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Biographie: Langevin Paul(1872-1946)

Paul Langevin naît le 23 janvier 1872 à Paris, fils d’un métreur-vérificateur. Après des études supérieures de physique, il enseigne au Collège de France (1909) puis devient en 1926 directeur de l’École de physique et de chimie. Dreyfusard en 1898, patriote pendant la guerre, il s'engage de nouveau au lendemain de 1918 contre le blocus de la Russie, pour la défense des mutins de la Mer Noire. Vice-président du « Comité de vigilance des intellectuels antifascistes » de 1934 à 1936, il est président du « Comité mondial de lutte contre la guerre et le fascisme » (1935-1939) puis préside avec Victor Basch le « Comité international de coordination et d’information pour l’aide à l’Espagne républicaine ».

Pacifiste, il met en garde contre la participation de la science à des armes de mort. Sans appartenance de parti, il sympathise avec l'expérience soviétique et s'engage en de nombreuses occasions aux côtés des communistes dans la lutte contre la guerre et le fascisme dans des Comités lancés par le Komintern. Choisi comme communisant à la vice-présidence du CVIA, il s'implique activement dans la vie du Comité. Il groupe autour de lui à partir de la fin 1935, date à laquelle apparaissent de profondes divergences sur l'attitude à adopter vis-à-vis de l'Allemagne hitlérienne, les partisans du pacte franco-soviétique (mai 1935) et de la fermeté vis-à-vis des revendications hitlériennes. Cette minorité au sein de laquelle se retrouvent de nombreux communistes et sympathisants est combattue par une majorité qui refuse de renoncer au désarmement et à la révision des traités de Versailles. Au congrès de juin 1936, les amis de Langevin, avoir été mis en minorité, démissionnent des organismes dirigeants du CVIA. Antimunichois, il est de ceux qui protestent contre la signature du pacte germano-soviétique d'août 1939.

Arrêté le 30 octobre 1940, il est libéré après trente-huit jours d’internement après la vague d’indignation et de résistance universitaire provoquée par son arrestation. Il est placé en résidence surveillée à Troyes et révoqué par le gouvernement de Vichy, le 20 novembre 1940. Il poursuit sans laboratoire ses recherches de physique théorique et est arrêté une seconde fois en automne 1941 et relâché quelques jours plus tard. En mars 1942, sa fille et son gendre, Hélène et Jacques Solomon sont arrêtés ; Jacques est fusillé au Mont-Valérien le 23 mai 1942 et Hélène déportée à Auschwitz. Langevin doit se réfugier en Suisse de mai à septembre 1944.

À son retour, il adhére au Parti communiste, reprend sa place au Comité de direction de la revue « La Pensée » et remplaçe Victor Basch à la tête de la Ligue des droits de l’homme. Élu conseiller municipal communiste en avril 1945 dans le Ve arrondissement de Paris, il accepte de présider la « Commission ministérielle pour la réforme de l’enseignement » créée en novembre 1944 et connue sous le nom de commission Langevin-Wallon.

Malade, il suit de près les travaux de cette commission, mais meurt le 19 décembre 1946 avant que la commission n’ait finit ses travaux. Il aura droit à des obsèques nationales et le 17 décembre 1948, ses cendres sont transférées au Panthéon.

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