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Les petits ghettos

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3. Lituanie

Birzai, Lituanie
Jubarkas, Lituanie
Kalvartya, Lituanie
Kedainiai, Lituanie
Kelme, Lituanie
Kretinga, Lituanie
Kupiskis, Lituanie
Kybartai, Lituanie
Memel-Klaipeda, Lituanie
Panevezys, Lituanie
Plunge, Lituanie
Raseniai, Lituanie
Rokiskis, Lituanie
Sakiai, Lituanie
Seduva, Lituanie
Siaulai, Lituanie
Taurage, Lituanie
Ukmerge-Vilkomir, Lituanie
Utena, Lituanie
Vilkaviskis, Lituanie
Zagare, Lituanie
Zarasai, Lituanie

3.8. Kybartai, Lituanie

Ville du sud de la Lituanie, sur la frontière allemande jusqu'en 1941, Kybartai est au XIXè un important centre commercial. Il y a533 Juifs dans la ville en 1897. La ville est détruite pendant la retraite de l'armée russe en 1914 et reconstruite après la guerre. La communauté juive compte 1.253 personnes (20% de la population totale) en 1923.

Le 22 juin 1941, vers 5 heures du matin, le matin, l'armée allemande entre dans Kibart sans guère de résistance. Ils libèrent tous les prisonniers, dont nombre de résistants antisoviétiques. Ces derniers s’organisent immédiatement en bandes, afin de se venger sur les communistes et les Juifs et de seconder les Allemands dans la réorganisation de la ville. A leur tête, le vétérinaire Zubrickas, un nationaliste lituanien pur et dur, arrivé à Kybartai en 1933. Mais pendant les premiers jours de l’occupation, le calme règne et les Juifs ne sont pas inquiétés. Les autorités allemandes aident même des juifs à récupérer leurs biens volés par des Lituaniens…

Les choses tournent rapidement au vinaigre : dès que les autorité civiles sont son installées, les premiers décrets tombent, lus en public : licenciement de tous les juifs travaillant dans la fonction publique ou municipale, interdiction de se déplacer hors de la ville sans laisser passer, livraison des armes et radios, couvre feu entre 18 heures et 6 heures du matin, interdiction de tout contact avec les non juifs, port obligatoire d’un signe distinctif (d’abord pièce de tissu ronde puis étoile de David)…

Les premières victimes parmi les Juifs sont les communistes ayant tenu des postes dans les institutions locales et ayant soutenu les autorités soviétiques d’occupation. Ils forment en quelque sorte l’intelligentsia à éliminer : arrêtés, ils sont transférés dans les locaux de la Gestapo à Eydtkuhnen. Certains seront libéré au bout de quelques jours, mais pas oubliés…

Kybartai se situe dans la zone d’action de l’Einsatzkommando de Tilsit, commandé par Stahlecker, et chargé de l’élimination des Juifs dans une zone de 25km de large le long de la frontière… Le patron de la Gestapo de Tilsit, Hans Joachim Böhme décide de faire de l’extermination des Juifs de Kibartai un « banc d’essai » pour la Gestapo de Kybartai et son chef, Tietz, qui se verra donc confier des missions de ce genre plus tard… (Tietz se suicidera). La date du massacre est fixée au 6 juillet 1941. Aussitôt la police auxiliaire lituanienne est informée du travail qu’elle aurait à accomplir : surveiller les Juifs, les rassembler, les encadrer, le mener sur le lieu de l’exécution et finalement les exécuter.

Début juillet, tous les hommes et jeunes juifs au-dessus de 16 sont sortis de leurs maisons et concentrés dans une grange de la ferme de Baldamas dans le village Gudkaimis, à environ 6 kilomètres au nord de Kybartai. Là, sans nouttiture ni eau, ils sont obligés sous les coups à creuser des fosses dans la carrière voisine de Peskynes. Dans la nuit du dimanche 6 juillet 1941, tous sont exécutés au bord des fosses après avoir été forcés de remettre toutes leurs affaires et de se dévêtir : ils sont 185 et 15 lituaniens non juifs ayant collaboré avec les soviétiques…

Après ce massacre, les femmes, enfants et personnes âgées sont concentrés dans les casernes occupées par les soviétiques. Après un mois, ils sont transférés avec leurs maigres affaires dans le ghetto de Virbalis. Ce ghetto est établi dans les rues où les Allemands rapatriés avaient vécu auparavant. C’est une femme, la dentiste Sheine Pauzisky qui est à la tête du ghetto. Comme elle a d’excellentes relations avec les Lituaniens de Virbalis, elle réussit, et parvient, à ce que le ghetto soit bien approvisionné. Une épicerie est ouverte dans le ghetto, géré par un lituanien non juif, qui fait tout son possible pour aider les Juifs. Les femmes et les enfants de 12 à 16 ans vont travailler dans la ville et ses environs. Un bureau de l’emploi fonctionne dans le ghetto, où les employeurs de la région viennent s’« approvisionner » en main d’œuvre bon marché : si certains se montrent cruels, d’autres tentent d’aider les Juifs : ainsi un professeur cache durant 3 ans une juive et sa mère dans sa ferme non loin de Virbalis…

Une nuit de la fin juillet, les femmes âgées, les malades et les sans emplois sont emmenés au bord de fossés antichar que les Russes avaient creusés à environ 2km au nord de la ville. La, ils sont exécutés et enterrés. Les Allemands rassurent les femmes qui restent, leur prétendant qu’il ne leur arriveraient plus rien et qu’elles pourraient bientôt rejoindre leurs maris qui travaillent dans les camps alentour… pour mieux les illusionner encore, les Lituaniens à la solde des nazis leur font même croire qu’il avaient vu leurs maris et qu’il fallait qu’elles leur remettent de l’argent et des habits pour eux, qu’ils se chargeraient de leur faire parvenir… Peu à peu, elles reprennent confiance…

Jeudi 11 septembre 1941, dix-neuvième d'Elul 5701 : quand les Lituaniens arrivent de nuit avec des chariots : emmenés aux fossés antichar, les femmes et les enfants basculent dans le noir, une balle dans le crâne…



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