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Auschwitz, camp de concentration nazi

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5. Auschwitz II Birkenau

Histoire
Description
Les conditions de vie
La « Sonderbehandlung »

5.2. Description

A une distance de 3 Km environ du camp principal se trouve le KL Auschwitz II - Birkenau- construit près du village de Brzezinka. Birkenau occupe une surface de 175ha sur lesquels il y a plus de 300 baraques (Seuls 45 baraquements en briques et 22 en bois sont aujourd’hui restés intacts).

Auschwitz Birkenau : plan général du camp
Auschwitz Birkenau : plan général du camp

Le camp de Birkenau est divisé en plusieurs zones et secteurs (B I, B II,B III) qui constituent des camps à part.

  • Le camp des hommes ;
  • Le camp des femmes ;
  • Le camp de la quarantaine ;
  • le camp pour familles de Teresin (Theresienstadt) ;
  • Le camp de juives hongroises ;
  • Le camp des Tziganes ;
  • Le « Mexique » ;
  • le « Kanada ».

Les installations qui vont servir à l'extermination comportent :

  • quatre Krematorium (morgues-chambres à gaz « Leichenkeller » et fours crématoires) ;
  • deux chambres à gaz « provisoires » situées dans des fermes des paysans et adaptées ;
  • des fosses et des bûchers d'incinération.

5.2.1. Le camp des hommes et le camp des femmes « B Ia » - « B Ib »

Jusqu’en août 1942 n’est construit que le secteur « B I » (pour « Bauabschnitt ») comportant deux camps distincts, B Ia et B Ib. Le camp B ;Ib, destiné aux hommes, fonctionne à partir de mars 1942 comme filiale di Stammlager alors qu’au même moment est créée la première section des femmes au Stammlager : le camp des hommes est divisé en deux par un mur de 2m de haut. Les premières femmes sont 999 détenues de Ravensbrück. Mais le 16 août ce camp est dissout et on transfère la section des femmes du Stammlager au camp B Ia où est créé le camp de concentration des femmes (« Frauenkonzertrationslager »). C’est à ce moment que commence l’extermination massive de femmes : des 12 00 déportées du camp des femmes, 4 000 sont encore gazée à Auschwitz I et les autres transférées à Birkenau. Ce premier camp des femmes de Birkenau est rapidement rempli et il faut faire de la place dans le camp des hommes. En 1944 il faut encore l’agrandir.

Auschwitz-Birkenau: les latrines du camp des femmes
Auschwitz-Birkenau: les latrines du camp des femmes

Comme il y a peu de détenues politiques allemandes, leur place dans l’encadrement du camp est peu importante. Cette tâche est confiée à des prostituée.jpg| allemandes… et à quelques Juives, ce qui constitue une exception notable, les Juifs, Tziganes et Slaves étant considérées comme des « Untermenschen », des sous-hommes…

Les femmes souffrent plus que les hommes au camp : baraques surpeuplées, pas d’installations sanitaires, appels éternels et chicaneries continuelles de la part des SS et des « Aufseherinnen ». Ces dernières ne sont pas en reste en matière de cruauté par rapports à leurs collègues hommes. Il y a même une certaine concurrence dans ce domaine. Marie Mandel, qui participe régulièrement aux sélections, est particulièrement redoutée.

Auschwitz-Birkenau : le camp des femmes
Auschwitz-Birkenau : le camp des femmes

Physiquement, les femmes atteignent le stade du « Musulmanisme » plus rapidement que les hommes. L’espérance de vie d’une femme y est de moitié plus courte que celle d’un homme.

Les conditions de vie ne sont à peu près supportables que dans les bons kommandos : cuisine, atelier de couture, service du commandant du camp et des gradés, « secrétaire » dans les services administratifs… Toutes les autres femmes sont réduites aux mêmes conditions que les hommes au travail. Les prostituées allemandes peuvent aussi travailler au bordel du Stammlager (Etage I du Block 24) qui est à la disposition des « fonctionnaires aryens » du camp… Quelques SS outrepassent l’interdit absolu et les strictes lois de la Race et ont des relations intimes avec certaines de ces femmes. Jeu dangereux qui apporte aux femmes quelques avantages, mais qui, si le SS est soupçonné, signifie pour elles irrémédiablement la mort, leurs amants n’hésitant pas à les liquider.

