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Les Cathares – La croisade contre les Albigeois

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4. La croisade contre les Albigeois

Introduction
Antécédents
La croisade : 1209-1229
Les derniers soubresauts des « hérétiques » : 1230-1244
La résistance cathare et l’Inquisition
Monségur, Qéribus
Bilan

4.2. Antécédents

4.2.1. L’échec des conversions pacifiques

Depuis le milieu du XIIè, l'hérésie dualiste appelée catharisme a pris, comme en Italie du Nord, une extension de plus en plus grande dans la midi de la France où se tient, en 1167, à Saint Félix de Caraman près de Toulouse, un concile précisant l'organisation du culte et d'une véritable Eglise cathares.

Des réformateurs catholiques, adeptes de la pauvreté, les Vaudois, déclarés hérétiques par la papauté en 1104, prennent aussi de l'importance dans ces régions, et bien qu’ils soient très hostiles aux Cathares, la papauté et l'Eglise ont de plus en plus tendance à les englober dans une même détestation, malgré les distinctions que font de grands théologiens comme Alain de Lille.

En 1101, l'abbé de Clairvaux, Henri, cardinal d'Albano, conduit contre la ville de Lavaur une expédition militaire sans lendemain. Mais dans un premier temps, l’Eglise emploie des moyens de lutte traditionnels et pacifiques. Mais la prédication habituelle animée surtout par des Cisterciens, saint Bernard en tête, qui prêche à Albi en 1145 est un échec complet. A partir de 1206, les efforts de l'évêque espagnol Diego d'Osma et de son collaborateur le chanoine Dominique de Guzman, le futur saint Dominique (1170-1221), n'ont pas plus de succès : ils veulent promouvoir en milieu hérétique un nouveau type de prédication, fondé sur l'exemple de la simplicité de moeurs contrastant avec le faste des abbés cisterciens, et sur des discussions publiques, en toute égalité avec les hérétiques. Mais c’est un échec cuisant.

4.2.2. Le rôle du comte de Toulouse

L'effort de la papauté se concentre alors sur le principal seigneur de la région, qu’elle appelle à diriger la répression de l'hérésie. Devant la carence du roi Philippe Auguste, suzerain de ces terres, occupé à combattre les Anglais et leurs alliés dans le nord et l'ouest, le souverain pontife place ses espoirs en Raimond VI de Toulouse. Petit fils de Raimond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse et l'un des chefs de la première croisade en Terre Sainte, Raimond VI est le suzerain d’un vaste domaine s’étendant de la Guyenne à la Provence où il possède, en terre d'Empire, des biens entre la Durance et l’Isère. Mais en dehors de ses fiefs propres du Toulousain, du Lauragais, du Quercy et du comté de Nîmes, il n'a guère de pouvoir sur les vicomtes et seigneurs, dont le principal, Raimond Roger Trencavel, vicomte de Béziers, de Carcassonne et d'Albi, est le maître d'une vaste seigneurie qui coupe en deux les terres qu'il gouverne directement. La seigneurie de Trencavel est au surplus le principal foyer de l'hérésie. Mais en 1207, Raimond VI refuse d'adhérer à une ligue contre les hérétiques. Le légat pontifical Pierre de Castelnau l'excommunie.

4.2.3. La justification de la croisade

De son coté, Innocent III, dans une lettre aux évêques du Midi, expose pour la première fois les principes qui vont justifier l'extension de la croisade en pays chrétien : l'Eglise n'est plus obligée de recourir au bras séculier pour exterminer l'hérésie dans une région ; à défaut de l’appui du suzerain, elle a le droit de prendre elle-même l'initiative de convoquer à cette tâche tous les chrétiens, et même de disposer des territoires contaminés en les offrant, au delà de l’autorité du suzerain, comme butin eux conquérants. Cette pratique appelée à l'époque « terram exponere occupantibus » ou « terram exponere catholicis occupandame, reçut aux XVIè et XVIIè siècles le nom d’« exposition en proie ».

4.2.4. Le prétexte

Le 15 janvier 1208, après une vaine entrevue avec Raimond VI à Saint-Gilles, le légat Pierre de Castelnau est assassiné près d'Arles par un personnage que l'on identifia comme un écuyer du Comte, sans que cette identification et encore moins la responsabilité du comte aient été jamais prouvées. Le 10 mars 1208, les velléités pontificales se changent en un appel direct à la croisade. Selon les principes énoncés, Innocent III excommunie une fois de plus le comte, délie ses vassaux de leur serment de fidélité et offre ses domaines à qui veut partir en croisade. Le même jour il canonise Pierre de Castelnau.


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