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Auschwitz, camp de concentration nazi

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2. Histoire

Le choix du camp
L’aménagement du Stammlager
La création de la zone économique
Les premières exterminations massives
L’ouverture de Birkenau – Auschwitz II. Les Bunkers I et II
La mort industrielle
Réaménagements et restructurations
1944 : l’été meurtrier
La fin

Auschwitz : plan de situation générale des trois camps
Auschwitz : plan de situation générale des trois camps

Auschwitz est en fait un complexe concentrationnaire constitué de trois camps : Auschwitz I « Stammlager », camp principal ; Auschwitz II, ou Birkenau, ouvert le 8 octobre 1941 en tant que camp d'extermination ; Auschwitz III ou Monowitz, ouvert le 31 mai 1942 en tant que camp de travail. Chaque camp possède ses propres kommandos extérieurs.

Auschwitz I et est installé dans les bâtiments d’une ancienne caserne polonaise. Birkenau (Brzezinka) se situe à 4km du Stammlager et comporte plusieurs secteurs de camps, une rampe de chemins de fer, 4 ensembles chambres à gaz – crématoires et d’immenses entrepôts. Auschwitz III fournit de la main d'oeuvre gratuite au complexe industriel IG Farben qui produit du caoutchouc synthétique (Buna).

2.1. Le choix du camp

Von Dem Bach Zelewski
Von Dem Bach Zelewski

En décembre 1939, face aux prisons trop pleines et à la résistance active des Polonais de Haute Silésie et du Gouvernement Général, le SS Oberführer Arpad Wigand, subordonné de Von dem Bach Zelewski, alors Höhere SS-und Polizeiführer Südost,.et chef de la police de sécurité et du SD de Breslau propose à ses supérieurs d'aménager un camp de concentration dans les casernes de l'armée Polonaise à Oswiecim que l'on peut immédiatement utiliser et que l’on peut en outre agrandir facilement et discrètement, les casernes se trouvant à l’extérieur du territoire « cohérent » de la cité. Atout supplémentaire, Oswiecim se situe à un carrefour de communication intéressant entre la Silésie, le Gouvernement général, la Tchécoslovaquie et l'Autriche.

Richard Glücks, un des hauts responsables de la machine SS
Richard Glücks, un des hauts responsables de la machine SS

En janvier 1940, L'inspecteur général des Camps, le SS Oberführer Richard Glücks envoie à Oswiecim une commission présidée par le SS Sturmbannführer Walter Eisfeld, alors Schutzhaftlagerführer du camp de concentration KL Oranienbourg Sachsenhausen. Mais l’avis de la commission est défavorable. Fin du mois, le 25, un rapport de Von dem Bach Zelewski contredit les travaux de la commission et soutient le projet Wigant. Sur ces entrefaites, le 1 février 1940, Himmler ordonne une seconde enquête sur divers sites : Welzheim, le camp de transit de Kislau, le camp de Frauenberg près d'Admont (Vallée de l'Enns en Autriche) et le camp de Sosnowiec.

Le 21 février 1940, Glücks se range finalement à l’avis de Wigand et informe Himmler que les casernes d'Oswiecim conviendraient à condition cependant de les aménager, d'y ajouter un camp transitaire de quarantaine pour 10 000 prisonniers de guerre polonais, et naturellement que la Wehrmacht, propriétaire de la caserne, soit prête à céder le site aux SS. Le 8 avril 1940, le général d’aviation Halm donne son accord pour louer les casernes d'Oswiecim aux SS. Le 27, Himmler donne son accord définitif et ordonne l'aménagement et l'agrandissement du « camp de concentration » d'Oswiecim. Il y dépêche le SS Hauptsturmführer Rudolf Höss pour superviser les travaux sur le site. Le 4 mai, Rudolf Höss est nommé officiellement chef du KL Auschwitz.

Auschwitz I : entrée du Stammlager avec l’inscription : « Arbeit macht frei », « le travail rend libre »
Auschwitz I : entrée du Stammlager avec l’inscription : « Arbeit macht frei », « le travail rend libre »
Heinrich <a class=Himmler avec l’insigne du parti nazi'>
Heinrich Himmler avec l’insigne du parti nazi
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Himmler et Höss
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