Le ghetto de Rzeszow

1. Les débuts de l’occupation

La ville de Rzeszow (Reishe en Yiddish, srunommées « La petite Jérusalem ») se situe dans le sud-est de la Pologne, à environ 150 kilomètres à l'est de Cracovie. La communauté juive s’installe dans la ville au XVè et se développe fortement, et à la veille de la guerre, 15.000 juifs habitent la ville, soit plus d'un tiers de la population totale. Les premières bombes allemandes tombent sur la ville le 6 septembre 1939 et Rzeszow est occupée par l'armée allemande quatre jours plus tard. Les Juifs tentent de se sauver vers l'est pour échapper aux envahisseurs ; avec les villes et villages environnants, ils sont environ 7.000. Mais la plupart reviennent après quelques jours d’errance.

La persécution des Juifs commence presque immédiatement. Lors de leur entrée dans la ville, les troupes allemandes sont relativement amicales vis-à-vis des habitants, distribuant cigarettes et bonbons. Mais cinq jours plus tard, lors des grandes fêtes juives de Rosh Hashanah (nouvelle année) et de Yom Kippur (jour du Grand Pardon), des hommes juifs portant leurs châles de prière sont conduits depuis les synagogues de la ville vers le fleuve Wislok, où beaucoup sont noyés ou battus à mort.

En septembre la plupart des synagogues sont détruites. Des juifs sont forcés de nettoyer les rues. Le vieux cimetière juif, situé près du centre ville, est démoli par les Juifs, obligés de démolir les murs et de casser les pierres tombales, qui serviront à paver les rues. Le cimetière démoli servira plus tard de place de rassemblement pour les déportations.

La ville est incorporée au « Generalgouvernement ». En octobre un Judenrat est constitué, dirigé par Kleinmann. En même temps est créé l'Ordnungdienst, la police juive, forte de 25 hommes et dirigée par un ancien officier polonais de Lodz, Gorelik. Le 26 octobre, un ordre signé de Hans Frank, exige de tous les mâles juifs âges de 14 à 60 de s'inscrire pour le travail forcé. Puis, avec effet au 1 décembre 1939, tous les Juifs du Generalgouvernement sont tenus de porter sur leur bras droit une bande blanche d’au moins 10 centimètres de large, avec une étoile de David. Les magasins juifs sont « identifiés » par l'étoile juive. Vers la fin de 1939 il y a 10 camps de travail forcé dans la région de Rzeszow. L'aéroport militaire au nord de la ville est le principal lieu de travail pour les « esclaves juifs » dans la région. En mai 1940 de nombreux appartements juifs sont confisqués et les Juifs n’ont plus le droit d'utiliser les rues principales de la ville, Trzeciego Maja et Zamkowa. Un peu plus tard, plusieurs centaines de Juifs de Rzeszow sont envoyés dans les camps de travail établis à Pustkow (près de Debica), Jaroslaw et Lipie (près de Nowy Sacz).

Aux premiers jours de janvier 1940, un nouveau Kreishauptmann (chef de zone) est nommé dans la ville : c’est le SS -Sturmbannführer Heinz Ehaus, connu comme le bourreau des Juifs et des Polonais à Nisko, où il était Landkommissar à partir du 30 septembre 1939. Le « Kommissar » de la ville est Hueller et le chef de Gestapo Hans Mack. Le « Judenreferat » (section juive) de la Gestapo est dirigé par Adolf Schuster ; ses adjoints sont Clemenz Burmester et Kurt Dannenberg. La Gestapo nomme successivement commandants du ghetto de Rzeszow le SS-Hauptscharführer Bacher, le SS -Oberscharführer Kurt Schupke, (qui avait servi plus tôt au KZ Buchenwald et qui sera plus tard, en septembre 1944, nommé commandant du KZ Plaszow) et le SS-Unterscharführer Georg Oester.

