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Le camp de concentration de Plaszow

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6. Témoignages : Amon Göth

Amon Leopold Göth prend personnellement part au traitement brutal des prisonniers juifs. Voici un exemple parmi des centaines, comme en témoigne de Henryk Bloch:

« C'était par un beau jour chaud de juin ou de juillet. Un Allemand trouve du pain et un peu d’autre nourriture. Il nous a ordonne d’attendre, car il a doit prévenir son chef. Il fait son rapport et Göth vient vers nous. Une fouille systématique est ordonnée, et nous sommes obligés de poser devant nous tout ce que nous possédons. Nous nous sommes exécutés, tous en jetant loin tout ce que nous pouvions, de sorte à n’avoir devant soi que le minimum.

La garde ukrainienne nous a entourés. Göth a demandé qu’on lui apporte des fouets qu’il conservait dans sa maison. Puis la séance de fouettage a débuté. C’est Göth lui même qui s’en est chargé, à l'aide de fouets aux longues lanières en cuir mais également un fouet plus lourd... Göth n’était pas armé et portait une chemise en soie ainsi qu’une sorte de chemisier par dessus son épaule…

Il nous a promis de faire exécuter un groupe entier de 30 personnes si nous ne révélions pas d'où venait l'argent pour la nourriture, d’où provenait cette dernière, où elle avait été achetée et comment nous étions entrés en contact avec la population extérieure du camp.

Frappant au hasard, il a pris le fusil de Kunde, l’a chargé, et a commencé à tirer sur nous sans viser… Puis il nous a fait placer sur 3 rangs de 10 et a recommencé à tirer. Je me tenais dans la première rangée de dix. Le premier projectile m’a traversé la main, a frappé et touché la tête de l'homme se tenant à côté de moi et s’est logée dans le cou d'un troisième homme. Il a tiré une seconde fois en visant mieux et cette fois a tué un des 30. Il nous a alors battus avec la crosse du fusil car il n’avait plus de munitions pour cette arme. Puis il a jeté le fusil et a ordonné à son second de nous battre… »

Il partit déjeuner. Nous fûmes alors dirigés vers l’arrière du camp, là où se trouvait sa maison.On apporta deux tables et de seaux d’eau. Ils commencèrent alors à nous battre à même la peau. Göth avait ordonné de donner 100 coups à chaque détenu, mais chacun eut droit à plus de 200, voire à 300 coups. Chaque détenu devait compter à voix haute, et s’il se trompait, il devait recommencer depuis le début. Nous ne fûmes pas seulement battu par un seul, mais ils se relayaient, car un seul homme était vite épuisé par 100 coups donnés avec force… Ainsi le fouet passa de main de SS à main de SS… Il était impossible de compter correctement ; on faisait des fautes, et les coups recommençaient depuis le début. Ainsi la torture continuait et continuait… Les tables étaient rouges de sang ; chaque coup signifiait une nouvelle entaille dans la chair. Le détenu qui pouvait descendre de la table n’était plus qu’un e masse de chair ensanglantée et devait encore annoncer « J’ai supporté ma punition ! »

« Un homme hurlait terriblement lors de la punition. Göth lui ordonna de faire moins de bruit et de compter. Mais l’homme ne se calma point… Göth s’approcha de lui, prit une demi brique qui traînait par terre, se dirigea vers la table et lui fracassa le crâne. On continua à le fouetter, à lui lancer de seaux d’eau et derechef à le fouetter. Dégoulinant de sang et le crâne fendu, l’homme se releva de la table, se rapprocha de Göth pour faire son annonce.qu’il avait bien supporté sa punition. On lui ordonna de partir. L’homme se retourna ; Göth sortit son pistolet et l’abattit d’une balle dans la nuque…

Henryk Mandel, un autre témoin, poursuit :

« Lorsque tous furent fouettés, ce qui avait duré de midi à 15 heures, nous fumes tous ramenés au poste de police. Là, Göth fit chercher de médecins du camp. Nous n’avions pas le droit de nous rendre à l’infirmerie. Aussi bien, pratiquement tous ceux du groupe moururent à Plaszow. Les plaies ne guérirent pas La chair était infectée en permanence, elle pourrissait sur nous pendant que nous étions encore vivants ! »…

Léon Leser, un mécanicien, raconte durant son procès :

« Il y avait un ghetto « A », pour ceux qui travaillaient et un ghetto « B » pour les inactifs. Göth ordonna à tous les juifs du travail de se rendre au Ghetto « B » et de se former par groupe de travail sur la place de Magdebourg. Chaque groupe avait un panneau avec le nom de son atelier. Göth sélectionna alors un groupe de 300 personnes pour former une colonne de nettoyage…

A ce moment arriva la fiancée d’un juif ; son nom était Batista ; elle s’approcha de Göth et le pria de lui permettre de rester aux côtés de son fiancé. Göth refusa. Elle insista. Göth lui ordonna alors de se retourner et lui tira une balle dans la tête. Elle tomba morte. Göth continua sont tri et sélectionna ceux qui devaient se rendre à Plaszow… »

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