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Biographie: Papen Franz von(1879-1969)

Franz von Papen naît à Werl en Westphale le 29 octobre 1879. Il apparaît sur la scène politique comme attaché militaire à Mexico et à Washington (1913-1915), d’où il est expulsé pour espionnage. Il termine la guerre en Turquie comme lieutenant colonnel de la 4è armée de Palestine.

A la fin de la guerre il entre au parti du Centre (Zentrum) où il représente l’aile droite et est élu de 1920 à 1928 et après 1930, député du Land de Prusse. Président du Conseil d’administration de l’organe central Germania, il représente l’aile centriste à tendance très aristocratique ; officier d’état-major, cavalier passionné et membre éminent du « Club des Hommes », lieu où s’échangent des opinions conservatrices, il entre rapidement en relation avec Hindenburg et réussit à gagner sa confiance.

Le 1 juin 1932 il devient le successeur de Brüning au poste de chancelier du Reich. Il doit sa nomination au général von Schleicher, qui espère faire un porte-parole docile de ce dilettante. Von Papen défend un gouvernement autoritaire, monarchiste et antiparlementaire. Mais il est uniquement soutenu par les nationaux allemands et en désaccord avec son parti, le Zentrum, très irrité par la chute de Brüning. Dès le 4 juin, il dissout le Reichstag à majorité républicaine. Le résultat des nouvelles élections ne fait aucun doute et, le 31 juillet, elles marquent la fin d’un Reichstag à majorité républicaine ; les partis du centre essuient de sévères échecs tandis que les nationaux-socialistes deviennent le parti majoritaire du Reich avec 230 sièges sur 608.

Papen gouverne avec le seul soutien de Hindenburg, et forme un cabinet dont tous les ministres ont été remplacés par ses pairs, le fameux « cabinet des barons ». Le 20 juillet 1932, Papen destitue le gouvernement prussien de Braun et Severing et prend la direction des affaires politiques comme haut-commissaire du Reich, s’attirant ainsi l’hostilité des sociaux-démocrates. Il réussit à faire aboutir, lors de la conférence de Lausanne, l’annulation du paiement des réparations de guerre obtenue par Brüning mais il échoue à réprimer le nazisme et à freiner l’ascension au pouvoir de Hitler en le faisant entrer au gouvernement. Après quelques concessions (il lève l’interdiction pesant sur les SA, il offre le poste de vice-chancelier à Hitler), il décide finalement d’utiliser la force contre le nazisme et le communisme. En neutralisant le Reichstag, il tente avec autorité d’imposer une réforme de la Constitution, en faisant appel si nécessaire à l’armée et à la police, pour repousser la menace d’une dictature nazie.

Mais ses plans sont contrecarrés par Schleicher, qui se sépare de plus en plus de Papen à la suite de l’intégration ratée des nazis dans le gouvernement, et lui refuse le soutien de l’armée. Le 3 décembre 1932, Hindenburg se voit forcé contre son gré de le congédier. Le rôle que Papen continue à jouer, après son départ, comme homme de confiance de Hindenburg, se traduit par la chute de son successeur Schleicher. Il organise la rencontre entre Hindenburg et Hitler (entrevue du 4 janvier) et soutient la candidature d’Hitler au poste de chancelier. En tant que vice-chancelier et haut-commissaire du Reich en Prusse, il surestime son influence et croit pouvoir garder le contrôle du nouveau gouvernement.

Lorsqu’il reconnaît son erreur, il dénonce publiquement la montée du nazisme dans son célèbre discours de juin 1934 à Marbourg ; bien que deux de ses plus proches collaborateurs (Jung et Bose) trouvent la mort le 30 juin, pendant la « Nuit des longs couteaux », il ne se retire pas complètement de la vie politique mais accepte le poste d’ambassadeur à Vienne (1934-1938), puis en Turquie (1939-1944).

En 1946, il est acquitté lors des procès de Nuremberg, mais est condamné par la Chambre d’épuration, un tribunal allemand, à huit ans de travaux forcés (1947), pour être finalement libéré en 1949. Il meurt à Obersasbach en Bade-Wurtemberg, le 2 mai 1969.

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