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LÂ’art en France entre 1850 et 1900

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6.3. Objets dÂ’art

Le second Empire est une période rétrograde. Incapables de trouver un « style », les artistes de cette société enrichie croient remplacer par l'imitation du XVIlle siècle et la surcharge luxueuse l'absence d'unité de conception. L'impératrice, férue de la reine Marie Antoinette, incite au pastiche du XVIIIè, y ajoutant un goût espagnol baroque. Les Salons vert, rose, bleu des appartements impériaux des Tuileries, imposés par Eugénie à Lefuel, sont typiques : dorures, tentures, lourdes peintures décoratives de Chaplin ou Dubufe, capitons y accumulent la richesse et les effets colorés. L'intérieur de l'Opéra reste témoin de ce style, avec l'hôtel de la Païva aux Champs Elysées, œuvre de l'architecte Manguin, orné de sculptures par Dalou, Delaplanche, Carrier-Belleuse, de peintures par Baudry, Delaunay, Boulanger, Comte, où les matières les plus fastueuses (escalier d'onyx, meubles d'argent) le disputent aux tissus de soie d'une somptuosité orientale. Cependant, certains artistes résistent à ces tendances : le décorateur H. Penon, les ébénistes Henri Fourdinois et Sauvrezy, les orfèvres Christofle, A. et J. Fannière, ciseleurs étonnants.

Paris, Champs Elysées : l’hôtel de la Païva : le grand salon et la salle de bain
Paris, Champs Elysées : l'hôtel de la Païva : le grand salon et la salle de bain
L’intérieur de l’Opéra de Paris
L’intérieur de l’Opéra de Paris
L’intérieur de l’Opéra de Paris
L’intérieur de l’Opéra de Paris

L'énorme demande d'objets de luxe et l'exemple de l'Angleterre augmentent les progrès de l'industrialisation et de la recherche du pratique et du confortable. Les machines-outils permettent de faire rapidement l'ornement d'un meuble ou d'une pièce d'orfèvrerie, le tissage complexe d'une tapisserie, d'un broché, d'une dentelle. Le célèbre rapport de Laborde après l'Exposition de Londres en 1851, les conseils de Mérimée en 1862, l'action de Viollet-le-Duc aboutissent en 1863 à l'« Union centrale des beaux-arts appliqués à l'industrie », dont l'action se marque par des expositions (celle de 1869, où se trouvent à la fois des œuvres d'artistes contemporains, orfèvres, verriers, ébénistes, et des objets d'art orientaux, lance l'influence japonaise). L'action du directeur des Beaux-Arts, Ph. de Chennevières, de 1874 à 1877, est fondamentale : il réorganise les manufactures nationales, l'Ecole des arts décoratifs, crée une chaire de composition décorative à l'Ecole des beaux-arts et la nécessité de l'enseignement du dessin. L'Union centrale des arts décoratifs, fusion, en 1882, de la Société des arts décoratifs et de l'Union centrale des beaux-arts, tente d'influencer le goût déplorable du public pour le clinquant, le faux luxe, un exotisme « pseudo-nippon » (meubles en bambou et en verre gravé, porcelaines de Bayeux d'imitation orientale). L'Exposition universelle de 1889 ouvre la voie nouvelle dans l'art décoratif comme en architecture : désormais tout lien avec le passé est coupé.

L'Art nouveau : L'Art nouveau naît dans le milieu orientalisant du marchand S. Ring, installé à Paris en 1871, où il introduit la mode de l'Extrême-Orient et l'influence américaine de Tiffany, (vitraux) : Salon de l'Art nouveau (1895).



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