bernardo Daddi
Jacopo del Casentino
Maso di Banco
Nardo di Cione
Orcagna (Andrea di Cione)
Taddeo Gaddi
Giotto di Stefano (Giottino)
Giovanni da Milano
Le Maître de l’oratoire de Mocchirolo
Andrea di Bonaiuto (Andrea da Firenze)
Meliore di Jacopo
Niccolo di Tommaso
Maître de la Miséricorde
Giovanni del Biondo
Gaddi Agnolo
Don Silvestro dei Gherarducci
Jacopo di Cione
Spinello Aretino
Starnina Gherardo di Jacopo
Cenni di Francesco « Ser Cenni »
Niccolo di Pietro Gerini
Lorenzo Monaco
Mariotto di Nardo

2.2.3. Coppo di Marcovaldo

Peintre italien de l'école florentine (vers 1225- vers 1274), Coppo di Marcovaldo est l'un des premiers sur lesquels il existe une documentation fiable. Son œuvre la plus ancienne connue est un fronton d’autel avec la représentation de L'archange saint Michel et six épisodes de sa vie, conservé au Musée des arts sacrés de San Casciano in Val di Pesa, réalisé avant 1260. Coppo sert par la suite dans l'armée de Florence et est fait prisonnier par les Siennois lors de la bataille de Monteaperti, en 1261. Ses vainqeurs l’obligent à s’installer à Sienne et a y réaliser des travaux pour prix de sa liberté. Ainsi il il peint en 1261 Vierge à l'Enfant trônant, la « Madonna del Bordone » (datée et signée) pour l'église Santa Maria dei Servi à Sienne. On le retrouve ensuite à Orvieto où il peint à fresque la chapelle Saint Jacques et exécute une Madone à l'Enfant pour Santa Maria dei Servi (1268, Musée de l'Oeuvre de la cathédrale), puis à Pistoia où en en collaboration avec son fils Salerno il réalise en 1274 un Crucifix peint. On lui attribue aussi un Crucifix à San Gimignano (Palais communal).

Il participe enfin à la décoration extraordinaire en mosaïque du baptistère saint Jean de Florence. C’est sans doute lui qui en réalise entre 1260 et 1270 Le Christ du « Jugement dernier », mosaïque extrêmement riche, indubitablement innovante d'un point de vue iconographique, citée parmi les chefs-d'oeuvre du XIIIe siècle. Il est sans doute aussi l’auteur de l’« enfer » de la même mosaïque.

Coppo continue, mais avec encore plus de vigueur, l'accentuation plastique, déjà nette à Florence chez des artistes tels que le Maître de Vico l'Abate ou le Maître du San Francesco Bardi. Tandis que son contemporain Cimabue emprunte ses modèles à la période classique et la plus poétique de l'art byzantin, Coppo fonde son langage sur les formules de la dernière vague du byzantinisme tardif, dont il exaspère l'expression dramatique en en accentuant le linéarisme ; il introduit une humanité nouvelle par rapport à la tradition byzantine, dans la manière dont, par exemple, il représente la Vierge avec la tête inclinée vers l'enfant… Ce n'est que dans le Crucifix de Pistoia, œuvre tardive, au plasticisme relativement moins véhément, que transparaît l'influence de Cimabue. Le séjour prolongé de Coppo à Sienne fut certainement un des facteurs les plus importants qui favorisèrent l'éclosion de l'école siennoise, dont il est considéré avec Guido di Sienna comme le fondateur.

 Coppo di Marcovaldo : Crucifix. Après 1261. Tempera sur bois, 296 x 247 cm. San Gimignano, Pinacoteca Civica
Coppo di Marcovaldo : Crucifix. Après 1261. Tempera sur bois, 296 x 247 cm. San Gimignano, Pinacoteca Civica

Coppo est l'un des plus importants peintres florentins avant Cimabue. Ses chefs-d'œuvre sont les deux grandes peintures de Madones, la « Madonna del Bordone » à Santa Maria dei Servi de Sienne et la Madone de Santa Maria dei Servi à Orvieto. Si son style est fondamentalement byzantin, les éléments du nouveau réalisme toscan et des tentatives d’exprimer la tri-dimentionnalité peuvent cependant être observées dans ses oeuvres.

