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Biographie: Rommel Erwin(1891-1944)

(Heidenheim, Souabe, 1891 - Herrlingen, près d’Ulm, 14 octobre 1944). Cet officier se fait remarquer dès la Première Guerre mondiale sur différents fronts (français, roumain, italien) : il est décoré de la Croix de fer et de la plus haute récompense militaire de Prusse. Après des études à Tubingen, il suit avec intérêt l’ascension du nazisme, appartient à la SA et intègre de nouveau l’armée lorsque Hitler arrive au pouvoir. Il est alors chargé d’assurer la liaison entre l’armée et les mouvements de jeunesse. Commandant d’un bataillon à Goslar, inspecteur en chef à l’Ecole de guerre de Dresde il commande le quartier général du Führer (1939). Après le début des hostilités, il fait à la tête de la 7è division blindée, une percée jusqu’à l’Atlantique sur le front occidental.

Chef de l’Afrikakorps allemand en Libye (il y gagne le surnom de « Renard du désert ») à partir de février 1941, il devient le général allemand le plus populaire de la Seconde Guerre mondiale, parce que ses brillants succès de tacticien, malgré l’infériorité numérique des Allemands, sont soulignés par la propagande nationalsocialiste. Au début de 1942, la réputation de Rommel se trouve à son zénith, Hitler, qui l’a nommé feld-maréchal et sur lequel il « exerce une influence presque hypnotique », lui laisse les mains totalement libres. Aussi, en « tacticien dénoué de toute stratégie », contre tous les avertissements du haut commandement allemand et italien, sans avoir assuré son ravitaillement et reportant la conquête de Malte, la base britannique la plus importante, il avance vers l’Egypte, rêvant d’une percée jusqu’aux puits de pétrole perse. La place d’El-Alamein s’avère imprenable (octobre 1942), ce qui bouleverse sa réputation comme son attitude mentale. Il se rend compte que l’Afrique est perdue pour l’Allemagne, mais Hitler rejette abruptement sa proposition d’abandonner l’Afrique à temps.

Aussi Rommel qui, au printemps 1943, dirige le groupe d’armée de Tunis, puis un groupe d’armée au nord de l’Italie et, à partir de décembre 1943, le groupe d’armée B dans le nord de la France, toujours davantage pénétré par l’idée que la situation de l’Allemagne dans la guerre est sans issue, se transforme-t-il finalement en adversaire du dictateur, prêt à sacrifier sans scrupule le peuple allemand. Peu favorable à un attentat, il plaide pour l’arrestation et la mise en jugement d’Hitler, mais tente encore, à l’été 1944, au cours d’une discussion franche, de l’amener à des concessions et à accepter des négociations de paix.

Le 18 juillet 1944, il est grièvement blessé et, à peine rétabli, compromis dans l’attentat malheureux de Stauffenberg (20 juillet), il est placé par Hitler devant l’alternative suivante : être condamné pour haute trahison ou simuler une mort naturelle en s’empoisonnant ; il choisit la dernière solution et aura droit à des funérailles nationales.

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