Auschwitz-Birkenau: intérieur d’une baraque en pierre. Les châlis
Auschwitz-Birkenau: intérieur d'une baraque en pierre. Les châlis

Beaucoup de femmes servent aussi aux fameuses expériences médicales… avant tout de la part du Dr Schumann (stérilisation par rayons), du Dr Clauberg (stérilisation par moyens chimiques, fécondations artificielles, castration des hommes…) et du Dr Mengele (recherches sur les jumeaux, travaux raciaux sur les Tziganes et les personnes atteintes de nanisme…)

Auschwitz-Birkenau : châlit d’une barque du camp des femmes
Auschwitz-Birkenau : châlit d’une barque du camp des femmes

5.2.2. Le camp de quarantaine « B IIa »

Théoriquement, l’isolement en quarantaine sert à éviter toute épidémie. En fait, sont objectif unique est de casser et de briser toute résistance psychologique, mentale et morale du nouvel arrivé. Personne ne l’informe de ce qu’il doit faire et de ce qu’il ne doit pas faire. Il n’existe aucun règlement écrit, la seule loi étant celle de la jungle. Les S.S. y organisent presque tous les jours une vraie « chasse » aux détenus.

Auschwitz-Birkenau : intérieur d’une baraque de type "écurie"
Auschwitz-Birkenau : intérieur d'une baraque de type "écurie"

Celui qui ne comprend pas, ou ne veut pas comprendre ces nouvelles conditions de vie, est roué de coups ou simplement abattu, servant d’exemple aux autres. Les installations rudimentaires, la surpopulation, la saleté, l’absence totale d’hygiène personnelle et d’intimité, la terreur permanente, la faim volontairement provoquée (les détenus du camp de quarantaine ont moins à manger que les autres), la découverte des installations de mise à mort massive détruisent rapidement les plus solides constitutions psychiques. Il n’est dès lors pas étonnant que la mortalité dans le camp de quarantaine soit extrêmement élevée. Celui qui en réchappe est condamné, soit à devenir un « Musulman », soit à devenir un loup pour survivre.

Dans le camp de quarantaine passent aussi les quelques « détenus à rééduquer » (« Erziehungshäftling »), qui sont théoriquement libérés après les 56 jours de camp qu’il ont à effectuer. Cette dernière épreuve est terrible pour eux : qui n’est pas en bonne santé n’est pas libéré et reste en quarantaine jusqu’à ce que les médecins le jugent en bonne santé… Très peu vivront leur libération

5.2.3. Le camp familial de Theresienstadt « B IIb »

Pendant 6 mois environ, une partie du camp est « traitée » comme un ghetto. Le 8 septembre 1943, deux transports amènent 5 006 Juifs Tchèques du camp-ghetto de Theresienstadt. Il n’y a pas de sélection et les juifs sont internés dans une partie spécialement aménagée du camp de quarantaine de Birekenau. Hommes, femmes et enfants y logent dans des blocks séparés, mais peuvent y circuler librement, et les liens sociaux y sont maintenus. Ils sont enregistrés dans le camp sous le sigle « SB – sechs Monate », ce qui signifie « Traitement spécial (Sonderbehandlung) - 6 mois » : en clair : ils seront gazés sous six mois. En maintenant le système du ghetto, les SS leur donnent l’illusion qu’ils restent des détenus « à part » et qu’ils pourront sans doute survivre…

Ces juifs du « camp familial de Theresienstadt » ne sont pas versés dans les kommandos de travail, peuvent recevoir des paquets de Theresienstadt et ont le droit de correspondre… Ces conditions un peu plus douces n’empêchent pas 1 140 d’entre eux de mourir en l’espace de 6 mois… et quand le terme fatal est atteint, les survivants sont emmenés dans la chambre à gaz.

Ce subterfuge de SS doit rassurer les internés de Theresienstadt sur le sort de leurs congénères à Birkenau, mais lorsque la Croix Rouge eut visité « avec succès » le ghetto de Theresienstadt, les SS interdirent l’envoi de paquets. Le camp familial de Theresienstadt est liquidé fin juin 1944 après que les derniers transports venant de la ville-ghetto eurent été gazés.

