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Biographie: Tiso Jozef(1887-1947)

Né en 1887 à Velka et Byta, dans une famille modeste, Josef Tiszo (selon l'orthographe hongroise) devient prêtre en 1910. Il part alors pour Vienne où il devient théologien. Lorqu'éclate la guerre, il est aumônier. Il se rend sur le front russe puis en Slovénie. Dans cette dernière région, le mouvement national chrétien de Korosec semble l'avoir marqué. A partir de 1916, il prône la stricte économie militaire et affiche des sentiments très militaristes dans le « Nyitramegyei szemle ».

A la fin du conflit il est professeur de théologie à Nitra. Tiso reste longtemps un fervent partisan de la « Grande Hongrie ». En 1919, il quitte le Parti chrétien social hongrois pour le nouveau Parti populaire chrétien slovaque de l'abbé A. Hlinka. Tiso est rapidement très actif au sein de ce mouvement, dont il devient le promoteur et l'idéologue. Les théories qu'il développe mêlent certains préceptes de l'Eglise à un fort sentiment nationaliste slovaque. En 1924, il est le doyen et l'inspecteur ecclésiastique de Bànovce. Cette même année, il cherche à rassembler autour de lui et de son mouvement les Slovaques immigrés notamment en effectuant un voyage aux Etats-Unis. L'Italie reste un modèle et la création de la Rodobrana est clairement inspirée des fasci italiens.

Plusieurs fois emprisonné pour ses prises de positions antitchèques, il est libéré en 1925. Il devient député avec vingt-deux autres populistes (ludàci) et de 1927 à 1929, il est ministre de la Santé. Après avoir écrit « l'Idéologie du Parti populaire slovaque », il rassemble tous les autonomistes slovaques en 1932. Ce pas important lui permet de s'assurer le soutien électoral de la moitié, et même un peu plus, des slovaques. En 1935, il entre en contact avec des éléments pro-nazis des minorités. En 1938 il mène des négociations avec Bénès. A l'été, il combat la mobilisation militaire du pays contre le IIIè Reich. C'est à ce moment que ses positions se radicalisent. Il prône alors l'opposition totale à l'Etat tchécoslovaque. La même année, Hlinka décède ; Tiso devient logiquement le président et le « guide » du Parti populaire slovaque.

Président du gouvernement autonome slovaque après Munich, il fait du Parti populaire le parti unique en Slovaquie. Après le 6 octobre 1938, il s'entoure d'une diète où ne siègent que ses partisans et la « Deutsche Partei ». Toutes les libertés démocratiques sont supprimées. En novembre 1938, Tiso doit céder une partie importante du pays à la Hongrie, à la Pologne et à l'Allemagne. Le 10 mars 1939, Tiso est démis de ses fonctions par le gouvernement tchécoslovaque suite à un coup de force militaire. Il se réfugie alors dans un monastère de Bratislava.

Hitler ordonne à Tiso de se rendre à Berlin où il est habilement manoeuvré par le Führer qui le soumet à un véritable chantage : soit la Slovaquie déclare son indépendance, soit le Reich se « désintéresse de son sort » après l'invasion de la Bohême-Moravie par l'armée allemande. Tiso n'est pas sans savoir que la Hongrie et la Pologne sont à l'affût du territoire slovaque. Il déclare donc l'indépendance de la Slovaquie et devient président de la République slovaque le 14 mars 1939. Des accords signés avec l'Allemagne à la suite de cette indépendance vassalisent totalement la Slovaquie au Reich.

Celle-ci participe d'ailleurs à l'invasion de la Pologne. Tiso adopte pour la Slovaquie l'idéologie national-socialiste après la rencontre de Salzbourg entre Hitler, les pro-nazis du parti du président et Tiso lui-même. Il concilie les principes d'un régime très religieux en affichant sa bonne volonté vis-à-vis du Reich. Il instaure le « Code juif » et les camps de concentration ; il visite l'Ukraine occupée où il échappe de peu à un attentat... Malgré la confiance d'Hitler, il est confronté aux éléments pro-nazis de son parti qui n'attendent qu'un faux pas pour le renverser. La population, souffrant des privations dûes aux pillages allemands et de la terreur policière menée par le régime, se jette dans la résistance qui contrôle tout le centre du pays en 1944.

Fin août 1944, le dictateur slovaque nomme son cousin Premier ministre et appelle des divisions SS à l'aide, refusant tout dialogue avec les résistants. Le 5 avril 1945, il fuit en direction de l'Autriche. En octobre 1945, le commandement américain de Bavière le livre à la Tchécoslovaquie. Il est exécuté le 18 avril 1947, en ayant, tout au long de la guerre, conservé le soutien du Vatican et d'une part encore conséquente de la population.

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