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Nazisme: le camp de concentration de Buchenwald (2ième guerre mondiale 1939-1945)

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4. La vie au camp

Les SS
Les Kapos
Le Grand Camp
Le Petit Camp en 39-40
Le Petit Camp en 42-45
Les Kommandos internes
Les Kommandos externes

4.5. Le Petit Camp en 42-45

En 1942, un autre petit camp est aménagé, au moment où commence l'internement massif de déportés étrangers. On construit un camp de quarantaine dans d’anciennes écuries de la Wehrmacht, ainsi qu’un bâtiment de désinfection. Ce petit camp compte dix sept baraques, séparé du reste par une clôture. Les hommes s'entassent à six ou huit sur une couchette, l'aération et la lumière font cruellement défaut, il n'y a pas d'écoulement des eaux, les latrines sont dehors, et l'on compte 1.500 à 2.000 hommes par baraque.

Le « petit camp » sert de lieu de quarantaine, période d'isolement théorique de quarante jours destinée à éviter la propagation de maladies et d'éventuelles épidémies, à tous les déportés qui arrivent. Les nouveaux déportés s'entassent par milliers auprès des plus malades dans des conditions d'insalubrité inimaginables. On compte environ 200 morts par jour, la faim rabaisse les déportés au rang de bêtes. D'affreuses batailles se déroulent, allant parfois jusqu'à la mort, pour une miette ou une épluchure.

Buchenwald : mémorial
Buchenwald : mémorial

A l’issue de la quarantaine, les déportés les plus aptes sont transférés dans le Grand Camp, ce qui leur sauve presque la vie, les autres sont maintenus dans le Petit camp, si bien que ce dernier devient rapidement l’enfer regroupant progressivement toutes sortes d’infirmes et d’invalides inaptes au travail, qui sont pratiquement condamnés à une épouvantable fin. Le Petit Camp rassemble « la plèbe », celle des « Musulmans » : ceux qui arrivent sans relations, sans références, sans le soutien d'un camarade du Grand Camp, sans avenir, donc main d'œuvre prioritaire pour tout Kommando meurtrier.

Les fours crématoires de Buchenwald
Les fours crématoires de Buchenwald

Les SS utilisent cette différenciation de l'élite et de la plèbe. Ainsi ils puisent dans le Petit Camp par priorité, en vue de renforcer des Kommandos extérieurs, ou lorsque le taux de mortalité parmi les détenus met en danger la charge de travail exigée de ces Kommandos. Quand le mouvement se fait dans l'autre sens, des Kommandos vers le camp central, c’est le Petit Camp qui sert de zone « d'accueil » pour tous les Kommandos venant de l'extérieur, les groupes de détenus venant des prisons d'arrêt allemandes et des lieux spéciaux de détention des SS.

Buchenwald : rescapé. 18 avril 1945
Buchenwald : rescapé. 18 avril 1945

La situation du Petit Camp devient encore plus tragique lorsqu’à partir de janvier 1945 arrivent, après d’harassantes « Marches de la mort », les « Häftlinge » évacués des camps d’Auschwitz I, Birkenau, Monowitz et des autres camps de l’Est… Les baraques, déjà surpeuplées avec leur effectif « normal » de 300 à 400 détenus en accueillent jusqu’à 1 200 et le camp des tentes installé par la SS en août 44 déborde de prisonniers… La famine sévit et les épidémies apparaissent, menaçant l’existence du camp : le médecin chef du Revier, le Dr. SS Schiedlausky ordonne aux chefs de Blocks du petit camp de « sélectionner » eux-mêmes les plus malades et de les tuer. En vain. Les SS décident alors de construire une chambre à gaz. Elle ne sera jamais achevée. Au cours des 100 premiers jours de 1945, 13 400 détenus meurent… Un « Revier » est enfin ouvert au Petit Camp, sous la direction de médecins détenus, qui feront ce qu’ils pourront avec des moyens quasi inexistants…



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