B&S Encyclopédie

Index de l'article Index de l'article
1. Aleksandrow Lodzki

2. Augustow

3. Baranowicze

4. Bedzin

5. Belchatow

6. Belz

7. Belzyce

8. Biala

9. Biala Podlaska

10. Biecz

11. Bielsk

12. Bielsko - Bielitz

13. Bilgoraj

14. Boguslav

15. Braslaw

16. Brest Litovst

17. Brzeg

18. Brzesc Kujawski

19. Brzeziny

20. Buchach - Buczacz

21. Busko-Zdroj

22. Bydgoszcz

23. Bytom

24. Chelm

25. Chmielnik

26. Chortkov

27. Chorzow

28. Chrzanow

29. Ciechanow (Zichenau)

30. Dabrowa Gornicza

31. Dabrowa Tarnowska

32. David-Gorodok (Davidgrodek)

33. Dereczyn (Derechin)

34. Dokshitsy

35. Dolina

36. Drohobycz

37. Druja

38. Dubno

39. Dyatlovo

40. Dzialoszyce

41. Frystzak

42. Gabin

43. Gdansk

44. Glebokie

45. Glinyany

46. Glusk

47. Gniezno

48. Gora Kalwaria

49. Horodenka (Gorodenka)

50. Grajewo

51. Grodzisk Mazowiecki

52. Grojec

53. HrubieSzow

54. Inowroclaw

55. Iwje

56. Izbica Lubelska

57. Janow Lubelski

58. Jaroslaw

59. Jaslo

60. Jedrzejow

61. Kaluszyn

62. Kamenka-Bugskaya

63. Katowice

64. Kletsk

65. Klodawa

66. Kobrin

67. Kock

68. Kolo

69. Konin

70. Konskowola

71. Kosov

72. Kosow Lacki

73. Kowel

74. Krasnik

75. Kremenets

76. Krosno

77. Krynki

78. Krzepice

79. Kutno

80. Kuty

81. Lachva

82. Lancut

83. Leczna

84. Leczyca

85. Leszno

86. Lezajsk

87. Lida

88. Lipno

89. Lomza

90. Losice

91. Lowicz

92. Lubaczow

93. Lubartow

94. Lubraniec

95. Lukow

96. Lutomiersk

97. Lutzk (Luck)

98. Makow Mazowiecki

99. Mielec

100. Minsk Mazowiecki

101. Mir

102. Mlawa

103. Modliborzyce

104. Nesviz

105. Nowogrodek

106. Novy Dvor

107. Nowy Dwor Mazowiecki

108. Nowy Sacz

109. Olkusz

110. Opatow

111. Opoczno

112. Opole Lubelskie

113. Ostrog

114. Ostroleka

115. Ostrow Mazowiecka

116. Ostrowiec

117. Ostryna

118. Oswiecim Auschwitz

119. Otwock

120. Ozery

121. Ozorkow

122. Pabianice

123. Parczew

124. Piaseczno

125. Pinczow

126. Pinsk

127. Piotrowice

128. Plock

129. Plonsk

130. Podgaisty

131. Poznan

132. Pruzhany

133. Przedborz

134. Przysucha

135. Przytyk

136. Pulawy

137. Pultusk

138. Radun

139. Radymno

140. Radziwillow

141. Radzyn

142. Rejowiec

143. RĂ©gion de Cracovie

144. Rogatin (Rohatyn)

145. Rovno

146. Rozwadow

147. Ruzhany

148. Rypin

149. Sambor

150. Sandomierz

151. Sanok

152. Sarny

153. Sieradz

154. Sierpc

155. Haute Silésie Orientale

156. Skalat

157. Skarzysko-Kamienna

158. Skidel

159. Skierniewice

160. Skole

161. Slonim

162. Smorgon

163. Snyatyn

164. Sochaczew

165. Sokal

166. Sokolka

167. Sokolow Podlaski

168. Sosnowiec

169. Staszow

170. Stolin

171. Stopnica

172. Stryj

173. Strykow

174. Suwalki

175. Szczercow

176. Szydlowiec

177. Tarnobrzeg

178. Tarnogrod

179. Tarnopol

180. Tlumach

181. Tomaszow Lubelski est

182. Tomaszow Mazowiecki

183. Tuchin

184. Turka

185. Tyszowce

186. Wadowice

187. Warthegau

188. Wegrow

189. Wieliczka

190. Wielun

191. Wloclawek

192. Wlodawa

193. Wlodzimierz

194. Wolbrom

195. Wolkowysk

196. Wolomin

197. Wolozyn

198. Wyszogrod

199. Wyszkow

200. Zabludow

201. Zambrow

202. Zbarazh

203. Zdunska Wola

204. Zelechow

205. Zgierz

206. Zloczow (Zolochev)

207. Zwolen

208. Zychlin

209. Zyrardow
Bas de boite

Diffusé par CashTrafic

Les petits ghettos polonais (Nazisme - 2ième guerre mondiale)

Partager:  partager Partager bsencyclopedie sur Twitter

131. Poznan

Poznan (Posen en Allemand) est une des grandes villes historiques de Pologne, ayant appartenu à la Prusse entre 1793 et 1807 puis entre 1815 et 1919. Poznan possède l’une des plus anciennes et l’une des principales communautés juives de Pologne. Les Juifs sont protégés dès 1264 par une charte du prince Boleslav le Pieux. Une communauté bien constituée habite dans la cité en 1379 et doit affronter en 1399 une accusation de meurtre rituel. Le développement de la communauté est interrompu en 1447 par un terrible incendie qui ravage la ville. Le rétablissement redémarre vers 1515-1525, inaugurant une période de progrès et de florescence spirituelle qui dure jusqu’à la fin du siècle. Avec 3.000 personnes (10% de la population de la ville) et 137 maisons en bois en pierre, Poznan devient le centre Juif de la grande Pologne. Ses rabbins sont identifiés dans tout le pays comme «les sages de Poznan». Ce qui n’empêche pas de sérieux incidents entre les communautés juive et chrétienne qui se soldent par des troubles, des restrictions, des interdictions de séjour, des expulsions, des meurtres (1521, 1523, 1532, 1537, 1545, 1554, 1556) Pendant les émeutes de 1577, 20 Juifs sont tués ; après un incendie en 1590 le quartier Juif est abandonné pendant deux années.

