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Biographie: Darnand Joseph(1897-1945)

Aimé Joseph Darnand naît le 19 mars 1897 à Coligny (Ain) dans une famille modeste. Son père est employé des chemins de fer. Héros de la guerre de 14-18, deux fois blessé, six fois cité dont deux fois à l'ordre de l'Armée, Darnand est titulaire de la médaille militaire et de la croix de guerre belge. Il termine la guerre adjudant.

En septembre 1919, il s'engage pour deux ans dans l'armée mais ne réussit pas à devenir officier et part en permission libérable en juillet 1921. En 1923, employé d'une entreprise de meubles, il s'installe à Lyon où il adhère à l'Action française de Charles Maurras. En 1925, il est nommé à Nice et poursuit ses activités au sein de ce mouvement. Il devient président du comité directeur de l'association Marius Plateau, qui réunit les anciens combattants de l'Action française. En 1927, il rencontre Félix SS qui l'encourage au sein du même mouvement et lui présente Marcel Gombert, qui deviendra son bras droit. Il quitte l'Action française en 1928.

En 1934, il est membre des guerres. Il adhère à la Cagoule peu après et en devient le responsable dans la région sud-est. Il fait alors la connaissance de Jean Filliol. Il adhère au Parti populaire français (PPF). Le démantèlement de la Cagoule se poursuivant, il est arrêté en juillet 1938. Ses avocats sont Xavier Vallat et Robert Castille. En prison, il reçoit la visite de Jean Bassompierre qui devient son ami. Bénéficiant d'un non-lieu, il est libéré en décembre.

Lieutenant de réserve en 1940, il retrouve Félix SS lors de son affectation à un corps franc rattaché au 24è bataillon de chasseurs alpins dont le commandement lui échoit à la mort de ce dernier. Il est distingué par la rosette de la Légion d'honneur. Capturé par les Allemands le 19 juin 1940, il s'évade du camp de Pithiviers en août 1940 avec la complicité de Marcel Gombert. Il rencontre Pétain à plusieurs reprises durant l'été 1940, ce qui lui permet d'obtenir la direction pour les Alpes-Maritimes de la Légion française des combattants, qui se réunit pour la première fois le 9 octobre 1940 et qui remporte un vif succès. Il crée le SOL (Service d’ordre légionnaire), la future Milice officialisé par Darlan en 1942, dont les membres jurent de « lutter contre la démocratie, la lèpre juive et la dissidence gaulliste ». Il est un des organisateurs des « groupes de protection » créés à Vichy et regroupés sous le nom de « Centre d'information et d'études ».

En janvier 1942, Joseph Darnand s'installe à Vichy. En juin 1942, il devient membre du comité directeur de la LVF. En 1943, il prend contact avec des résistants (dans l'idée de changer éventuellement de camp ?). Mais en août 1943, il est intégré dans les rangs de la Waffen-SS avec le grade de chef de bataillon et prête serment à Hitler. Avec Marcel Déat, il envoie à Hitler en septembre 1943 un « plan de redressement français » qui reproche au gouvernement de Pétain et de Laval sa « mollesse ». Le 6 novembre 1943, il lance dans « Combats » un appel public pour l'enrôlement des miliciens dans la Waffen-SS. Il entre dans le gouvernement de Vichy comme secrétaire général du maintien de l'ordre le 30 décembre 1943. En janvier 1944, son autorité s'exerce sur l'ensemble des forces de police. Il est habilité à créer des cours martiales. Le 13 juin 1944, Darnand est nommé secrétaire d'Etat à l'Intérieur. C’est lui qui, le 7 juillet 1944, ordonne l’exécution de Georges Mandel.

Le 6 août 1944, au moment où les forces alliées débarquent en Normandie, Pétain lui adresse une lettre où il prend ses distances avec la Milice et dénonce les débordements de cette dernière. Après la libération de Paris, Darnand se réfugie à Belfort avec quelques miliciens fidèles puis participe à la « commission gouvernementale » de Sigmaringen. Dans son repli aux côtés de l'occupant, il entraîne les miliciens les plus fanatiques au sein de la division Charlemagne où il n'exerce plus aucun commandement et ne combat même pas.

Avec un bataillon de miliciens, il part en mars 1945 en Italie combattre les partisans. Il y est arrêté le 25 juin par un service spécial anglais et remis à l'armée française. Jugé, il est condamné à mort et exécuté le 10 octobre 1945.

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