En janvier 1940, Kleinmann et d'autres membres du Judenrat sont exécutés place du marché parce qu’ils sont incapables de fournir un nombre insuffisant de travailleurs forcés (selon les archives de Ringelblum) ; Benno (Bernard) Kahana, l’adjoint de Kleinmann, est nommé à la tête du nouveau Judenrat.

2. La création du ghetto

Entre décembre 1939 et janvier 1940, 6.000 à 7.000 juifs sont été expulsés du Warthegau et de Haute Silésie à Rzeszow ; parmi eux 1.800 Juifs de Lodz et 1.224 de Kalisz. Il y a également 630 émigrés d'Allemagne arrivés en 1938 - 39. En même temps, plusieurs milliers de Juifs, résidents de la ville et réfugiés, quittent Rzeszow pour Varsovie, pour la Pologne Soviétique occupée ou pour d’autres lieux dans le Generalgouvernement. Mais seule une poignée parviendra à franchir la frontière légalement. En juin 1940 le nombre de Juifs à Rzeszow tombe à 11.800, dont 7.800 résidents d'avant-guerre. Mais il y a aussi de nombreux Juifs dans les environs de Rzeszow, comme à Blazowa (931 dont 139 réfugiés), Czudec (428 dont 33 réfugiés), Glogow (806 dont 87 réfugiés), Kolbuszowa (1.427 dont 700 réfugiés), Lancut (900 dont 502 réfugiés), Niebylec (570 dont 20 réfugiés), Ranizow (620 dont 63 réfugiés), Sedziszow (110 dont 81 réfugiés), Sokolow M. (1.700 dont 186 réfugiés), Strzyzow (1.238 dont 174 réfugiés), Tyczyn (500 dont 140 réfugiés), Zolynia (700 dont 103 réfugiés), Lezajsk (500).

Le 17 février 1941 la ville est renommée Reichshof. Rzeszow accueille une importante usine de moteurs d'avions, installée dans les bâtiments d'une usine d'avant-guerre saisie par les Allemands. L'usine est divisée entre la « Flugmotorenwerke Reichshof Gmbh » qui fait partie de l’empire industriel Henschel de Kassel et la « Mercedes Benz ». En 1941 les deux compagnies emploient environ 2.000 personnes, dont plus de 600 juifs possédant une formation technique de pointe. Les prisonniers portent des habits civils ; l'hygiène et l'approvisionnement en nourriture sont relativement bons. Par conséquent, le taux de mortalité au camp est relativement bas.

Le reclassement des juifs dans le futur ghetto commence à partir de juin 1941. Le ghetto est entouré de barrières en bois et de murs de 3m de haut. Les entrées restent ouvertes. Un nouveau Stadtkommissar est nommé, un fanatique nazi, Albert Pavlu, qui tuera personnellement un certain nombre de juifs avant même que les déportations ne commencent. En décembre 1941 les juifs doivent remettre toutes leurs fourrures. Le 17 décembre le ghetto est officiellement créé

Le 17 décembre un décret établit un ghetto à Rzeszow et le 10 janvier 1942 le ghetto est clôturé, emprisonnant environ 12.200 Juifs, dont plus de 3.000 expulsés de Pologne occidentale. La surpopulation, la famine et le manque d'équipements hygiéniques entraînent d’inévitables épidémies, tuant des centaines de personnes. Souvent, la police effectue des « descentes » meurtrières dans le ghetto, comme le 30 avril 1942 (35 personnes assassinées) ou le 12 mai (250 des juifs de la prison de Rzeszow assassinés dans la forêt de Nowa Wies).

