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Alsace, le temps du Reich : 1870-1918

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2.1. LÂ’armistice

Adolphe Thiers
Adolphe Thiers

Le 18 janvier 1871, Bismarck proclame dans la Galerie des Glaces de Versailles, l’unité du Reich allemand. Le 28 janvier, Paris capitule et signe l'armistice pour une durée de quatre semaines. Une Assemblée nationale est élue dans la foulée, à laquelle participent les Alsaciens. Elle désigne Adolphe Thiers comme « chef du gouvernement exécutif de la République française ». Sa première mission est de préparer le traité de paix définitif avec l'empire allemand. Adolphe Thiers se rend avec Jules Favre au château de Versailles, où réside provisoirement l'empereur allemand Guillaume 1er, pour discuter du futur traité avec von Moltke, son chef d'état-major, et Bismarck, son chancelier. Pour les Allemands, la cession des deux départements alsaciens est une revendication incontournable, l'Alsace étant une ancienne terre du « Saint Empire germanique » conquise deux siècles plus tôt par Louis XIV.

Versailles, Galerie des Glaces, le 18 janvier 1871 : proclamation du second Reich, par Anton von Werner. Le processus de l’unification de l’Allemagne bismarckienne se réalise… et donne en même temps naissance au revanchisme français
Versailles, Galerie des Glaces, le 18 janvier 1871 : proclamation du second Reich, par Anton von Werner. Le processus de l’unification de l’Allemagne bismarckienne se réalise… et donne en même temps naissance au revanchisme français

À la demande expresse du chef d'état-major von Moltke, les Français se voient réclamer aussi Metz et la Lorraine du nord bien que ces terres de culture française n'aient aucun motif d'appartenir à l'Allemagne. Bismarck aurait été enclin à abandonner cette revendication, considérant avec justesse qu'elle empêcherait à jamais toute réconciliation entre les deux pays.

La paix imposée. Tableau de Carl Wagner. Otto-von-Bismarck-Stiftung, Friedrichsruh
La paix imposée. Tableau de Carl Wagner. Otto-von-Bismarck-Stiftung, Friedrichsruh

Le chancelier ajoute aux revendications territoriales une indemnité de guerre chiffrée à six milliards de francs de l'époque (somme colossale). L'indemnité est réduite à cinq milliards (en bon bourgeois, Thiers confiera plus tard que s’il est toujours possible de récupérer des provinces perdues, les milliards envolés le sont à jamais !) Il est convenu que les troupes d'occupation se retireront à mesure que sera versée l'indemnité.

Aux termes d'épuisantes négociations, Thiers obtient que la place forte de Belfort, âprement défendue par Denfert-Rochereau soit conservée à la France en échange du droit pour les Allemands de défiler à Paris à partir du 1er mars 1871 et jusqu'à la ratification du traité par les élus français. Le 18 février 1871, sur ordre du gouvernement de la Défense Nationale de Paris, le commandant de la place de Belfort Denfert se rend aux Prussiens. Keller, député de Belfort, restera la seule voix de l’Alsace au Parlement français.

L’Alsace lors du traité de Francfort le 10 mai 1871
L’Alsace lors du traité de Francfort le 10 mai 1871
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