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Les petits ghettos polonais (Nazisme - 2ième guerre mondiale)

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128. Plock

Ville du district de Varsovie, Polck (Plotzk) est au Moyen Age la capitale de la Mazovie (avant Vorsovie) et compte alors une des plus anciennes communautés juives de Pologne, puisque les fils de Sion y sont mentionnés dès 1237. Le quartier Juif est mentionné la première fois en 1532.; en 1616 il y a environ 400 Juifs à Plock. Une synagogue est construite en 1534 et un cimetière consacré en 1570. La communauté est victimes de nombreuses émeutes, particulièrement en 1534, 1570, 1579, 1590, et 1656. Après les ravages de la guerre du Nord en 1705, la communauté juive souffre de l'attitude hostile de la noblesse et de l'église. En 1754 la situation s’aggrave encore à cause d’une accusation de meurtre rituel.

Il faut attendre les premières années du XIXè et la domination prussienne pour que la situation des Juifs de la ville s’améliore considérablement. Ainsi la population passe de 731 membres en 1800 à 1.932 en 1808 (49% de la population totale). En 1810 un énorme incendie ravage le quartier Juifs et la synagogue. En 1811 le gouvernement du grand duché de Varsovie confine les Juifs dans un ghetto de huit rues, restriction qui reste en vigueur jusqu'en 1862. En 1827 il y a 3.412 Juifs à Plock et à partir de cette date débute la véritable croissance de la communauté qui se dote peu à peu d’une solide infrastructure religieuse, culturelle, économique, sociale et politique. Au début du XXème siècle, les mouvements du Bund et le Po'alei Zion s’implantent à Plock. Une yeshivah est ouverte en 1912 et en 1916 un lycée Juif est fondé. En 1921, les Juifs sont 7.352 Juifs (29% de la population totale) à Plock. Entre les deux guerres naissent 3 banques coopératives, des syndicats Juifs pour l'industrie du vêtement, une école Tarbut (pour former à l’émigration en Palestine), une école Ort, un mensuel...

Plock : déportation des Juifs de la ville
Plock : déportation des Juifs de la ville
Les premières bombes tombent sur Plotzk le 1er septembre 1939. De nombreux habitants fuient à Varsovie.La Wehrmacht entre dans la ville le 8 septembre 1939. Pendant 2 ou 3 semaines la ville est régie par la loi militaire et aucune mesure anti-Juive n'est prise les militaires. Les soldats allemands achètent même dans les magasins et certains avertissent des Juifs du danger qui les menace. Certains réfugiés reviennent même de la ville voisine de Gombin. Aux derniers jours de septembre la vie semble être redevenue normale.

Mais le 7 octobre 1939, Plotzk est annexée à la Prussie occidentale (Gau West-Preussen), et le pouvoir est transmis aux organes du parti, particulièrement à la Gestapo. La terreur commence: confiscation des magasins Juifs, kidnappings pour le travail forcé, traitements sadiques des Juifs religieux... Le 15 octobre 1939, les nazis forment un Judenrat de 10 notables Juifs et lui annonce l’imposition d’une amende collective de 1 million de zlotys pour «déloyauté» envers les autorités allemandes. Le Judenrat dispose de quelques heures pour récolter les fonds et 3 de ses membres sont gardés en otages, maltraités et battus. Après que des négociations, les Allemands acceptent de baisser la somme à un demi-million et de libérer les otages. En même temps, les Juifs sont obligés de quitter les quartiers résidentiels mixtes et l’occupant pille les maisons anbandonnées, emportant meubles, ustensiles, linge etc... Les Juifs sont forcés de saluer les Allemands en uniforme en enlevant leurs chapeaux et interdits de trottoirs. Beaucoup de Juifs sont enlevés de nuit et disparaissent. La pression constante maintenue par la Gestapo rend le quotidien invivable. La grande synagogue, pillée, est convertie en garage, la petite synagogue démolie et le Beit Hamidrash de la rue Szeroka transformé en lieu de concentration pour les «Juifs du travail» et en centre de police juive. De nombreux bureaux allemands enploient les rouleaux de la Torah comme tapis d’escaliers ; l'arrestation et le rasage de Juifs sont une scène quotidienne commune ; des Juifs religieux sont forcés de danser dans les rues avec leurs châles et teffilins sous les quolibets des Allemands…

Les derniers jours d'octobre 1939 toutes les entreprises industrielles et commerciales sont officiellement fermées et confisquées. Puis les autorités les remettent à des Allemands. Fin novembre 1939 les Juifs sont forcés de porter l’étoile jaune. À la fin de l’année, les Allemands nomment un nouveau Judenrat, se composant de personnalités connues et de quelques nouvelles personnes, qui jusque-là n'avaient pris aucune part active dans des affaires publiques. Une des premières tâches du Judenrat est le créer une police juive, puis de fournir aux Allemands la main d'oeuvre pour les autorités militaires et civiles et enfin de réglementer la vie de la population. Le Judenrat parvient à maintenir quelques magasins ouverts. Une pharmacie, une clinique et une poste juives sont également ouvertes.

