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Histoire de Strasbourg : quand Strasbourg était Argentorate

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4. Culture, économie et société

Le brassage des populations
Villes et campagnes
L’économie
Religion et croyances
L’art romain en Alsace

4.4. Religion et croyances

4.4.1. Le panthéon gallo-romain

En matière de religion, les Romains sont un peuple très « assimilateur » : aussi, dans un premier temps, les influences romaines se mêlent dans le panthéon aux survivances celtes. Une place particulière semble être faite au dieu Mercure, l’équivalent romain du dieu celte Lug : ses sanctuaires principaux se trouvent dans la région de Niederbronn et bien entendu au Donon où le sanctuaire à livré plus d’une cinquantaine de figurines de ce dieu. Le Mercure indigène assure la protection de la production agricole, la protection des activités artisanales enfin celle de la communauté. Le dieu Mars – Teutatès est particulièrement vénéré par les militaires, mais d’autres dieux sont très présents comme Jupiter – Taranis, Apollon – Bélénos, Epona, déesse des cavaliers, Hadès – Cernunnos… Vosges et Rhin sont vénérés sous la forme des dieux Vosegus et Rhenus.

Stèle des quatre dieux découverte place Kléber à Strasbourg : le dieu Mercure. IIIè siècle
Stèle des quatre dieux découverte place Kléber à Strasbourg : le dieu Mercure. IIIè siècle

Les premières figures religieuses trouvées en Alsace sont de deux types :

  • d'une part le bloc triangulaire ou quadrangulaire portant sur chacune de ses faces la figure d'une divinité romaine ou locale : Mercure, Epona, Vosegus ou Rhenus…
  • Stèle des quatre dieux de la place Kléber à Strasbourg. Grès gris, IIIè siècle. Strasbourg, musée Archéologique
    Stèle des quatre dieux de la place Kléber à Strasbourg. Grès gris, IIIè siècle. Strasbourg, musée Archéologique
  • d’autre part la « colonne de Jupiter », assez répandue en Gaule de l’est et en Germanie romaines et dont il a été trouvé d'importants fragments partout à travers l'Alsace, notamment place Kléber à Strasbourg, mais aussi à Seltz, Ehl, dans les montagnes de Niederbronn, au Wasserwald, au sommet du Donon.... Cette colonne est composée d'une base quadrangulaire portant les effigies de quatre divinités. Cette base est surmontée d'une colonne, lisse ou ornée, dont le chapiteau porte les têtes des Quatre Vents et supporte la statue d'un cavalier (Jupiter) lançant la foudre et terrassant un homme à corps de serpent : c’est le célèbre « cavalier à l’anguipède ». Il s’agit sans doute de la représentation du grand dieu céleste, maître des astres et du temps dont il faut attirer les bonnes grâces sur le domaine, les cultures : en terrassant le géant à queue de serpent, il terrasse le monde souterrain, l'ombre, la stérilité, l’orage destructeur.
  • Argentorate : fragment d’un cavalier à l’anguipède trouvé place Kléber. Musée Archéologique de Strasbourg
    Argentorate : fragment d’un cavalier à l’anguipède trouvé place Kléber. Musée Archéologique de Strasbourg

4.4.2. Le culte de Mithra

Avant que ne triomphe le christianisme, c'est à Mithra, divinité de la religion mazdéenne, que l'on érige des sanctuaires en Alsace romaine. Ce culte est importé en Alsace à partir du IIIè siècle par les légions venues d’Orient défendre les frontières. Ce culte de Mithra connaît un succès foudroyant, au point de supplanter les dieux locaux, moribonds. Le plus important des sanctuaires dédiés à Mithra a été découvert en 1911, à Kœnigshoffen, faubourg occidental de Strasbourg, sur la vieille voie militaire qui reliant Argentorate à Tres Tabernae. Le sanctuaire se composait d’un temple duquel on accédait à la cella souterraine, typique du culte mithriaque. Divers autels sont consacrés au dieu et à ses divinité secondaires, dont Attis et Crissonius, un dieu gallo-belge. Le sanctuaire de Koenigshoffen a surtout livré les restes épars d’un superbe relief représentant la scène traditionnelle du jeune dieu tuant le taureau, entouré du chien, du serpent et du scorpion. D’autres temples dédiés à Mithra ont été mis à jour à Mackwiller, en Alsace Bossue, et à Biesheim, près de Colmar.

Ex-voto du Mithraeum de Strasbourg-Koenigshoffen
Ex-voto du Mithraeum de Strasbourg-Koenigshoffen

4.4.3. Le christianisme

Le christianisme est attesté au milieu du IVè siècle, particulièrement à Strasbourg. Il s’est probablement d’abord développé dans les villes. Un document atteste la présence des évêques de Strasbourg (Amandus) et d’Augst au concile de Sardique en 343, ce qui suppose que des communautés chrétiennes se son développé en Alsace bien avant. Peu à peu la religion chrétienne s’impose partout, ce qui a notamment pour effet de transformer les pratiques funéraires : l’incinération, jusque là systématique, est remplacée par l’inhumation, motivée par la croyance en la résurrection des corps.

Argentorate : stèle funéraire représentant le porte enseigne Lepontius découverte en 1737 au 8 rue Brûlée. Musée Archéologique de Strasbourg
Argentorate : stèle funéraire représentant le porte enseigne Lepontius découverte en 1737 au 8 rue Brûlée. Musée Archéologique de Strasbourg


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