Le camp de concentration de Oranienbourg - Sachsenhausen
5.3. Kommandos de femmes
Des femmes déportées, et parmi elles des Françaises, sont immatriculées au camp des hommes de Sachsenhausen pendant la dernière année de la guerre. C'est au printemps de 1944 que, pour les besoins croissants des usines d'armement de la région berlinoise, les nazis font appel à des détenues provenant du camp de Ravensbrück. Elles sont isolées dans des kommandos extérieurs, qui sont autant de petits camps à part près des usines où elles sont condamnées à travailler. Dans ces kommandos, l'organisation particulière des camps de femmes est maintenue avec les surveillantes SS (« Aufseherinnen ») et les détenues chefs de Blocks (« Blokowas »). Les exactions sont les mêmes qu'à Ravensbrück.
À Auer, « ...les punitions collectives pleuvent. Pour un lit mal fait, des WC sales, la soupe de midi est supprimée. On nous rebat les oreilles avec la propreté, l'hygiène, mais dans chaque Block il n'y a qu'une douzaine de robinets pour deux cent quarante femmes et l'eau ne coule qu'une heure par jour. »
Voici ces kommandos de femmes :
- Oranienbourg : Auer Werke, fabrique de masques à gaz : 1.800 détenues venues de Ravensbrück ;
- Berlin Haselhorst : Siemens: 1.000 femmes ;
- Berlin Genshagen : Daimler Benz : 1.100 femmes ;
- Berlin Oberspree : AEG: 700 femmes ;
- Wittenberg : Arado : 200 femmes ;
- Berlin Neunkölln : Krupp : 500 femmes ;
- Berlin Spandau : 100 femmes ;
- Berlin Schönholz : Argus : 800 femmes ;
- Glöwen: Dynamit AG : 500 femmes.
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