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Le camp de concentration de Gross Rosen

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7. Témoignages

LÂ’accueil par M. Klein
La tragédie quotidienne par M. Klein
Assassinats par M. Klein et B. Klieger
La fin par M. Klein
Corvée de Soupe par B. Klieger

7.2. La tragédie quotidienne par M. Klein

Marc Klein,de l’Université de Strasbourg repliée à Clermont, né en 1905, est arrêté le 5/5/44, envoyé à Drancy puis à Auschwitz le 2/6/44 d’où il est évacué à Gross Rosen le 18/1/45

« Les nuits étaient indescriptibles. Nous nous blottissions tant bien que mal les uns contre les autres, mais finalement pris de sommeil nous tombions les uns sur les autres. Le signal de s'étendre étant donné, il fallait s'aplatir tout de suite, faute de quoi il pleuvait des coups de planche et de canne sur celui qui était encore assis ou debout, coups donnés par le SS de service ou les triangles verts. Auparavant, la lutte pour les couvertures donnait déjà lieu à des scènes sauvages. Au cours de la nuit, des pugilats avaient lieu entre les détenus pour la moindre parcelle disponible et ces scènes se terminaient par des coups de lanière et de canne distribués à la volée par les surveillants.

De plus, les nuits étaient occupées par les distributions de soupe, la cuisine, débordée, fournissait des rations aux heures les plus variables et les désignations pour la corvée de soupe ou de pain donnaient lieu à des scènes horribles, les détenus refusant, même contre des suppléments, de vaquer à cette fonction. Car la cuisine était très éloignée, au bas de la côte sur laquelle il ne faisait pas bon marcher par le temps de neige et de verglas. La distribution même de la nourriture était une occasion de plus pour des bousculades et des pugilats.

Enfin, le plus grand souci était l'accomplissement de la toilette et de nos fonctions naturelles, les installations sanitaires, tout à fait primitives et insuffisantes, se trouvaient dans des baraques spéciales ; aux heures d'affluence, il y avait de violentes bousculades, les surveillants tapaient dans le tas et les coups se soldaient toujours par un certain nombre de morts. Tout détenu qui se faisait surprendre en train d'accomplir ses fonctions naturelles entre les Blocks se faisait assassiner par les SS et surtout par la Lagerpolizei (détenus au triangle vert).  »

Marc Klein : « Témoignages Strasbourgois ».


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