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Le régime de Vichy

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1. La mise en place du régime

Les crises des années 30
Pétain au pouvoir : juin 1940
La mort de la troisième république
Les premières mesures

1.2. Pétain au pouvoir : juin 1940

En septembre 1939, il n’est plus possible à la France d'assister à l'invasion de la Pologne sans déclarer la guerre. Aussi le 3 septembre la France déclare la guerre à l’Allemagne et le commandement militaire opère un repli général des forces armées sous le couvert de la ligne Maginot.

Pétain, ambassadeur à Madrid de puis le 2 mars 1939, décline le 15 septembre l’offre de Daladier d’entrer au gouvernement avec titre de ministre sans portefeuille. Il sait qu’il est très populaire et que de plus en plus de politiques sont prêts à le voir jouer un rôle de premier plan… Le 29 septembre, Pierre Laval, qui avait été obligé de démissionner de la présidence du conseil en janvier 1936 sous la pression de Daladier, milite donc pour la création d’un cabinet de guerre restreint présidé par le Maréchal Pétain qui s’occuperait aussi des Affaire étrangères alors que lui, Pierre Laval, prendrait l’intérieur et négocierait un accord avec l’Italie. Il mène ensuite une campagne très dure contre Daladier, qu’il accuse de ne pas « faire la guerre comme il faut pour la gagner » et suscite le 21 mars 1940 un vote de défiance de tous les partis lors d’un Comité secret de la Chambre. Aussitôt, Daladier porte sa démission au président Lebrun.

Deux jours plus tard, Paul Reynaud forme le nouveau gouvernement. Mais il ne fait pas l’unanimité et son gouvernement est divisé entre les tenants d’une ligne dure et d’une alliance renforcée avec l’Angleterre et d’une lutte à tout prix et les tenants du pacifisme, soutenus par Laval qui veut absolument entrer dans le gouvernement avec Pétain. Laval va en avril 1940 jusqu’à « comploter » avec son ennemi Daladier, ministre du gouvernement Reynaud, pour trouver un accord afin de renverser ce dernier. Le pacte échoue, car Laval veut imposer comme président le Maréchal Pétain, alors que Daladier se voit lui-même au pouvoir suprême…

Le début de l’offensive allemande sur les Pays Bas et la Belgique le 10 mai 1940 provoque l’entrée des troupes françaises en Belgique. Le 14, c’est la fameuse « Percée » des Ardennes. L’armée française réagit trop tard : les Allemands contournent le 16 Paris par l’ouest en direction du Nord. Au gouvernement, c’est la panique. Le 18 mai, Reynaud appelle Pétain à la vice-présidence du conseil et Weygand à la tête de l’armée. Le 25, l’offensive contre la poche allemande de la Manche échoue devant le repli de l’armée anglaise vers Dunkerque. Le 5 juin, Reynaud procède à un dernier remaniement : il élimine Daladier et nomme De Gaulle sous-secrétaire d’Etat à la Guerre.

Le 13 juin 1940, Pétain est déjà l’homme fort : lors du Conseil à Tours, il déclare que la guerre est perdue, qu’il faut demander sans délai l’armistice et ajoute : « Il est impossible au gouvernement français, sans émigrer, sans déserter, d’abandonner le territoire français. Le devoir du gouvernement est, quoi qu’il arrive, de rester dans le pays sous peine de n’être plus reconnu comme tel… je resterai parmi le peuple français pour partager ses peines et ses misères… » Il devient du coup le chef de l’opposition à Reynaud. Le lendemain, après avoir rompu le front de la Somme, les Allemands entrent dans Paris. La ligne Maginot, prise à revers, s’effondre et le 16, les Allemands sont sur la Loire.

A Bordeaux, cette même journée, Weygand et Darlan se rallient aux positions de Pétain de demander l’armistice. Dans le même temps, Roosevelt refuse d’aider la France en envoyant du matériel militaire. Pétain démissionne de la vice-présidence du conseil : à ses yeux, « La solution inévitable, solliciter un armistice, ne cesse d’être différée. A ce retard que la France paiera cher, je ne veux pour rien au monde participer. C’est par ses seules forces que la France se relèvera. Encore faut-il que le gouvernement donne l’exemple aux Français en restant avec eux et en prenant sa part aux malheurs de tous… »

A 22 heures, quasiment seul, avec l’unique soutien de Mandel, Reynaud démissionne. Sollicité par Lebrun, Pétain forme le nouveau ministère. Le 17 il s'adresse par radio aux Français : « Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. C'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. ». S’engage une lutte terrible entre les partisans d’un armistice et les tenants de la continuation de la guerre par le transfert des pouvoirs publics en Afrique du Nord. Lutte inséparable d’un projet politique visant à porter le maréchal Pétain au pouvoir, projet dont l’âme est Pierre Laval, qui ne fait pas partie du gouvernement Pétain, car Lebrun refuse sa nomination aux Affaires étrangères. Le 18, parti à Londres, De Gaulle Lance son célèbre appel à poursuivre le combat.

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