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Strasbourg : la ville au Moyen Age (Alsace)

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4.3. L’époque gothique : XIII-XVè

Le rôle croissant des corporations et des bourgeois
L’architecture
Sculpture
Peinture
Vitrail
Les lettres

4.3.4. Peinture

En dépit des pertes, imprécisions, dispersions, l'illustration de manuscrits alsaciens fournit pour le XIIIè siècle une meilleure base d'appréciation, d'autant que les ensembles importants du vitrail viennent la conforter même si les parentés véritablement personnalisés entre ces deux disciplines demeurent rares.

Pourtant, l'éveil de la peinture aux courants nouveaux, au-delà du « Zackenstil » dont le XIIIè siècle garde longtemps l'empreinte dans le vitrail, s'effectue avec le manuscrit illustré du « Tristan » de Gottfried de Strasbourg conservé à la Staatsbibliothek de Munich (ms. German. 51) : les dessins prennent la mode vestimentaire et les formes expressives de l'atelier de l'Eglise et de la Synagogue, de sculpture donc, et créent un véritable album de la vie courtoise, animé d'un mouvement alerte qui renchérit sur les torsions des corps et des plis du célèbre atelier et fait virevolter les draperies dans un esprit baroque, dégagé de celui, véhément aussi, du Zackenstil. Quelques gémellions aux figures de Vertus et d'allégories (au musée des Arts décoratifs de, Strasbourg, au musée Unterlinden de Colmar) tentent une percée semblable mais demeurent trop tributaires de l'Hortus pour y réussir.

Page du Manuscrit Germain 51 du Tristant de la Staatsbibliothek de Munich
Page du Manuscrit Germain 51 du Tristant de la Staatsbibliothek de Munich

Au XIVè siècle, la peinture de manuscrits est essentiellement documentée par trois ouvrages de nature très diverse, tous strasbourgeois :

  • Le « Mémorial de Saint-Jean à l’Ile Verte », couvent fort adonné à la vie mystique, et où se retira le banquier piétiste Rulman Merswin ;
  • La « Vita Suso », des environs de 1360, recueil de piété comme l'indique son titre (B.N.U. Strasbourg), mais dont l'illustration livre une imagerie d'un niveau artistique assez moyen, très significatif cependant du style de l'époque.
  • L'élévation sur parchemin de plus de 3 mètres de haut de la façade occidentale de la cathédrale, issu de l'atelier du maître d'œuvre Michel (Parler) de Fribourg, fils de Jean de Gmünd, et situé entre 1360 et 1380. Cet ouvrage d'architecture présente le programme iconographique de la galerie qui devait former vers 1360 le couronnement du corps médian de la façade au-dessus de la grande rose, et celui de l'étage entre les tours érigées à la suite pour combler l'espace d'entre-deux et y suspendre les cloches de la Ville.
  • Strasbourg, cathédrale : le « plan A ». Dessin, Musée de l’œuvre Notre Dame
    Strasbourg, cathédrale : le « plan A ». Dessin, Musée de l’œuvre Notre Dame

Quant à la peinture murale, L'ancienne église des Dominicains de Strasbourg, détruite en 1870 conservait une Crucifixion des alentours de 1300, dont une copie est détenue par le Service des Monuments Historiques, d'une incontestable élégance d'écriture, sans doute d’inspiration « colognaise ».

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