Dans ce Crucifix, une représentation de l'Ascension et un Christ bénissant se trouvent dans la partie supérieure. A la gauche du bras du crucifié, la Vierge et saint Jean ; à la droite, les femmes se lamentant ; sur le panneau en arrière-plan du corps, l’artiste a représenté 6 scènes de la passion du Christ : l’arrestation, la flagellation, et la préparation de la croix à gauche, le Christ devant les juges, l’outrage au Christ et la déposition de la croix à droite.

Coppo di Marcovaldo : Madone del Bordone. 1261. Tempera sur bois, 225 x 125 cm. Sienne, Santa Maria dei Servi
Coppo di Marcovaldo : Madone del Bordone. 1261. Tempera sur bois, 225 x 125 cm. Sienne, Santa Maria dei Servi

Après la victoire de Monteaperti (4 septembre 1260) des Gibelins (partisans de l’empereur germaniques) de Sienne sur les Guelfes (partisans du Pape) de Florence, les Servites de Sienne (Gibelins ayant fui Florence) commandent à Coppo, fait prisonnier, de réaliser une Madone pour le maître-autel de leur église.

Coppo di Marcovaldo : Madone et enfant. Vers 1265. Panneau de bois, 223 x 135 cm. Orvieto, San Martino dei Servi
Coppo di Marcovaldo : Madone et enfant. Vers 1265. Panneau de bois, 223 x 135 cm. Orvieto, San Martino dei Servi

Coppo suit la représentation traditionnelle byzantine en montrant la Vierge assise sur un trône, couronnée comme Reine du Ciel et tenant sur les genoux le Christ bénissant. Son expression de tristesse est une référence à la passion et à la mort du Christ.

Coppo di Marcovaldo : Mosaïque de la voûte. Florence, Baptistère
Coppo di Marcovaldo : Mosaïque de la voûte. Florence, Baptistère

La critique est d’avis que la voûte de mosaïques du baptistère de Florence a été conçue par le florentin Coppo di Marcovaldo. Cependant, la réalisation de l’œuvre sera principalement confiée à des artistes formés à Venise, qui possèdent un savoir-faire particulier dans ce domaine, comme le mentionne un acte officiel de 1301 qui passe commande à un certain Constantin et à son fils, de Venise, pour travailler sur les mosaïques florentines et d'y inviter d'autres artistes de Venise.

La conception d'ensemble de cette mosaïque suit la structure de l'édifice de forme octogonale, et le mouvement d’ensemble culmine dans la circularité du panneau du Christ du Jugement. Les mosaïques couvrent toute la surface du dôme octogonal en bandes concentriques. Une figure colossale du Christ du jugement domine l’ensemble.

Les représentations permettent de mieux comprendre le style populaire alors en vigueur à Florence : un mélange de roman tardif local et de style néo-byzantin. On y devine les innovations que Giotto avait apportées à la Toscane et à une grande partie de l'Italie.

Coppo di Marcovaldo, contemporain de Cimabue, tente ici, dans un cadre byzantin, une représentation plus réaliste est déjà reconnaissable. De ces tentatives aussi, la peinture florentine du Trecento lui est redevable.

Coppo di Marcovaldo : L’enfer, détail. Mosaïque de la voûte. Florence, Baptistère
Coppo di Marcovaldo : L’enfer, détail. Mosaïque de la voûte. Florence, Baptistère
Coppo di Marcovaldo : Le Christ en majesté. Mosaïque de la voûte. Vers 1300. Florence, Baptistère
Coppo di Marcovaldo : Le Christ en majesté. Mosaïque de la voûte. Vers 1300. Florence, Baptistère


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