5.2.4. Le camp des juifs hongrois « B IIc »

Les juifs hongrois ne sont pas inquiétés outre mesure jusqu’à ce que les nazis entrent en Hongrie et y forment un nouveau gouvernement le 19 mars 1944. Leur sort est immédiatement scellé et leur destin s’accomplit avec une rapidité foudroyante. Internés dans des camps de transit et des ghettos, 437 402 Juifs hongrois sont acheminés du 29 avril au 9 juillet 1944 à Auschwitz, avant que la pression des pays neutres et du Vatican ainsi que la menace d’un conflit entre Horty et les Allemands ne fassent cesser la déportation massive. Quelques centaines de Juifs seront encore déportés en août.

Avant l’arrivé des convois, les SS entreprennent à Birkenau de grands travaux : les crématoires sont « révisés » et leur rendement amélioré, les fours réaménagés et les cheminées renforcées. Des fosses sont creusées et le nombre des membres des « Sonderkommandos » notablement augmenté.

Auschwitz-Birkenau : baraque en bois de type « Pferdestall »
Auschwitz-Birkenau : baraque en bois de type « Pferdestall »

Le voyage de Hongrie à Auschwitz dure environ 4 jours, dans des wagons surchargés où l’air manque, sans eau, sans nourriture. Beaucoup, surtout des enfants, des malades et des vieillards, n’arrivent pas vivants. Comme les convois sont nombreux, beaucoup de personnes sont parquées dans « le camp des Hongrois », spécialement aménagé, en attendant la chambre à gaz.

Le rythme des mises à mort est tel que bientôt les crématoires ne suivent plus. On atteint alors le comble de l’horreur : les monceaux de corps qui s’accumulent sont placés sur des immenses bûchers aménagés dans les fosses et brûlés. Pour accélérer la crémation, les SS font creuser des fossés le long des bûcher : la graisse des corps qui se consument y est récupérée et reversée sur le bûcher afin d’accélérer encore l’incinération. Quelques femmes et quelques enfants seront jetés vifs dans cette fournaise par des SS particulièrement sadiques…

Pour rassurer les amis et la population hongroise qui s’étonnent de voir disparaître un si grand nombre de concitoyens en si peu de temps, les nouveaux arrivés au camp sont obligés d’écrire une carte postale avec ces mots laconiques « Es geht mir gut », « Je me porte bien », l’adresse d’expédition étant « Camp de travail de Waldsee », suprême fantaisie SS. Même ceux qui sont directement gazés doivent écrire cette carte dans la salle de déshabillage de la chambre à gaz…

5.2.5. Le camp des Tziganes « B IIe »

Le 16 décembre 1942, Himmler ordonne l’internement de tous les Tziganes, destinés, tout comme les Juifs, à l’extermination.

Le premier transport arrive à Auschwitz le 26 février 1943, et les Tziganes sont internés sans sélection dans un camp familial spécial de Birkenau. Ce sont pour l’essentiel des Tziganes de toute l’Europe centrale. Ils seront rejoints par quelques Tziganes servant dans le Wehrmacht…

Quelques transports venant de l’Est sont directement dirigés dans leur totalité vers les chambres à gaz… pour prévenir toute épidémie.

Les SS promettent systématiquement aux Tziganes qu’ils ne sont que de passage et qu’on leur prépare de nouveaux territoires de vie à l’Est… Mais les conditions de vie au camp sont si effrayantes et les mauvais traitements si terribles de la part des autres détenus allemands, que la majorité des Tziganes meurent à l’intérieur même du camp. Lorsque le typhus exanthématique se déclare dans le camp des Tziganes, les SS liquident dans la chambre à gaz deux blocks entiers du camp, pour « éviter la propagation de l’épidémie ».