3. La concentration

Le processus de concentration de la population juive de la région commence dès mars 1941. Tous les Juifs des petits villages ont ordre de rejoindre les ghettos des villes les plus proches, abandonnant presque tous leurs biens. Des Juifs arrivent au ghetto de Tyczyn où ils sont brutalement battus et dépouillés ; puis entre le 25 et le 27 juin, de Tyczyn, ils ont reclassés dans le ghetto de Rzeszow. Durant ce reclassement, de nombreux sont battus, certains sont tués et d’autres exécutés au cimetière juif local. En automne 1941 les Juifs de Kolbuszowa sont transférés dans le ghetto de Rzeszow ; leur ghetto sera fermé en février 1942. A Sokolow Malopolski le ghetto, formé en avril 1942, est liquidé en juin 1942 : ses 3.000 habitants sont transférés à Rzeszow ; 28 personnes sont tuées en cours de transfert. Suivent les Juifs du ghetto de Glogow Malopolski début juillet 1942 ; une partie d’entre eux est exécutée dans la forêt de Rudna, située entre Rzeszow et Glogow. Ceux du ghetto de Strzyzow, sont reclassés à Rzeszow les 26 avril et 9 juin, ceux de Blazowa le 26 juin. Vers la fin juin 1942, tous les juifs des villes plus petites comme Majdan Kolbuszowski, Czudec, Niebylec, et Staniszewska, et certains de Lancut, Sedziszow Malopolski et des petits villages près de Rzeszow sont transférés dans le ghetto de Rzeszow. Aussi, la population du ghetto atteint environ 23.000 personnes. En juin 1942, la « gestion » de cette population juive est transférée à la police et aux SS. Immédiatement, début de juillet, les SS imposent au ghetto de Rzeszow une amende de 1.000.000 de zlotys.

4. Les déportations

Entre le 7 et le 19 juillet 1942 a lieu la première « Aktion ». Tôt le matin du 7 juillet, les résidants de la partie sud du ghetto doivent se réunir sur le « Sammelplatz » (l'ancien cimetière juif) où lieu une sélection. Ceux qui sont aptes pour le travail reçoivent une carte de travail spéciale. Puis la police se déploie dans le ghetto. 2.000 personnes âgées et malades sont emmenées dans la forêt voisine de Glogow où ils sont exécutés. Un groupe de Juifs est transféré à l’usine « Flugmotorenwerk » à Lisia Gora. 4.000 Juifs partent à pied pour la gare de Staroniwa, embarqués dans des wagons à bétail (100 à 120 personnes par wagon) et expédiées à Belzec, où ils sont immédiatement gazés. La marche vers la gare se déroule avec un brutalité peu commune : les gens sont battus, matraquée et beaucoup sont exécutés sous les yeux de la population locale, notamment des civils allemands qui protesteront officiellement par la suite… 236 personnes sont exécutées dans les rues du ghetto, 42 sur le chemin de la gare. Les Juifs qui ont inhumés les corps dans le cimetière juif de Czekaj sont également exécutés. Parmi les bourreaux se trouvent Pavlu et Mack.

Le convoi suivant pour Belzec quitte la gare de Staroniwa le 10 juillet. Après sélection sur le Sammelplatz, 500 personnes âgées sont traînées dans la forêt de Glogow pour exécution. Les autres partent à pied pour la gare. Après les protestations des Allemands du cru, cette marche est beaucoup moins brutale. Le Judenrat est obligé de régler la facture du transport. Deux autres convois partent de Staroniwa les 14 et 19 juillet. Les sources diffèrent quant au nombre des déportés : entre 18.000 et 21.000. Comme environ 4.000 Juifs restent dans le ghetto après les déportations de juillet, on peut supposer que le chiffre de 20.000 victimes correspond au mieux à la réalité, en y incluant les Juifs assassinés dans la forêt de Glogow et dans le ghetto même.

Le ghetto est considérablement réduit après cette déportation, avant que n’arrive fin juillet un groupe de juifs du ghetto de Debica. Le 7 août, une nouvelle « Aktion » a eu lieu, qui transfère approximativement 1.000 femmes et enfants au camp de transit et de travail forcé de Pelkinie près de Jaroslaw dans la zone de Lwow (il y avait déjà 10.000 juifs de Lezajsk, de Lancut, de Zolynia, de Radymno et d'autres villages dans ce camp de transit). Après qu'un bref séjour, les prisonniers sont envoyés à Belzec. Le 25 octobre, un groupe de 120 juifs du ghetto liquidé de Glogow Malopolski arrivent à Rzeszow. Une autre « Aktion » a lieu le 15 novembre 1942. Tous les Juifs sont rassemblés sur l'Appellplatz de la rue de Baldachowka où une choix a lieu : 2.000 Juifs sont été envoyés à Belzec. Durant l’opération, la police de sécurité sous les ordres de Paul Lehmann recherche les enfants dans le ghetto. Ceux qui sont découverts siont tués séance tenante.

