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Biographie: Schindler Oskar(1908-1974)

Oskar Schindler naît le 28 avril 1908 à Zwittau (ancien territoire des Sudètes). Son père y possède une fabrique d’engins agricoles. La famille fait partie de la population catholique d’expression allemande. Après l’annexion des Sudètes, Schindler adhère à la NSDAP. En septembre 1939, peu après l’entrée des troupes allemandes en Pologne, il se rend à Cracovie, car de nouveaux marchés s’ouvrent aux industriels et commerçants allemands dans ces nouveaux territoires. Les biens des quelques 60 000 Juifs de la ville sont rapidement confisqués et de nombreux commerces et usines sont repris par des Allemands.

Avec l’appui de quelques personnalités bien placées, Schindler acquiert deux anciennes fabriques juives dans lesquelles étaient produits des ustensiles en émail. Il gère l’un des ateliers pour le compte de l’administration allemande des territoires occupés, et le second pour son propre compte. Celui-ci se trouve à Zablocie, hors de la ville. Son assistant y est Isaac Stern, un comptable juif. La production d’ustensiles en émail pour le compte de la Wehrmacht constitue la base de son succès industriel. Déjà en janvier 1940, 250 Polonais et 7 Juifs travaillent pour Schindler. Deux années plus tard, son usine emploie 370 Juifs du Ghetto de Cracovie et 430 non juifs !

Schindler adapte bientôt sa vie et son train de vie sur ses revenus : il devient rapidement un hôte des réceptions et des fêtes des SS au cours desquelles il rencontre des officiers supérieurs et sait parfaitement utiliser son entregent et son sens des affaires. Mais malgré cela, il continue à traiter ses juifs de manière humaine. Il remarque naturellement la brutalité avec laquelle les Juifs du ghetto sont traités. Ce qui change ses opinions au sujet des SS et des Juifs. A partir de là, il tente d’aider « ses » juifs à pourvoir surmonter cette dure épreuve. Il n’hésite pas à utiliser son argent et risquer sa vie. Le fait que son activité économique était essentielle à la guerre sera un facteur très important pour la réussite de son projet humanitaire, pour le soutien qu’il apporte à « ses » Juifs. Chaque fois que ses ouvriers sont menacés de déportation, il saura obtenir pour eux des autorisations exceptionnelles. Il saura même faire passer des femmes, des enfants et même des handicapés pour des ouvriers indispensables à la poursuite de son activité, et ainsi les sauver.

Lorsque le ghetto de Cracovie est liquidé en mars 1943, la SS expédie beaucoup de Juifs dans le camp de Plaszow. Schindler a de bonnes relations avec Amon Göth, le commandant sadique du camp. Il peut ainsi obtenir de poursuivre une partie de son activité industrielle à Zablocie, en dehors du camp. 900 personnes y travaillent, principalement des Juifs. Ils seront épargnés de l’horreur du camp. En octobre 1944 l’Armée Rouge approche. Schindler réussit à obtenir de déplacer son entreprise à Brünnlitz (Dans les Sudètes) avec matériel et presque tout son personnel. Car une partie de « ses » Juifs avait été envoyée à la mort par les SS à Groß-Rosen et Auschwitz. Schindler s’emploie, réussit à les arracher à une mort certaine et les ramène des deux camps. Ainsi 1 100 Juifs partent avec Schindler alors que les 20 000 Juifs de Plaszow prennent le chemin des chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau.

A Brünnlitz les Juifs sont traités le plus humainement possible, ce qui ne fut pas facile : l’usine, transformée en camp, est sous le contrôle des SS que dirige le SS-Obersturmführer Josef Leipold, le même qui avait commandé puis liquidé le camp de travail de Budzyn près de Lublin. Vers la fin de la guerre passe un train de marchandise avec un wagon dans lequel 120 juifs du camp de Goleszow (un camp annexe d’Auschwitz) attendent d’être livrés à Svitavy. Ils viennent de passer 7 jours sans manger ni boire et meurent de froid. Emilie Schindler obtient des SS qu’ils les laissent à Brünnlitz. Son mari persuade les autorités qu’il a besoin de bras dans ses ateliers. Les Juifs sont sauvés. Schindler obtient même que les 13 juifs morts du convoi soient enterrés selon le rite israélite et non incinérés dans les fours de la fabrique

Dans les derniers jours de la guerre, Schindler assiste à la faillite de son entreprise et s’enfuit pour l’Allemagne. Plus tard il émigre en Amérique du Sud où il est aidé et par des organisations d’entraide juive et des survivants de la shoah. De 1961 à sa mort, il visitera 13 fois Israël, toujours le bienvenu auprès des « Juifs de Schindler ». Oskar Schindler meurt en octobre 1974 à Hildesheim. Sa dépouille mortelle est inhumée à Jerusalem. Le 18 juillet 1967 le Yad Vashem le déclare « Juste parmi les nations ». Cet honneur est aussi accordé le 24 juin 1993 à sa veuve Emilie Schindler.

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