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Nazisme : le camp de concentration de Mauthausen (2ième guerre mondiale)

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8. TĂ©moignages

Mauthausen, par le P. Riquet
L’arrivée à Mauthausen, par M. de Bouard
Assassinats dÂ’aviateurs, par M. Lampe
Les Juifs hollandais en 1941, par M. Lampe
Les gazages, par Kandhut et Scoops
SĂ©vices, par M. de Bouard
Une journée de travail, par M. de Bouard
Morts de froid, par M. de Bouard
Exécutions de 72 Yougoslaves et de 87 Juifs, par M. de Bouard
L’organisation clandestine et tentative de révolte, par M. de Bouard
Le Revier, par R. Labram
Expériences médicales à Gusen, par E. Le Chène
Ebensee, par E. Le Chène
Déposition du commandant Ziereis, par E. Le Chène
MĂ©tamorphose, par Miquel Serra i Grabulosa
Les Espagnols de Mauthausen, par André Lacaze

8.11. Le Revier, par R. Labram

Raymond Labram est l’un des nombreux universitaires de Strasbourg, réfugié à Clermont Ferrant, qui fut interné par les nazis.

« Si dur que fût notre travail journalier, nous nous y cramponnions néanmoins avec l'énergie du désespoir, par crainte de l'infirmerie considérée par tous comme l'antichambre de la mort. Bien rares en effet les camarades qu'on en voyait ressortir. Par bonheur, il était très difficile d'y être admis : parmi les fiévreux, seuls les détenus qui avaient une température supérieure à 40 degrés étaient reconnus malades et ne tardaient généralement pas à mourir. Les malades de ma catégorie, atteints de phlegmons ou d'ulcères, étaient opérés à l'aide de ciseaux faute de bistouris, sans anesthésie locale, par des détenus polonais, allemands ou slovaques, charpentiers ou maçons de leur métier, transformés pour la circonstance en infirmiers. »

« Mais c'était dans la catégorie des dysentériques que la mortalité atteignait les chiffres les plus élevés. La soupe liquide qu'on leur distribuait, comme à tous les autres détenus, sans tenir compte de leur état, achevait de les vider de leur substance, et ces malades, trop faibles pour se lever et complètement négligés par les infirmiers, vivaient au milieu de la vermine et des odeurs les plus nauséabondes, leur linge et leurs couvertures souillés par leurs excréments.  »

Raymond Labram, De l'Université aux Camps de Concentration,
Témoignages strasbourgeois, p. 263 ; Strasbourg, 1946


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