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Ravensbrück, camp de concentration nazi

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7.1. Conditions de vie

« En 1944, les déportées affluent, non seulement des pays occupés, mais de certains kommandos et plus tard d'Auschwitz. Les transports pour le travail deviennent plus difficiles à cause des bombardements. De nouvelles baraques sont construites près des usines pour 2 000 détenues. Les Blocks sont surpeuplés. Trouver un coin de châlit chaque soir (il n'y a pour ainsi dire plus de paillasse) devient une lutte angoissante. On dort où on peut, par terre, dans les lavabos, etc. Il n'y a plus assez de robinets, de WC. La saleté et la vermine deviennent insurmontables. La discipline se relâche. L'appel du soir est supprimé. Les détenues sont vêtues en majorité de loques (dont n'a pas voulu le Secours d'hiver allemand) marquées de croix peintes sur le dos pour qu'elles ne puissent pas servir à une évasion. Il y a de moins en moins à manger : 200 grammes de pain, pas de pommes de terre, des soupes immondes. »

« Il y a encore des conditions de vie pires que dans les Blocks : le commandant du camp a fait dresser en août 1944, à l'emplacement du Block 25, une grande tente de 50 mètres de long provenant de l'armée allemande. A même le sol, que recouvre à peine une mince couche de paille souillée bientôt d'excréments, s'entassent plus de 3 000 femmes, parfois avec des enfants. Pas de couverture, pas de paillasse, ni eau, ni lumière, ni installation sanitaire, aucun chauffage. Les épidémies s'emparent des malheureuses qui y sont enfermées : ce sont d'abord les Polonaises arrivant de Varsovie, puis des déportées d'Auschwitz. »

« La mauvaise couverture, déjà insuffisante, nous est retirée en février 1945 et nous devons coucher tout habillées. Les lits se touchent. Pour aller aux cabinets, nous enjambons les corps de nos camarades. Nous marchons sur des têtes, des pieds et ce sont des jurons. Cependant, cela arrive plusieurs fois par nuit, car cystite et dysenterie ne nous laissent aucun repos. Les dortoirs de Ravensbrück, la nuit, lorsqu’on voit se rendant aux toilettes et se soutenant mutuellement ces lamentables squelettes, haletant et crachant, demi nus, donnent une vision d’épouvante, de misère, de souffrance et d’horreur telle que les fresques du Moyen Age représentant les damnés et l’enfer n’arrivent pas à égaler. »

Germaine Tillon. Ravensbrück, Paris, le Seuil 1988.
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