Le XVIIè siècle accumule une série de malheurs sur la communauté, victime des attaques des Jésuites, des émeutes consécutives à une épidémie de peste, de la guerre de Suède (1655 - 1660) et de nouvelles émeutes (1687). La population juive de la ville baisse sensiblement et la détresse économique s’accompagne du déclin social et culturel ; cette situation se prolonge au début du XVIIIè: nouvelles émeutes suite à la peste de 1709, attaque par l'armée de la Confédération de Tarnogrod (1716 - 17), incendie grave en (1717), inondation de la Warta et accusation de crime de sang en 1736… De plus en plus de Juifs partent s’installer à Varsovie. Ceux qui restent ne peuvent stopper le processus de désintégration de la vie communautaire, sociale et économique. Un autre incendie de 1764 détruit 76 maisons et fait de nombreuses victimes. La communauté d’environ 3.000 membres croule sous le poids des charges et des impôts.

La situation change totalement avec la venue des Prussiens: c’est l’émancipation. Des écoles secondaires élémentaires et générales sont ouvertes aux Juifs. La germanisation fait des progrès considérables ; les progrès économiques et culturels sont rapides, malgré la municipalité qui tente d’inciter les nouveaux gouverneurs à limiter le nombre et les activités des Juifs, surtout après un nouvel incendie en 1803 qui détruit le quartier Juif. La population juive est simplement «tolérée», état de fait qui ne change pas pendant des décennies… Le germanisation de la communauté est partiellement réalisé vers 1850 sous la pression des autorités prussiennes et malgré l'hostilité croissante des Polonais. Lorsque les délégués des Juifs sont élus à la municipalité en 1853, les Polonais sont pour la première fois en minorité. Les relations entre Allemands et Juifs s’améliorent alors nettement et, en conséquence, la germanisation s’intensifie. Les relations entre la communauté de Poznan et celles de Prusse et d'Allemagne centrale en sont renforcées tandis que celles avec les communautés de l'est s'affaiblissent. La population juive augmente (environ 6.000 en 1860) et sa situation économique s'améliore notablement. Une magnifique synagogue est construite et des conventions rabbiniques s’y tiennent en 1876, 1877, 1897 et 1914.

La défaite de l'Allemagne en 1918 et l'annexation de Poznan par la Pologne porte un coup terrible aux Juifs qui avaient soutenu l'Allemagne dans la guerre. La domination polonaise est marquée par de nombreuses émeutes et un antisémitisme violent, mêlé d’anti-germanisme. La majorité des Juifs s’en vont, et dans les années 30 la communauté juive de Poznan ne compte pas plus de 2.000 membres.

Quant arrive la Wehrmacht, Poznan compte environ 1.500 Juifs, car nombre d'entre eux se sont échappés avant l'entrée des Allemands ou dans les premières semaines de l’occupation. «Posen» devient la capitale du «Reichsgau Wartheland». De ce fait, la communauté juive n’a qu’une brève existence: la synagogue est transformé en étable et les biens et avoirs des Juifs sont systématiquement pillés. Les Juifs possédant les plus belles demeures sont tout simplement jetés à la rue. Début novembre 1939, le HSSPf du Warthegau, Wilhelm Koppe, ordonne que Posen soit «judenrein» dans les trois mois. Les 11 et 12 décembre 1939, les Juifs sont expulsés à Ostrow Lubelski et dans d'autres villes du Gouvernement Général. Certains des réfugiés se retrouvent à Wloszczowa, Grodzisk Mazowiecki, Zyrardow, Wiskitki, et Blionie. Le 15 avril 1940, le «Ostdeutscher Beobachter» rapporte l’arrachage solennel, symbolique, cérémonial de la dernière étoile de David de la dernière synagogue de Poznan.

À partir de novembre 1939 des camps de travail forcé pour Juifs sont érigés dans la ville et dans ses environs, et ce jusqu’en août 1943. Les détenus viennent de diverses villes du Warthegau et travaillent dans les travaux publics, le bâtiment, dans des domaines agricoles et dans divers ateliers.

Après la guerre, 224 Juifs demeurent à Poznan en janvier 1946. Ils sont 343 en juin de la même année.

 chapitre précédentchapitre suivant 
Chapitre précédentChapitre suivant


Diffusé par CashTraficLe jeu de stratégie par navigateur ! Combattez des milliers de joueurs et imposez votre loi ! Faites croître votre influence sur la scčne internationale par le biais d'alliances ou de déclarations de guerre ! Formez une alliance et imposez vos vues ŕ vos adversaires ! Commercez avec les autres joueurs ou espionnez-les pour découvrir leurs faiblesses !
Encyclopédie
©2007-2010 B&S Editions. Tous droits réservés.
Hébergement du site chez notre partenaire 1&1 (voir ses offres)