B&S Encyclopédie

Diffusé par CashTrafic

Biographie: Jeanson Henri(1900-1970)

Journaliste au journal « La Bataille », organe de la CGT, Jeanson est remarqué pour sa plume redoutable. Il travaille dans divers journaux dont le « Journal du peuple », les « Hommes du Jour », le « Canard enchaîné », où il défend le pacifisme intégral. Il démissionne du Canard enchaîné en 1937, par solidarité avec Jean Galtier-Boissière. Il est aussi connu par son activité de scénariste (Pépé le Moko, Hôtel du Nord, etc.).
Il est condamné en juillet 1939 à 18 mois de prison pour avoir publié dans SIA (Solidarité Internationale Antifasciste), le périodique fondé en novembre 1938 par Louis Lecoin, un article dans lequel il félicite Herschel Grynspan pour son attentat contre Von Rath, conseiller à l'ambassade d'Allemagne à Paris. Il est arrêté en novembre 1939, alors qu'il a déjà rejoint son régiment à Meaux, pour des articles parus en mars et août 1939 et pour avoir signé le tract de Louis Lecoin « Paix immédiate ». Le 20 décembre 1939, il est condamné par un tribunal militaire à 5 ans de prison pour « provocation de militaires à la désobeissance ».

Sa levée d'écrou est obtenue par César Campinchi, avocat et ministre. Il ne quitte pas Paris et se voit confier en août 1940 la rédaction en chef d'« Aujourd'hui », un journal « indépendant ». Le premier numéro sort le 10 septembre 1940. En novembre 1940, les autorités allemandes somment le polémiste de prendre publiquement position contre les juifs et en faveur de la politique de collaboration avec l'État français. Henri Jeanson démissionne puis retourne en prison. Il est libéré suite à l'intervention de son ami Gaston Bergery, néoradical passé à la collaboration par ultra-pacifisme. Interdit de presse et de cinéma, il travaille au noir, écrivant des dialogues de films qu'il ne signe pas. Avec Pierre Bénard, il participe à l'élaboration de feuilles clandestines, et manque d'être encore une fois arrêté en 1942. Il reste dans la clandestinité jusqu'à la Libération.

Ce parcours illustre les contradictions et compromissions du pacifisme intégral : la volonté d'aboutir à une entente avec l'Allemagne pour éviter la guerre se transforme après la défaite en désir de « coexistence » correcte, voire en offre de service. Le journal « Aujourd'hui » était loin d'être innocent dans sa chasse aux responsables de la défaite, dans le recours au mythe du coup de balai purificateur, dans son anglophobie. Il entre en résonance avec le discours du maréchal Pétain, et dans le sens de la propagande allemande.

A la Libération. Il reprend son métier de journaliste (au « Crapouillot », au « Canard enchaîné », à « Combat », à « l'Aurore »). Il participe à « Cinémonde ». De 1967 à 1970, il est critique de télévision pour le quotidien L'Aurore.

Il fut redouté dans le monde des arts et de la politique pour ses formules assassines. Il a également mené, en avant garde, de grands combats politiques (pacifisme, anticolonialisme, défense de la liberté d'expression), tout en demeurant toujours un homme libre.

Henri Jeanson a abandonné le cinéma en 1965 pour se consacrer au journalisme polémique et à la rédaction de ses mémoires, qui seront publiés sous le titre 70 Ans d'adolescence, quelques mois après sa mort. Il est mort à Équemauville, près de Honfleur (Calvados) le 6 novembre 1970.

Retour biographie


Strasbourg : la ville au Moyen Age (Alsace)
Auschwitz, camp de concentration nazi
La Grèce avant la Grèce : préhistoire, Crète, Cyclades, Mycènes
Nazisme : les Einsatzgruppen (2ième guerre mondiale)
Le Seicento – Le XVIIè
Le Rhin
L’art Byzantin
Struthof, camp de concentration nazi
Ravensbrück, camp de concentration nazi
Dachau, camp de concentration nazi
L’art en France entre 1850 et 1900
L’art en France entre 1800 et 1850
L’art en France au XVIIIè siècle
Nazisme : au fil des jours (2ième guerre mondiale)
L’impressionnisme (Histoire de l’art)
La tunisie, villes, villages, sites antiques...le guide!
Encyclopédie
©2007-2010 B&S Editions. Tous droits réservés.
Hébergement du site chez notre partenaire 1&1 (voir ses offres)