Struthof, camp de concentration nazi
7. TĂ©moignages
Gazages : Témoignage de Kramer
Courrier de Hirt Ă Brand
L’Ahnenerbe : déposition de Sievers
Les expériences de Hirt par Henripierre
Les Alsaciens
Vie et mort au camp, par A. Spitz
Le camp par René Marx
Expériences médicales : procès des médecins
Les triangles verts par R. Laporte
Le krématorium par A. Maurice
Le paquet de tabac, par Martin Wintenberger
SĂ©vices et mort par Schanger
Le Revier
7.6. Vie et mort au camp, par A. Spitz
Kommando Kartoffelkeller
« A peu près toutes les heures, un SS du nom d’Ermanntraut, accompagné de son chien, venait faire un tout sur le chantier. Il s’amusait à jeter son chien sur les détenus et à les faire mordre. Lorsqu’un prisonnier était étendu à terre et cherchait à se défendre contre le chien, il ramassait une pelle ou une pioche et assénait de violents coups sur le corps du détenu... ainsi il alla de l’un à l’autre jusqu’à ce que vingt ou trente camarades soient étendus sans connaissance, portant des plaies béantes aux jambes, aux bras ou à la figure. Puis il repartait pour revenir environ une heure plus tard et la manoeuvre recommençait. »
Kommando Strassenbau
« Lorsqu’un détenu arrivait avec sa brouette au bord du ravin, le Kapo Vandermühl le poussait. Le malheureux roulait avec sa brouette dans le précipice. Alors Vandermühl se mettait à Crier: « Le salaud s’évade ! ». A ce moment la sentinelle dans sa tout lançait une décharge, avec sa mitraillette, en direction de l’infortuné camarade. Celui-ci était atteint mortellement. Ainsi huit camarades furent tués en quelques jours. »
Le Bunker
« Tous les matins, le SS chargé de la direction de la prison sortait un prisonnier après l’autre de sa cellule, et ils étaient amenés dans une salle voisine, où durant vingt ou trente minutes, ils étaient battus par un SS avec le ceinturon ou un gourdin. Puis rejetés en cellule, on les laissait en repos jusqu’au lendemain. Tous les quatre jours, ils touchaient une soupe chaude. le reste du temps, c’était 250 grammes de pain et eau. »
Le Revier
« Ce qui était une chose parmi les plus affreuses que j’ai vues, c’était de voir traiter les malades atteints de dysenterie. Lorsqu’un de ces malades salissait son lit, n’ayant plus la force d’aller aux W-C, il était sorti de son lit, traîné au lavabo. Là des infirmiers ukrainiens ou polonais l’arrosaient avec un tuyau d’arrosage. Pour cela, on utilisait de l’eau glacée. »Aimé SPITZ, Struthof, bagne Nazi en Alsace. Raon l’Etape, S.A. Fetzer, 1970.
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