Au printemps 1944, les SS liquident le camp : les Tziganes, hommes et femmes, capables de travailler sont envoyés au travail en Allemagne. Le reste (2 897 personnes) est gazé le soir du 2 août 1944 après une visite de Himmler, dont Höss fait mention dans son témoignage : « Je lui fis faire un tour d’inspection détaillée dans le camp des tziganes. Il put tout voir ; les baraques remplies à éclater, les conditions sanitaires insuffisantes, l’infirmerie regorgeant de malades. Il put voir les enfants atteints de « noma », affreuse épidémie infantile qui me faisait penser aux lépreux de Palestine. Il put voir ces petits corps décharnés, ces joues si creusées qu’elles en devenaient translucides, le lent pourrissement de ces corps vivants. » (Affidavit de Höss)

Auschwitz-Birkenau : intérieur d’une baraque de type « écurie »
Auschwitz-Birkenau : intérieur d'une baraque de type « écurie »

5.2.6. Le « Mexique » « B III »

Dans la dernière période de la guerre, l’industrie d’armement réclame de plus en plus de bras. Aussi, lorsqu’arrivent les convois à Birkenau, tous ceux qui ne sont pas sélectionnés pour la chambre à gaz sont destinés au travail et parqué dans le camp appelé « Mexique ». C’est dans ce camp, encore en cours de construction, que les détenus attendent d’être envoyés dans un camp de travail du Reich. Comme ils ne doivent pas rester dans le camp, ils ne sont pas immatriculés.

Mais les conditions de survie sont identiques à celle du camp des femmes ou des Tziganes : manque total d’installations sanitaire et d’eau, de nourriture, de vêtements, de couvertures. La mortalité devient rapidement effrayante.

Les SS finissent par distribuer des couvertures tirées du Kanada, qui servent à vêtir les détenus. Comme ceux-ci errent dans le camp, vêtus de ces couvertures de toutes les couleurs, le camp prend dans le jargon des détenus le nom de « Mexique ».

5.2.7. Le « Kanada »

Le « Kanada » constitue le dépôt de tous les effets (objets de valeur ou effets quotidiens) pris aux détenus. Directement amenés da la rampe ou des chambres de déshabillage, ces effets sont triés, emballés et expédiés dans le Reich. Les détenus de ce kommado le nomment « Kanada », car le Canada est pour eux symbole de richesse et de bien être.

Auschwitz-Birkenau : le « Canada 
Auschwitz-Birkenau : le « Canada 

Jusqu’à l’automne 1944, 2 000 kilos d’or sont fondus, provenant pour l’essentiel des dents prélevées sur les cadavres. Pierres précieuses, argent, valeurs et autres objets précieux par caisses entières sont amassées dans le Kanada. Sans compter les montagnes de vêtements, sacs en cuir, chaussures, lunettes, stylos, briquets… ni les tonnes de cheveux qui finissent dans les interstices des coques des U-Boote, dans les coussins ou dans certains vêtements allemands…

Auschwitz-Birkenau : le Kanada : tas de chaussures
Auschwitz-Birkenau : le Kanada : tas de chaussures

Lors de la libération, les Soviétiques découvrent 836 525 vêtements féminins, 348 820 vêtements masculins, 43 525 paires de chaussures et un nombre incroyable de brosse à dent, miroirs et autres effets personnels. Il y a aussi 460 prothèses et 7 tonnes de cheveux humains, achetés 50 pfennig/kilo par la société allemande « Alex Zink » établie en Bavière.

Auschwitz-Birkenau : chaussures au Canada
Auschwitz-Birkenau : chaussures au Canada

Le Kanada est aussi une source d’enrichissement personnel pour les cadres SS qui viennent abondamment y puiser… De leur côté, il permet aux détenus « d’organiser » pour survivre : les détenus affecté au kommando Kanada chargé de trier les effets arrivent à « approvisionner » le camp en aliments, vêtements, chaussures, alcool, cigarettes ou autres objets utiles, qu’il réussissent, au péril de leur vie, à soustraire à la vigilance de leurs surveillants. Et il est vrai que seuls ont réussi à survivre, ou à vivre plus longtemps, ceux qui réussissent à « organiser » ou ceux qui, par des chemins de traverse, peuvent accéder au « Kanada »…

Auschwitz-Birkenau : le Kanada : cheveux de femmes
Auschwitz-Birkenau : le Kanada : cheveux de femmes

5.2.8. Les « Bunker I et II » et les « Krematoriums II, III, IV et V »

Au printemps 1942, deux maisons paysannes sont transformées en chambres à gaz provisoires à côté du camp de Birkenau. Elles sont connues sous le nom de « Bunker I » et « Bunker II ».