Le ghetto Juif est établi sur ordre en septembre 1940 rue Synagogalna, rue Szeroka, et rue Bielska. Nul Juif ne peut quitter le ghetto sans laisser-passer spécial («Strassenschein») ; tous les contacts avec le monde extérieur sont coupés ; 7.600 Juifs de Plotzk et 3.000 réfugiés de Dobrzyn, Rypin, Sierpc, Raciaz vient dans le ghetto en décembre 1940. Les conditions de vie y deviennt rapidement très précaires: faim, froid, maladies épidémiques, manque de médecins et de médicaments rendent la vie terrible. En même temps, les nazis commencent à persécuter l'intelligentsia polonaise. De nombreux avocats, médecins et professeurs polonais sont envoyés dans les camps de concentration ou tués, et les églises sont fermées. Dans le ghetto le Judenrat tente par tous les moyens dont il dispose d'empêcher la déportation des Juifs de Plotzk en subornant les Allemands avec de l'argent, des boissons et divers présents. Il se transforme néanmoins en instrument et exécutant des ordres des Allemands.

Les signes avant coureurs des grandes déportations apparaîssent en septembre 1940: un samedi, les Allemands arrêtent brutalement tous les pensionnaires de la maison de retraite, les embarquent pour le village de Dzialdowo où ils les massacrent, hormis 12 qui parviennent à s’échapper. Plus tard le Judenrat est obligé de composer une liste de personnes incurables, malades ou estropiées. Toutes disparaîssent. Une quinzaine plus tard encore, le Judenrat dresse une liste de responsables sionistes. Il donne le change en soumettant une liste de de personnalités décédées ou échappées en Russie. En réponse, les nazis arrêtent 5 Juifs au hasard dans la rue et les envoyent dans un camp…

Quelques jours avant le 20 février 1941, 25 hommes sont arrêtés et tués, sous prétexte d’avoir projeté un attentat contre la Gestapo. C’est la première exécution massive à Plotzk, à laquelle les membres du Juderat sont forcés d’assister. Les Juifs de Plotzk pressentent la calamité. Ils dorment la nuit avec leurs valises, prêts à fuir… Pour ne pas être surpris, ils organisent un système de veille. Le 20 février 1941 arrivent les rumeurs de l’imminence de la déportation. Elles cessent rapidement: ce jour là, les membres de la police juive sont convoqués au siège de la Gestapo où ils sont battus avec les fouets fournis par le Judenrat. En soirée circule la rumeur que la déportation avait été remise à plus tard grâce à de l’argent versé par le Judenrat pour suborner le commissaire Burg. C’est un piège. Le lendemain, à 4 heures du matin les patients de l'hôpital Juif sont arrachés de leurs chambres ; ceux qui font semblant de résister ou ne peuvent se déplacer, soit la moitié d’entre eux, sont battus à mort sur place. Au même moment, les SS jaillissent de 4 camions aux coins des rues Szeroka et Bielska, et aux cris de «Juden, heraus !» chassent les Juifs de leurs maisons et les concentrent dans la rue Szeroka. A midi, les SS commencent à les charger sur des camions, à 200 par véhicule. Quui ne peut grimper est abattu sur place. 4.000 Juifs sont ainsi envoyés au camp de concentration de Dzialdowo-Soldau ce le 21 février 1941. Ceux qui restent sont renvoyés chez eux. Le répit dure une semaine: le 1 mars 1941, le même scénario se répète: 7.000 Juifs, dont les membres du judenrat, sont expédiés en plusieurs jours par camions et train à Dzialdowo-Soldau, où ils sont parqués dans des baraques insalubres vidées de leurs anciens occupants.

TĂ©moignage:

Soldau - Dzia?dowo En 1942, en Pologne, un Juif, Simha Guterman, cache dans une bouteille de longues et étroites bandes de papier, couvertes de sa fine écriture yiddish. En 1978, deux maçons polonais découvrent la bouteille sous la marche d'un escalier, ce récit du calvaire des Juifs de Plock, entre le début de la guerre et la destruction du ghetto, en mars 1941:

«Que celui qui veut connaître l'essence du fascisme et sa face hideuse vienne jeter un coup d'oeil ici, entre les blocs A et B. D'ailleurs, il n'aura pas le choix: les choses sont organisées de telle sorte que, quel que soit le bâtiment duquel on vient et vers lequel on se dirige, on passe obligatoirement devant les latrines, situées en plein air, à la vue de tous. Elles se composent de deux longues tranchées: l'une pour les hommes, l'autre pour les femmes. Cinq mètres les séparent. Rien ne les isole l'une de l'autre. Une barre de bois court le long de chacune, en guise d'appui. Les barres sont placées de telle façon que les hommes sont face au dos des femmes. Le camp comptant plusieurs milliers de personnes, les latrines sont occupées en permanence. Pour aller chercher un peu de soupe ou de café, on est obligé de passer devant ce spectacle. Pour aller dans une autre baraque aussi ; c'est obligatoire, tout autre itinéraire étant interdit...

«Levez-vous, grands-pères allemands, Kant et Hegel, Goethe et Bach ! Mettez vous en rangs à côté de vos petits-fils bruns, à qui vous avez légué votre spiritualité, vos doctrines philosophiques, vos chefs-d'oeuvre littéraires, vos créations musicales ! Venez défiler devant les barres d'appui, entre les baraques A et B. Après cette visite, vous ne pourrez ni rincer vos mains, ni laver votre visage humilié, car dans le camp de Soldau, l'eau est introuvable et il est interdit de se laver.»

Simha Guterman, Le livre retrouvé
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