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La déportation en Bulgarie

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1. Le pays et le Reich

La Bulgarie est un état mi-allié, mi satellite de l’Allemagne à laquelle elle s’allie par pur opportunisme. En septembre 1940, elle reçoit la Dobroudja méridionale de la Roumanie, et après avoir ouvert ses portes à la Wehrmacht (qui prépare l’invasion de la Grèce et de la Yougoslavie) en février 1941 et signe le pacte tripartite le 1 mars. Elle obtient en retour la Macédoine et la Thrace (20 avriel 1941). Mais les Bulgares s'en tiennent à occuper les territoires reçus, sans envoyer de troupes combattre aux côtés des Allemands sur les théâtres d'opérations militaires. Les Bulgares ne veulent en rien à s'engager dans des actions irrévocables. Ils jouent le jeu, tout en se ménageant une porte de sortie. Cette attitude se reflète dans la politique de Sofia vis à vis des Juifs. En Macédoine et Thrace, les Juifs sont livrés aux Allemands sans problème. En ancienne Bulgarie, le processus habituel définition - expropriation - concentration suit son chemin. Mais la phase déportation ne sera pas mise en oeuvre.

Il y a 50.000 Juifs en Bulgarie avant 1939 auxquels s'ajouteront 15.000 Juifs de Macédoine et de Thrace. Les Juifs bulgares, d’origine sépharade, ne ressemblent en rien aux autres : ni fortunés, ni spécialement doués, ne détenant en rien les rênes d'un pouvoir quelconque... On n'a ni besoin de les préserver ni aucune raison de les exterminer, même si le 20 septembre 1939, une violente manifestation antisémite éclate à Sofia et que des juifs étrangers sont expulsés du pays…

La Bulgarie a une assemblée, la « Sobranje » qui vote les lois et possède un réel pouvoir. De son côté, le roi Boris III de Bulgarie (1894 - 1943) habile politique, saura déployer ses talents lorsqu'il sera question des Juifs. Le roi peut compter sur le soutien de son premier ministre, quoique germanophile, Bogdan Filov, son ministre de l’intérieur Petur Gabrovski, son ministre des finances Dobri Bojilov… « Le Reich se trouva dans l'incapacité d'anéantir les juifs Bulgares pour la bonne raison qu'il n'offrait pas d'avantages suffisants aux prudents dirigeants Bulgares » (Hilberg, p. 644).

Coté allemand, les principaux interlocuteurs du gouvernement Bulgare sont le SA-Obergruppenführer Adolf Berckerle, envoyé spéciale du ministre des affaires étrangères et principal interlocuteur des autorités bulgares, le conseiller aux affaires Juive SS-Obersturmführer Théodor Dannecker arrivé de France en juillet en 1943 et l'attaché de Police SS Hoffmann du RSHA. En août 1942, ils auront le soutien d’Alexandre Belev, nommé « Commissaire aux Affaires juives en Bulgarie ».

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