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Nazisme : le camp de concentration de Mauthausen (2ième guerre mondiale)

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8. TĂ©moignages

Mauthausen, par le P. Riquet
L’arrivée à Mauthausen, par M. de Bouard
Assassinats dÂ’aviateurs, par M. Lampe
Les Juifs hollandais en 1941, par M. Lampe
Les gazages, par Kandhut et Scoops
SĂ©vices, par M. de Bouard
Une journée de travail, par M. de Bouard
Morts de froid, par M. de Bouard
Exécutions de 72 Yougoslaves et de 87 Juifs, par M. de Bouard
L’organisation clandestine et tentative de révolte, par M. de Bouard
Le Revier, par R. Labram
Expériences médicales à Gusen, par E. Le Chène
Ebensee, par E. Le Chène
Déposition du commandant Ziereis, par E. Le Chène
MĂ©tamorphose, par Miquel Serra i Grabulosa
Les Espagnols de Mauthausen, par André Lacaze

8.7. Une journée de travail, par M. de Bouard

Michel de Bouard, doyen de la Faculté de Caen, spécialiste du Moyen Age, fut déporté à Mauthausen comme résistant NN (Nacht und Nebel).

« La plupart des kommandos sortaient ensemble, le matin à 7 heures, du camp intérieur. Avant de franchir la porte, chaque kapo annonçait à haute voix à l'Arbeitsdienstführer Trum, debout devant un pupitre, le nom et l'effectif de son kommando. De même au retour du travail, soit à midi, soit le soir à 6 heures: si le lieu de travail n'était pas tout proche de l'enceinte intérieure, les détenus y recevaient la soupe à midi ; dans le cas contraire, ils revenaient la prendre à leur Block. »

« L'appel général du soir terminait la journée de travail. Cet appel, dont la durée interminable faisait dans certains camps une épuisante épreuve, était à Mauthausen assez bref. Après quoi l'on distribuait dans chaque Block la ration du soir et les détenus pouvaient circuler dans le camp jusqu'au couvre-feu. Mais si les surveillants étaient de méchante humeur (incident au camp, mauvaises nouvelles du front, etc.), à la sonnerie du couvre-feu était substitué, sans préavis, un lâcher de chiens, c'était alors un sauve-qui-peut vers les Blocks, au milieu des aboiements et des hurlements des traînards que les bêtes happaient. Le dimanche, la plupart des kommandos ne travaillaient pas. Ce Jour-là, le camp était méconnaissable.»

Michel de Bouard : « Mauthausen ». Revue d’Histoire de la Deuxième Guerre Mondiale, N° 16-16, juillet septembre 1954.


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