5. Le ghetto A et le ghetto B

Après cette dernière Aktion ne restent pas plus de 3.000 juifs dans le ghetto, dont la taille est encore réduite et qui est divisé en deux camps séparés. La section à l'est de la rue de Baldachowka, appelée « camp A », devient un camp de travail forcé alors que le « camp B », à l'ouest de la rue de Baldachowka, loge les familles des travailleurs. Le ghetto A est subordonné au bureau du SSPF Scherner de Cracovie, et non au bureau de police de Rzeszow. Le premier commandant du camp est le SS Hauptscharführer Bacher, un sadique. Les hommes et les femmes sont séparés et le camp est organisé comme un camp de concentration. Certains des 2.000 prisonniers (ceux avec l’insigne « W ») travaillent hors de du camp pour différents ateliers de la Wehrmacht. Il y a également un groupe travaillant pour l’« Ostbahn ». Quelques Juifs travaillent dans les ateliers du ghetto sous le commandement d'Eintracht.

Bacher commande jusqu'en mars 1943, puis, après un conflit avec le Gestapo locale, il est muté dans le camp de Szebnie. Il est remplacé le SS Hauptscharführer Kurt Schupke. Le ghetto B, (appelé « Schmelzghetto »), est géré par la Gestapo de Rzeszow et le Judenrat y fonctionne toujours. Les familles des ouvriers du ghetto A y vivent ainsi que les nouveaux arrivants. Le 15 décembre arrive un groupe de 600 juifs du ghetto de Krosno et le 14 décembre un groupe de 170 prisonniers du camp de travail de Dukla.

Le 23 mars 1943, plus de 20 prisonniers de l’atelier Ostbahn sont exécutés. Bientôt, le groupe entier est dissous. En même temps un petit groupe de prisonniers de camp de Biesiadka (menuiserie) revient au ghetto. Les mois suivants la plupart des prisonniers du ghetto A de Rzeszow sont transférés dans d'autres camps, principalement à Szebnie près de Jaslo et à Stalowa Wola. Le 23 juillet 1943, après la dernière évacuation sur le KL Plaszow, il reste 416 prisonniers, dont 50 Juifs de Rzeszow. Un nombre inconnu de juifs sont envoyés au camp de Debie, où tous sont probablement exécutés. 110 prisonniers de Rzeszow sont été transportés au camp de Pustkow puis, après sa liquidation, à Auschwitz, au KL Mauthausen et au KL Gusen. Un groupe de juifs du « Flugmotorenwerk » de Lisia Gora est évacué à Plaszow. 60 juifs de camp de Huta Komorowska (menuiserie) sont amenés à Rzeszow où il sont exécutés. Le reste des ouvriers de Huta Komorowska est exécuté dans la forêt de Glogow en été 1943.

6. La liquidation

Le 4 septembre 1943, la plupart des détenus du camp A sont déplacés au camp de travail de Szebnie près de Jaslo, à 129 kilomètres de sud-est d'Auschwitz. Début novembre, quelques 700 de ces prisonniers sont exécutés dans une forêt près du village de Dobrucowa. Le dernier groupe principal (environ 2.800 Juifs) est transféré à Auschwitz le 3 novembre 1943, où la plupart périt. Le 6 novembre 500 Juifs sont tués à Szebnie et le 30 décembre 1943, lors de la liquidation du camp, les 84 derniers Juifs sont transportés à Plaszow avec 1.000 Polonais. Les personnes incarcérées dans le camp B de Rzeszow finissent gazés en novembre à Auschwitz-Birkenau.

