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Nazisme: le camp de concentration de Buchenwald (2ième guerre mondiale 1939-1945)

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5.4. Les Français

C’est à Buchenwald que le plus grand nombre de Français a été déporté. Ils sont 26.000 à passer par le camp sur l’ensemble des 85.000 déportés de France entre 1940 et 1944. Les premiers arrivent de Sachsenhausen. Ils furent arrêtés lors des grandes grèves de mai et juin 1941 dans le nord de la France. Le plus grand nombre arrive à partir du 25 juin 1943 : 15 convois vont se suivre jusqu’au 3 octobre 1944.

Les premiers Français de ces convois sont affectés au camp de Dora, qui est encore à cette date un commando de Buchenwald. En juillet 1944, 2.000 Français arrivent de Compiègne. Les SS improvisent pour eux un « camp provisoire » de tentes sans lits, sans couvertures, sans écoulement d’eau, sans latrines… Heureusement que la direction interne du camp veille et rend les conditions d’existences plus supportables en y installant une conduite d’eau et des latrines et en procurant des couvertures.

Buchenwald : L’entrée du camp
Buchenwald : L’entrée du camp

Assez mal perçus au départ en raison de la défaite et de la politique de collaboration du régime Pétain, les Français parviennent peu à peu, surtout à partir de fin 1943, à s’imposer en raison de leur nombre grandissant et de l’action des communistes qui arrivent à établir de bonnes relations avec leurs « camarades » allemands. Rien n’est cependant facile car il y a des courants, des obédiences, des chapelles, des attentistes, des opportunistes… Mais rapidement deux grands courants se dessinent : celui des gaullistes de diverses sensibilités avec Frédéric Manhès et celui des communistes sous l’autorité de Marcel Paul. Les deux mouvements vont finalement constituer le « Comité clandestin des intérêts Français ». Ce comité devra se battre pour se faire reconnaître et éviter les « dénonciateurs » infiltrés, mais saura insuffler à beaucoup de détenus ce qui les sauvera : l’espoir.

« Le sentiment d’abandon et de détresse guettait chacun à un moment ou à un autre. Y succomber, c’était la mort certaine. (…) A ceux qui désespéraient il fallait transmettre la confiance. A ceux qui s’abandonnaient, il fallait redonner courage. A ceux qui capitulaient, il fallait insuffler l’énergie. Ce fut l’esprit de la résistance (…) qui permit le miracle (…). Plusieurs activités clandestines participaient, à des titres divers, au maintien du moral. Parmi celles-ci, l’information »
(Pierre Durand : « Les Français à Buchenwald et à Dora »).
Buchenwald : le mémorial de l’Ettersberg
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