B&S Encyclopédie

Diffusé par CashTrafic

Biographie: Weygand Maxime(1867-1965)

Né à Bruxelles, le 21 janvier 1867. Ses origines sont obscures (il serait un enfant naturel du roi des Belges, Léopold II, ou de la princesse Charlotte, veuve de l’Empereur du Mexique, Maximilien). Il est élevé à Marseille, puis à Paris où il poursuit ses études aux lycées Louis-le-Grand et Henri IV, avant d’entrer à Saint-Cyr, dont il sort en 1887, dans la cavalerie. Reconnu par un employé de son tuteur, il prend son patronyme de Weygand en même temps que la nationalité française.

Instructeur à Saumur, brillant officier, il est remarqué par Joffre et Foch, lequel le prend comme chef d’état-major en 1914 ; jusqu’à la fin de la guerre, il demeure son plus proche collaborateur. Promu général en 1916, il reçoit en 1918, quand Foch est nommé généralissime, le titre de major-général des armées alliées. Après la guerre, il est envoyé en Pologne comme conseiller militaire auprès de Pilsudski, afin d’organiser la défense de Varsovie et la lutte contre l’armée Rouge. En 1923, Poincaré lui confie l’armée du Levant. Après avoir exercé les fonctions de haut-commissaire de la République en Syrie et au Liban, il revient en France, où il prend la direction du centre des hautes études militaires.

Mis à la retraite en 1935, Weygand est rappelé par Daladier lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, avec mission de diriger les armées françaises du Moyen-Orient. En mai 1940, alors que la situation militaire tourne au désastre et que le généralissime Gamelin se montre incapable de faire face, il est nommé chef d’état-major général et commandant en chef des armées alliées par Paul Reynaud. En juin, refusant d’assumer la signature d’une capitulation dont il ne s’estime pas comptable, Weygand soutient le projet d’un armistice qui contraint le gouvernement à endosser la responsabilité de la défaite. L’armistice signé, il devient ministre de la défense nationale dans le cabinet Pétain, puis délégué général du gouvernement en Afrique du Nord, où il prend contact avec les Américains. Arrêté par les Allemands lors de l’invasion de la zone libre, il est déporté en Allemagne jusqu’en mai 1945.

Libéré par les Américains, il est à nouveau arrêté à son retour en France et détenu un an au Val-de-Grâce. Jugé pour son attitude en 1940, il bénéficie d’un non-lieu en 1948. L’un des rares ministres de Pétain à n’avoir pas été condamné à l’indignité nationale, Weygand demeure l’une des figures majeures de l’histoire militaire de la France au XXe siècle.

Maxime Weygand meurt le 28 janvier 1965.

Retour biographie


Strasbourg : la ville au Moyen Age (Alsace)
Auschwitz, camp de concentration nazi
La Grèce avant la Grèce : préhistoire, Crète, Cyclades, Mycènes
Nazisme : les Einsatzgruppen (2ième guerre mondiale)
Le Seicento – Le XVIIè
Le Rhin
L’art Byzantin
Struthof, camp de concentration nazi
Ravensbrück, camp de concentration nazi
Dachau, camp de concentration nazi
L’art en France entre 1850 et 1900
L’art en France entre 1800 et 1850
L’art en France au XVIIIè siècle
Nazisme : au fil des jours (2ième guerre mondiale)
L’impressionnisme (Histoire de l’art)
La tunisie, villes, villages, sites antiques...le guide!
Encyclopédie
©2007-2010 B&S Editions. Tous droits réservés.
Hébergement du site chez notre partenaire 1&1 (voir ses offres)