Une des survivantes du massacre du 6 novembre à Szebnie, Lotka Goldberg, parvient à atteindre le ghetto de Rzeszow. Le commandant du camp Schupke la laisse en vie, lui affirmant même qu’en d’autres circonstances elle aurait mérité la de croix de fer première classe pour une telle évasion. Le chef du « Jüdischer Ordnungsdienst » (police juive), Gorelik tente d'organiser des évasions, mais il est attrapé par le Gestapo, torturé et tué. Lotka Goldberg réussit avec un groupe de 36 juifs à se cacher dans une cache aménagée dans d’anciens souterrains de la vieille ville de Rzeszow. Elle survit avec 5 autres fugitifs à la liquidation, se recache, est reprise et transférée à Plaszow. Le 14 janvier 1945 elle marche de Plaszow à Auschwitz, et de là à Bergen-Belsen, où elle est libérée par l'armée britannique.

En juillet 1944 il reste environ 600 prisonniers dans le camp A. Quelques uns parviennent à s'échapper et à se cacher dans les forêts voisines jusqu'à ce que le secteur soit libéré par l'armée rouge le mois suivant. Les autres sont été transférés à Auschwitz, où ils disparaissent pour la plupart : le convoi, fort d’environ 500 personnes, abandonne Rzeszow le 17 janvier sous la conduite de Schupke en direction d’Auschwitz.

Le dernier commandant du camp « Flugmotorenwerk » de Lisia Gora est Georg Oester, réputé pour sa brutalité. Lorsqu’en été 1944 l’armée rouge approche du secteur, l'usine est démantelée et les machines envoyées en Allemagne. Les prisonniers sont transférés à Plaszow, puis après un séjour d’environ une semaine, ils sont envoyés à Flossenbürg et de là à Mulhouse, en Alsace, où ils travaillent dans l’usine d’électromécanique Orbis. Devant l’avance des Alliés dans l’est de la France, ils sont évacués à Sachsenhausen et de là dispesrsés par petits groupes dans divers camps du Reich…

De Rzeszow, surnommée avant la guerre la « Petite Jérusalem », moins d’une centaine des 15.000 juifs survivra à la Shoah… Après la guerre arrivent encore 600 Juifs des territoires soviétiques. Mais rapidement, ils quittent la ville pour d’autres destinations, à l’Ouest ou en Israël.

7. Les procès

Schupke, commandant du ghetto oriental A, puis du « Jüdisches Zwangsarbeitslager » (ZAL) est condamné à la mort par la cour de Cracovie et pendu le 27 novembre 1948. Les autres accusés qu’on avait réussi à prendre sont condamnés à de modestes peines de prison ou acquittés.

En 1963 à Flensbourg puis en 1966 à Kiel, Martin Fellenz, SSPF de la police de Cracovie est condamné à 7 années de prison pour crimes commis à Cracovie, Michalowice, Miechow, Przemysl, Rzeszow, Tarnow, entre juin et août 1942.

A Berlin en 1968, Rudolf Zimmermann, membre de la gestapo ayant sévi à Mielec, Stalowa Wola et Rzeszow est condamné à la prison à vie pour participation au massacre de 1.239 civils polonais (Baranow-Sandomierski, Borowa, Charzewice, Krzemjenica, Mielec, Radomysl-Wielki, Rzeszow, Rozwadow, Stalowa Wola, forêt de Berdechow près de Mielec), pour le meurtre de 106 Juifs de sa propre mains et la déportation d’au moins 7.100 Juifs.

Un dernier procès à lieu à Memmingen en 1970 pour crimes commis à Rzeszow et au « ZAL Flugmotorenwerke » Reichshof entre 1942 et 1944 : participation aux déportations, meurtres isolés de Juifs, meurtres collectifs (notamment dans l’hôpital du ghetto et dans la prison de Rzeszow), meurtre de 27 Juifs accusés d’avoir suborné un dirigeant d'Ostbahn. Georg Oster est condamné à la prison à vie ; Adolf Schuster est condamné à 5 ans d’emprisonnement ; Kurt Dannenberg et Paul Lehmann son acquittés.