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Biographie: Clauberg Carl(1898-1957)

Karl Clauberg voit le jour en 1898 à Wuppertal à proximité d'Essen. Il grandit dans une famille assez modeste qui tire ses revenus du travail d'artisan du père. Pendant la Première Guerre Mondiale, il sert dans un régiment d'infanterie de ligne. A son retour, il reprend le fil de ses études secondaires, passe brillamment son « Abitur » et entame sa médecine. Son cursus universitaire le conduit à Kiel, puis à Hambourg et enfin à Graz. C'est en 1925 qu'il devient docteur en médecine. Gynécologue et obstétricien, il occupe le poste de chef de service à la clinique de Kiel.

En 1933, il rejoint les rangs du parti national-socialiste, dont il devient un fervent militant. Ses efforts sont bientôt récompensés par l'attribution d'un grade dans la SS ainsi que par la remise du badge nazi en or, réservée aux militants les plus méritants. En 1937, il devient professeur de gynécologie à la faculté de Königsberg. Il mène de nombreuses expériences médicales sur des animaux puis des humains, mettant au point des traitements contre la stérilité féminine ainsi que le fameux « Test de Clauberg ».

Parallèlement, il est chef de clinique dans les hôpitaux pour femmes de Knapp et de Sainte-Hedwig, ce qui lui assure de confortables revenus. Sa notoriété prend encore plus d'ampleur avec la publication de plusieurs essais médicaux. En 1942, il est contacté par le Reichsführer-SS Heinrich Himmler qui s'intéresse à ses travaux. Les deux hommes s'entendent parfaitement bien et s'apprécient mutuellement. Himmler propose à Clauberg de mettre au point un sérum pour stériliser les femmes. Karl Clauberg accepte.

En décembre 1942, le nazi part pour le camp d'Auschwitz. Sur place, il s'installe dans le Bloc n°10 surnommé Bloc « Clauberg ». Très vite les tests du médecin nazi commencent. Sans anesthésie, Clauberg et ses sbires (dont le nazi Johannes Goebel) injectent d'importantes quantités de produits toxiques, notamment des acides, dans l'utérus de ses cobayes. Les effets du « traitement » sont affreux, ces femmes endurent les pires souffrances. Elles sont tziganes ou bien juives, venant des Pays-Bas ou de Grèce, toutes mères de familles et âgées de 20 à 40 ans. La douleur est parfois telle qu'elles décèdent à la suite d'arrêt cardiaque mais souvent les malheureuses finissent dans les chambres à gaz du camp. Pour Clauberg le coût humain est négligeable et d'ailleurs, jour après jour, des convois ferroviaires lui amènent son lot de cobayes humains, des « Untermenschen »... Régulièrement, l'équipe de Karl Clauberg procède à l'ablation des ovaires de ses victimes afin d'étudier les effets des acides.

Parallèlement, le professeur suit de près les travaux du nazie Horst Schumann qui travaille sur la stérilisation aux rayons X. Clauberg ne dédaigne pas à utiliser les installations de son confrère... Au sein même du camp, Clauberg est détesté par l'administration du KL et les autres médecins. Plusieurs témoins le décrivent vulgaire, sans scrupules, prétentieux. Au fil des mois et de ses expériences, il sombre dans l’alcoolisme et la violence. Mais il garde la confiance absolue de Himmler. En juin 1943, malgré ses échecs et la mort d'environ 300 femmes, il fait un rapport élogieux de ses travaux auprès de Himmler, assurant ce dernier qu'il est proche du but. A la fin de l'année 1944, le SS-Gruppenführer Clauberg quitte le Bloc n°10, fuyant l'avance de l'Armée Rouge. Lui et une partie de son équipe se replient sur Ravensbrück où il poursuit ses expériences médicales. Mais la progression des armées alliées le contraint à fuir à nouveau.

On retrouve Clauberg dans le Schleswig-Holstein, où il est interpellé par les alliés le 08 juin 1945. Il est remis aux forces soviétiques. Ramené en U.R.S.S, il est jugé en 1948 et condamné à 25 années d'emprisonnement dans un goulag.

Pourtant, en 1955, il bénéficie des accords germano-soviétiques portant sur le rapatriement des prisonniers et rentre libre en RFA... il s'installe à Kiel, allant jusqu'à souligner l'intérêt scientifique de ses expériences pour le progrès médical. En novembre 1955 une association de juifs allemands dépose plainte contre lui. Arrêté par la police, il est à nouveau jeter en prison, attendant on procès. Malade, il est transféré dans un hôpital carcéral et décède en août 1957, quelques semaines avant de comparaître devant la justice ouest-allemande.

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