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Biographie: Ingrand Jean-Pierre(1905-?)

Né en 1905, Ingrand réussit de brillantes études et il devient à 28 ans chargé de mission auprès d'Albert Sarraut, alors président du Conseil. Durant la « drôle de guerre » il est chef de cabinet auprès de Charles Pomaret, ministre du Travail, et suit le gouvernement en exil. Récupéré par le gouvernement de Vichy, ce haut fonbctionnaire est nommé le 27 juin 1940, à la tête de l'importante Direction de l'administration départementale et communale, au ministère de l'Intérieur. Puis, dès le 6 juillet, il est nommé au poste stratégique de représentant du ministre de l'Intérieur au sein de la délégation de Vichy auprès des Allemands, dirigée à Paris, en zone occupée, par Léon Noël, qui démissionne un mois plus tard.

Jean-Pierre Ingrand reste avec son successeur, le général La Laurencie. Celui-ci démissionne à son tour en décembre 1940, sur pression allemande pour avoir fait arrêter Marcel Déat. Jean-Pierre Ingrand (surnommé « l'Anguille » dans le corps préfectoral et « Passe-partout » au Conseil d'État) demeure auprès du nouveau délégué général, Fernand de Brinon puis de son successeur, Pierre Pucheu. Il est, à 35 ans, préfet régional de première classe hors cadre.

Il reste tristement célèbre pour avoir participé à la création des « Sections spéciales » dont les juges sont chargés de trouver et de condamner à mort des otages francais à fusiller en cas d’attentat. Par la suite, il tente de résister et réagit contre les déportations des Juifs, et lorsque Darnand prend la direction de la police en janvier 1944, il donne sa démission.

Le 8 septembre 1944, il est inculpé d'atteinte à la sûreté extérieure de l'État et révoqué sans pension du Conseil d'État par décret signé par de Gaulle. Le 22 mai 1945 il est dénoncé, arrêté, et emprisonné, à Fresnes. Grâce aux témoignages de Jean-Louis Vigier, du général Revers, de Parodi et de Frédéric Joliot-Curie (qu'il avait aidé en 1940 à mettre le radium français à l'abri des Allemands), il est remis en liberté provisoire le 8 août suivant. L'affaire est finalement classée le 27 mai 1947.

Le 30 juillet 1947, une nouvelle procédure et un mandat d'arrêt sont lancés grâce à de nouveaux documents, provenant des archives allemandes de l'hôtel Majestic. Jean-Pierre Ingrand décide de fuir en Suisse puis en Argentine… où il dirige une filiale la Compagnie financière des chemins de fer de Santa Fe. Il y vivait encore dans les années 1995.

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