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Strasbourg : la ville au Moyen Age (Alsace)

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3.2. Le développement de la cité

L’extension de la ville
Les chantiers
La ville à la fin du Moyen Age
Vie économique et culturelle

3.2.1. L’extension de la ville

L’extension de la ville de Strasbourg depuis l’empire romain au second Reich
L’extension de la ville de Strasbourg depuis l’empire romain au second Reich

A partir du XIIè siècle, et jusqu'au milieu du XVe siècle, Strasbourg entre dans une des plus grandes phases d'urbanisation de son histoire : cette urbanisation est due d’abord à l’action de l’évêque et du chapitre, puis elle est relayée, et souvent concurrencée, par celle de la bourgeoisie, formée de commerçants et d’artisans : la société qui est en train de naître ne cesse de s'étendre par cercles concentriques, appelant à elle toujours plus de biens et plus d'hommes.

3.2.1.1. La première extension : XIIè

Au début des années 1100, le premier agrandissement de Strasbourg est le signe tangible de la croissance d'une cité encore dominée par l'évêque : les fonctions artisanales et domestiques se développent, entraînant l'expansion des différents quartiers et leur assimilation au cœur d'une seule et même enceinte. Une nouvelle enceinte est créée : elle s’appuie sur le rempart romain, et, à partir de l'actuelle place Broglie, longe les rues de la Mésange, de la Haute-Montée et du Vieux-Marché-aux-Vins avant de rejoindre Saint-Pierre-le-Vieux.

3.2.1.2. La seconde extension : 1200-1220

De 1200 à 1220, une seconde extension porte les limites de la ville au canal du Faux-Rempart et aux Ponts-Couverts. Cette enceinte délimite une ville de 10 000 habitants et s’enrichit de nouveaux quartiers autour des églises Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Pierre-le-Vieux. Les nombreuses tours de fortification qui jalonnent le rempart ne disparaitront du paysage urbain qu'au XIXè siècle.

3.2.1.3. La troisième extension : 1228-1344

Le troisième agrandissement, entre 1228 et 1334 marque un cap décisif dans l'évolution de Strasbourg d'un point de vue économique, politique et architectural : il intègre des corps de métiers dont la ville dépend étroitement et englobant des quartiers de jardiniers, de pêcheurs, de bateliers et de bouchers (Finkwiller, quai des Bateliers, rue des Bouchers, rue d'Or) L’enceinte est une construction de briques, aux larges créneaux et portant un chemin de ronde (Vestiges entre l'église Sainte-Madeleine et la rue du Fossé-des-Orphelins). Elle est flanquée de tours carrées. Ce dispositif de défense est particulièrement renforcé sur le bras de l'Ill, ouvert au trafic fluvial : c’est le système des « Ponts-Couverts » : les quatre tours actuelles faisaient partie des remparts et étaient reliées par des ponts couverts d'une toiture en bois (disparue au XVIIIè siècle). Ces tours abritent les corps de garde et servent aussi prisons et veillent sur le canal de navigation et les moulins disposés sur les autres bras de la rivière. Reste aussi de cette enceinte la « Porte de l’Hôpital ».

Strasbourg : reste de fortifications du Moyen-âge rue du fossé des Orphelins
Strasbourg : reste de fortifications du Moyen-âge rue du fossé des Orphelins
Strasbourg  Krutenau : partie du mur d’enceinte médiévale derrière l’église Sainte Madeleine
Strasbourg  Krutenau : partie du mur d’enceinte médiévale derrière l’église Sainte Madeleine

3.2.1.4. La quatrième extension : 1370-1390

Dans les années 1370-1390, à la fin de la seconde phase de la Guerre de Cent Ans en France, la population redoute l'invasion des bandes de pillards et de grandes compagnies qui parcourent la France sans combattre. Aussi la municipalité décide de protéger les parties Ouest et Nord de la ville. Ce quatrième agrandissement repousse les murailles à l'Ouest et au Nord-Ouest en assimilant surtout les quartiers maraîchers et les nombreux jardins des faubourgs Blanc, de Saverne et de Pierre.

3.2.1.5. La dernière extension : 1387-1441

La dernière extension se situe entre 1387 à 1441 et consacre la puissance de Strasbourg : dans sa volonté de conserver le monopole de la navigation entre Bâle et Mayence, la ville absorbe vers le sud-est un nouveau quartier de maraîchers et de pêcheurs, la Krutenau, tout en contrôlant le Rheingiessen, voie d'eau essentielle qui relie l'Ill au Rhin (actuelle rue de Zurich, le canal ayant été comblé en 1872). Le doublement de la ligne de défense sud au XVè siècle ne changera pas radicalement la silhouette de Strasbourg. La ville est alors défendue par une muraille crénelée, portant chemin de ronde, que renforcent selon l'usage des pays germaniques 28 tours, 8 tours-portes et autant de poternes.

Strasbourg vers 1570. Gravure de Georg Braun et Franz Hogenberg tirée de « Civitates orbis terrarum » édité à Anvers par Philippe Galle
Strasbourg vers 1570. Gravure de Georg Braun et Franz Hogenberg tirée de « Civitates orbis terrarum » édité à Anvers par Philippe Galle

3.2.1.6. Pôles d’attraction et population

Ainsi, la ville du Moyen Age se structure autour de pôles d'attraction ou de tension entre les pouvoirs religieux, économique, et politique ; elle est marquée aussi par la rapidité avec laquelle elle repousse ses murailles à partir de 1202 grâce à un formidable essor économique, accompagné par la libération progressive de la bourgeoisie de la tutelle de l’évêque puis de la noblesse. Avant que la peste ne frappe la ville en 1348, celle-ci compte 20 000 habitants. Après la mort noire elle se repeuple lentement et compte environ 18 000 âmes autour de 1444.

Strasbourg au XVè
Strasbourg au XVè


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