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Le camp de concentration de Gross Rosen

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7. Témoignages

LÂ’accueil par M. Klein
La tragédie quotidienne par M. Klein
Assassinats par M. Klein et B. Klieger
La fin par M. Klein
Corvée de Soupe par B. Klieger

7.3. Assassinats par M. Klein et B. Klieger

Marc Klein,de l’Université de Strasbourg repliée à Clermont, né en 1905, est arrêté le 5/5/44, envoyé à Drancy puis à Auschwitz le 2/6/44 d’où il est évacué à Gross Rosen le 18/1/45

« Nulle part je n'ai vu assassiner individuellement avec autant de dextérité qu'à Gross-Rosen ; l'assassinat était pratiqué sans scrupule, par les kapos, par la Lagerpolizei, par les SS, munis de cannes. C'est avec une habilité consommée qu'ils arrivaient à abattre un homme en deux ou trois coups. Le camp était jonché de cadavres de camarades épuisés, tombés dans la neige ou liquidés d'un coup de canne. »
Marc Klein : « Témoignages Strasbourgeois ».

Bernard Klieger, déporté à Auschwitz comme juif, arrive lui aussi à Gross-Rosen en janvier 1945 :

« Un des kapos allemands battit les records de meurtre. À Gross-Rosen on l'appelait le Tigre. Sa spécialité consistait en la chose suivante : la nuit il prenait place parmi nous et attendait. Quand il entendait non loin de lui le bruit d'hommes se battant entre eux pour une place, il sautait d'un seul bond au milieu du groupe et frappait. Et d'habitude il frappait juste. De temps en temps, il frappait un autre qui avait le malheur d'être à côté de lui. Mais ça ne le dérangeait nullement. Au fond peu lui importait qui était tué, le principal était que quelqu'un crevait. Ce n'étaient que des Juifs!... »

« Une véritable usine d'assassinat fonctionnait à l'infirmerie du camp de quarantaine ; les malheureux qui s'y faisaient admettre, malgré et contre toutes les recommandations, étaient retrouvés le lendemain morts devant la sortie (je suppose qu'on y opérait avec des piqûres intraveineuses de substances toxiques). Comme seul moyen de couchage pour les malades, il y avait une litière de foin par terre. J'ai pénétré une fois dans cette espèce d'étable sous prétexte de chercher un analgésique, en excipant de ma qualité de médecin ; j'ai compris que je venais de faire un faux pas, mais j'ai pu me dégager. »

Bernard Klieger.


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