  • Le « Bunker I », composé de deux salles hermétiques, est opérationnel de janvier 1942 à la fin de la guerre.
  • Le « Bunker II », composé de quatre salles, devient superflu au printemps 1943, mais reste en activité jusqu'à l'automne 1944, quand les autres chambres à gaz ne peuvent plus suivre le rythme accéléré des exterminations dû à l’arrivée massive des Juifs des ghettos et des Juifs de Hongrie.
Auschwitz Birkenau : plan de situation du « Bunker II » ou « Maison blanche »
Auschwitz Birkenau : plan de situation du « Bunker II » ou « Maison blanche »
Auschwitz Birkenau : élévation de la façade sud-est du « Bunker II »
Auschwitz Birkenau : élévation de la façade sud-est du « Bunker II »
Les victimes gazées dans les deux bunkers se déshabillent dans des baraques en bois voisines. Après gazage, les corps sont évacués et brûlés à l'air libre. Entre janvier 1942 et mars 1943, 175 000 juifs y sont exterminés, dont 105 000 entre janvier et mars 1943.

Auschwitz Birkenau : les ruines du « Bunker II » ou « Maison Blanche »
Auschwitz Birkenau : les ruines du « Bunker II » ou « Maison Blanche »

Les deux paires de chambres à gaz sont « KII » et « KIII », ainsi que « KIV » et « KV ». La première ouvre le 31 mars 1943, la dernière le 4 avril 1943. La surface totale de ces chambres à gaz est de 2 255 mètres carrés et leur capacité totale de 4 416 personnes.Les victimes doivent se déshabillent dans un vestiaire puis sont poussées dans les chambres à gaz. La mort survient après 15 à 20 minutes (montée en température à 27° de la pièce et action des gaz). Dans les chambres à gaz « KII » et « KIII », le gazage est fait dans des salles souterraines, et les corps sont transférés aux 5 fours par un ascenseur électrique. Avant la crémation, les dents en or sont arrachées et tous les bijoux enlevés (alliances, bagues, etc...)

Auschwitz Birkenau : Plan du K II ou Krématorium II
Auschwitz Birkenau : Plan du K II ou Krématorium II
Auschwitz Birkenau : Plan - coupe du K II ou Krématorium II
Auschwitz Birkenau : Plan - coupe du K II ou Krématorium II
Auschwitz Birkenau : Plan du K III ou Krématorium III d’après David Olère
Auschwitz Birkenau : Plan du K III ou Krématorium III d’après David Olère
Auschwitz Birkenau : coupe du K III ou Krématorium III d’après David Olère
Auschwitz Birkenau : coupe du K III ou Krématorium III d’après David Olère

Les chambres à « KIV » et « KV » sont situées au même niveau que les crématoires, mais ceux-ci sont si mal conçus et leur usage si intensif qu'ils tombent fréquemment en panne et sont finalement abandonnés. Les corps sont alors brûlés à l'air libre, comme en 1943. Les « Sonderkommandos » juifs, équipes chargées de la crémation des corps, sont régulièrement éliminés par les SS.

Auschwitz Birkenau : Plan du K V ou Krématorium V
Auschwitz Birkenau : Plan du K V ou Krématorium V

Selon un document allemand original, daté du 28 juin 1943, 4 416 corps par jour pouvaient être incinérés. Le temps manquant aux SS pour brûler dans les fours la quantité énorme de cadavres, ils sont obligés de les incinérer tantôt derrière les crématoires, tantôt sur les bûchers dressés dans un bois voisin. Non loin du crématoire IV se trouve un étang. C’est là qu’aboutit la voie étroite qui part des crématoires IV et V et qui sert au transport des cendres humaines jetées dans l’étang. Le plus grand rendement de victimes gazées et incinérées est obtenu en 1944 pendant l’extermination des juifs de Hongrie : certains jours, on atteint le nombre de 24 000 victimes gazées et englouties dans les fours et fosses de crémation !

Auschwitz-Birkenau : le K III, d’après David Olère
Auschwitz-Birkenau : le K III, d’après David Olère

Le crématoire IV a été partiellement détruit lors de la révolte des prisonniers juifs du Sonderkommando le 7 octobre 1944.



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