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Biographie: Hindenburg Paul von Beneckendorff und von(1847-1934)

Fils d’un junker prussien et d’une mère issue de la bourgeoisie, Hindenburg (Posen - Poznan, Pologne, 2 octobre 1847 - Neudeck, Prusse orientale, 2 août 1934) entre à l’Ecole des cadets malgré sa santé fragile, participe aux guerres de 1866 et 1870-1871 en tant que jeune lieutenant, et fait une brillante carrière d’officier jusqu’au grade de général de corps d’armée. Il prend sa retraite en 1911, à l’âge de 64 ans.

Au début de la Première Guerre mondiale, il est nommé le 22 août 1914 commandant en chef de la 8è armée ; il écrase les Russes, pourtant plus nombreux, à Tannenberg puis aux lacs de Mazurie ; il a pour chef d’état-major Ludendorff. Hindenburg, jusqu’alors inconnu du public, entre dans la légende après cette « nouvelle bataille de Cannes ». Promu commandant en chef du front oriental et « Feldmarschall » en novembre 1914, il est nommé chef d’état-major le 29 août 1916 avec Ludendorff à l’intendance générale, jouant pratiquement le rôle de commandant en chef de l’armée.

Sous l’influence de Ludendorff et face à la faiblesse de l’Etat, il se voit amené à prendre de plus en plus de décisions politiques ; mais les revendications de l’époque, qui appellent de leurs vœux une monarchie parlementaire, lui demeurent étrangères. Le revers des opérations de l’été 1918 sur le front ouest et la contre-offensive des Alliés, qui oblige fin septembre le commandement suprême de l’armée à un armistice précipité, révèlent l’échec d’une politique militaire trop rigide et entraînent la destitution de Ludendorff. Hindenburg conseille à Guillaume II de s’exiler en Hollande (provisoirement, selon ses projets) et dirige pour finir le rapatriement de l’armée, dont il ne quitte le commandement qu’après la signature du traité de Versailles. Mis à la retraite, il reste la personnalité la plus populaire de la vieille Allemagne.

A la mort du président Ebert, en 1925, les partis de droite unis demandent à Hindenburg d’être leur candidat ; il accepte, mais à contrecoeur, et il est élu président du Reich devant Wilhelm Marx, le candidat du Zentrum (14,7 contre 13,8 millions de voix). S’il se considère comme administrateur du Reich et gardien de la monarchie, il n’en est pas moins attaché au serment prêté à la République. A la grande déception des groupes nationalistes et de la noblesse, il ne s’oppose pas à la politique de réconciliation de Stresemann. Avec la crise économique mondiale, qui s’accompagne de la montée rapide des partis extrémistes, il se voit obligé, au début des années 1930, de s’immiscer de plus en plus dans la politique gouvernementale, qui lui reste pourtant foncièrement étrangère. Il soutient par son autorité le gouvernement présidentiel de H. Brüning, conservateur catholique, qui essaie d’enrayer la crise avec des lois d’urgence tolérées par le Parlement.

Les nouvelles élections présidentielles du printemps 1932 prouvent l’énorme popularité de Hindenburg, dernier rempart face à l’assaut national-socialiste. C’est ainsi qu’à 82 ans, considéré comme « le seul président qui puisse arrêter Hitler », il est élu président du Reich par les partis du centre et la gauche modérée. Mais il les déçoit en abandonnant soudain, en mai 1932, son chancelier qu’il avait jusqu’alors soutenu : sous l’influence de son entourage, sorte de camarilla réactionnaire, il rejette la politique agraire de Brüning à l’est ainsi que l’interdiction des groupes de défense nationaux-socialistes. C’est le début de la fin pour la République de Weimar, à laquelle l’arrivée de Hitler au pouvoir donne le coup de grâce. Après l’échec des gouvernements présidentiels de von Papen et de Schleicher, Hindenburg ne peut plus refuser la Chancellerie au dirigeant du parti le plus puissant.

Le 30 janvier 1933, il charge à contrecoeur le « caporal bohémien », qu’il avait empêché peu de temps auparavant d’accéder au gouvernement, de former un cabinet de coalition des partis de droite. Hindenburg est déjà gravement malade quand naît le IIIè Reich. Durant les dernières semaines de sa vie, les événements (la mise au pas de l’Eglise, la « nuit des Longs Couteaux » du 30 juin 1934) prouvent qu’il n’est plus en mesure de prendre des décisions assez fermes pour faire barrage à la dictature. Sa mort marque la fin de l’Etat de droit, et le début de la domination de Hitler sur l’Allemagne.

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