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Biographie: Niemöller Martin(1892-1984)

(Lippstadt, 1892 - Wiesbaden, 1984). Le nom de Niemöller est étroitement lié à la résistance de l’Eglise protestante au nazisme. Cet ancien commandant de sous-marin pendant la Première Guerre mondiale, originaire d’une famille de pasteurs, pense d’abord reprendre en 1918 une ferme dans sa Westphalie natale, puis choisit la voie des études théologiques.

Niemöller va devenir l’un des opposants les plus déterminés au mouvement qu’il a accueilli favorablement dans les années 20, alors qu’il était partisan des nationaux-allemands, avant d’en reconnaître tout le caractère « démoniaque ». Contrairement à l’Eglise catholique dont les structures solides empêchent pratiquement toute intrusion d’éléments étrangers à la foi, les communautés évangéliques sont en butte aux ordres de ralliement pseudo-chrétiens de Hitler. Le « Mouvement de foi des Chrétiens allemands » qui prône un christianisme héroïque fondé sur le sang et la race, se propage rapidement à partir de 1933. Hitler va tenter d’unifier l’Eglise et l’Etat, aidé de son homme de confiance, Ludwig Müller avant de l’abandonner par la suite. Il fallait donc s’opposer aux détenteurs du pouvoir sans être soutenu par la hiérarchie. Niemöller est le premier à jouer ce rôle : en septembre 1933, il suscite la création de l’« Association des pasteurs en détresse », qui devait par « un engagement total et inconditionnel » combattre toute atteinte à la confession évangélique et aider matériellement les frères opprimés. En mars 1934 se tient la grande Confession de Barmen avec le célèbre « Manifeste théologique » dirigé contre les « Chrétiens allemands » et la création de «l’Eglise confessante ». Le noyau de la résistance est Berlin-Dahlem où Niemöller est pasteur à partir de 1931.

Son refus des compromis liés à un tempérament ardent fait qu’à plusieurs reprises il outrepasse publiquement les limites entre religion et politique à tel point que son arrestation le 1er juillet 1937 ne surprend personne. Peu après, des centaines de pasteurs iront en prison ; déjà en 1935, 700 religieux ont été arrêtés pour avoir dénoncé en chaire les idées de tendance nationale et raciste ainsi que l’engouement pour une domination à l’échelle mondiale. Au cours d’un procès qui fait grand bruit, les juges reconnaissent que Niemöller n’a rien d’un traître à son pays et le condamnent seulement à sept mois de détention et à une amende. Mais ensuite, il est déporté au camp de Sachsenhausen puis de Dachau comme « prisonnier privé » de Hitler (1937-1945). D’autres partisans de l’Eglise confessante prennent alors la direction de l’Eglise évangélique : Bonhoeffer et surtout Theophil Wurm, évêque du Land de Wurtemberg.

En 1945, Niemöller, un des rares survivants des prisonniers éminents, recouvre la liberté. En 1961, il est élu à New Delhi coprésident du Conseil mondial des Eglises. Malgré les controverses, son image reste celle d’un homme qui, a selon les termes de l’évêque berlinois Dibelius, « consacré avec détermination toute son existence au service de sa foi et d’une Eglise juste ».

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