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Les Cathares – La croisade contre les Albigeois

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2. Le Languedoc historique

Les origines
Les vicissitudes médiévales

Le Languedoc est une des provinces les plus marquées par l'histoire. Son nom même est tiré de la langue qu’ont parlée, pendant des siècles, ses habitants.

Cette région est successivement la Narbonnaise Romaine, le Comté de Toulouse des Raimond, la Généralité du Haut et Bas Languedoc de l'Ancien Régime. Et si 1789 a supprimé administrativement la province en la divisant en 8 départements, la personnalité languedocienne n’en subsiste pas moins au XIXè sous la forme d'un certain conservatisme économique (Primauté de l'agriculture et faiblesse de l'industrialisation).

2.1. Les origines

2.1.1. Les premiers hommes

La région est riche en sites paléolithiques et possède un des habitats les plus importants de l’époque préhistorique : Tautavel ( 450.000 ans). Deux grands types d'occupants se succèdent au Paléolithique et au Néolithique : D'abord les collecteurs de fruits et baies ainsi que les chasseurs (1 million d'années), correspondant a l'Acheuléen puis à l'humanité Néandertalienne qui disparaît entre 35.000 et 30.000.

Puis apparaît Homo Sapiens : il vit dans des cavernes en ces temps très froids et donne des chefs d'oeuvre dans les grottes peintes (Niaux dans l'Ariège, grottes du canyon de l'Ardèche). Vers 8.000 le climat s'atténue et apparaissent des pasteurs et des paysans (Céramiques) et au cours du IIIè millénaire les genres de vie et habitat se diversifient : le Languedoc méditerranéen est plus pastoral, le Languedoc aquitain plus paysan. Cette division persiste jusqu'au début du premier âge da fer (VIIIè) avec la culture « Des champs d'Urnes » (agriculteurs sédentaires des plaines et des vallées) et celle « Des tumuli » (Pasteurs des plateaux errant le long des itinéraires de transhumance, jalonnés de dolmens par leurs prédécesseurs).

2.1.2. LÂ’implantation commerciale grecque

La fondation de Marseille par les Grecs de Phocée vers 680 avant JC. entraîne en Languedoc l'afflux de marchandises helléniques et la fondation d'Agde (Agathè). Le commerce grec, ses poteries et ses monnaies, vivifie la région. Un type d'agglomération se développe, celui des « Oppida », dont Elne dans l'Hérault est l’exemple le plus caractéristique. Ces acropoles, outre leurs vertus défensives, permettent aux indigènes (appelés tantôt Ligures, tantôt Ibères) de surveiller les mouvements des commerçants étrangers et de demeurer maîtres des voies terrestres et maritimes, notamment la route aquitaine de l'étain, si importante à l'époque. Plus tard, entre le IIIè et le Ier siècle avant JC, les colonies de Grande Grèce et de Sicile, particulièrement la Campanie, prennent le relais de la Grèce proprement dite, de telle manière que la romanisation est la suite directe et le complémentaire de l'hellénisation qui la prépara.

2.1.3. La colonisation romaine

La conquête du Languedoc par les Romains a lieu vers 123-121 avant JC. C’est en réalité une promenade militaire entre Rhône, Pyrénées et Garonne, jusqu'à Toulouse où le consul Cnéius Domitius Ahenobarbus installe une garnison. Si l'archéologie permet de déceler certaines destructions, comme à Ensérune, celles-ci peuvent aussi bien s’expliquer par une résistance aux Romains que par le passage des Cimbres.

En tout cas, Domitius s'attarde plusieurs années dans la région afin d'en assurer la romanisation. Son fils crée, en 118 avant JC. la colonie de Narbonne, tandis que lui-même organise la via Domitia, qui va constituer peur toujours l'axe vital du Languedoc. La nouvelle province, après des débuts difficiles et la révolte des Volques Tectosages de Toulouse, profite bien vite des bienfaits de la paix romaine. Auguste vient à plusieurs reprises dans ce qu'il appelle la « province Narbonnaise ». De nombreuses colonies sont fondées : Béziers (Beaterrae), Lodève (Luteva), Pézenas, Toulouse (Tolosa), Carcassonne (Carcaso), Nîmes (Nemausus)… Hadrien séjourne dans la province et fait élever à Nîmes une somptueuse basilique à la mémoire de Platina, veuve de Trajan : Nîmes va d'ailleurs donner à Rome un de ses empereurs, Antonin le Pieux (138161). Le meilleur témoignage de la romanisation du Languedoc est son urbanisation, avec le développement de ses grandes cités, de leurs magnifiques monuments, dont subsistent encore aujourd'hui le célèbre pont du Gard, la Maison Carrée et les grandioses arènes de Nîmes. Le port de Narbonne est alors, selon Diodore de Sicile, le « plus grand marché » du Midi gaulois, tandis que Toulouse, si l'on en croit Pomponius Mela, est devenue la ville la plus prospère de la Narbonnaise.

2.1.4. La décadence du Bas-Empire et les royaumes barbares

Malheureusement, à partir du IIIè, les invasions barbares (Vandales, Wisigoths) entraînent une anarchie générale, que le christianisme naissant s'efforce en vain d'atténuer. Partout, les villes déclinent et les ruraux retrouvent les modes d'existence qui étaient ceux de la Préhistoire. Au Vè, les Wisigoths font de Toulouse la capitale éphémère de leur royaume ; ce dernier est en partie conquis par les Francs, et le Languedoc est partagé entre ces deux peuples.

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