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Auschwitz, camp de concentration nazi

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7.2. Les condamnés

La Judenrampe
Les gazages au Stammlager par Rudlf Höss
Les gazages à Birkenau
L’incinération
La récupération
J’étais membre du Sonderkommando
Le témoignage de Rudolf Höss
« Anus mundi »

7.2.7. Le témoignage de Rudolf Höss

Commandant du camp d’Auschwitz de mai 1940 à novembre 1943, Rudolph Höss (A ne pas confondre avec Rudolph Hess, le « dauphin » de Hitler) est arrêté en zone britannique, puis transféré à Nuremberg, puis de nouveau transféré à Varsovie où il est jugé et condamné à être pendu sur le lieu de ses crimes en avril 1947. Plusieurs fois interrogé par les Anglais, puis à Nuremberg, puis en Pologne, il a rédigé avant de mourir une effarante autobiographie où il avoue ses crimes comme dans ses précédents interrogatoires, sans renier pour autant ses convictions nazies. (R. Hoess, Le Commandant d’Auschwitz parle, Julliard 1959, réédité en 1979 chez Maspéro).

Ses aveux sont d’autant plus intéressants que c’est lui qui a expérimenté le Zyklon B et fait construire les quatre grands blocs crématoires - chambres à gaz d’Auschwitz II - Birkenau. Son récit a naturellement été suspecté d’avoir été écrit sous la torture. Il comporte quelques erreurs et contradictions (notamment sur le nombre des victimes). Mais il est conforme aux témoignages des survivants (Vrba, Wetzler, Nyisli) et de plusieurs de ses subordonnés (Pery Broad et huit anciens SS interrogés lors des procès d’Auschwitz, notamment celui de Francfort en 1963-1965). 

« Le règlement définitif de la question juive signifiait l’extermination totale de tous les Juifs d’Europe. En juin 1941, je reçus l’ordre d’organiser l'extermination à Auschwitz. A cette époque le Gouvernement Fédéral de Pologne comptait déjà trois autres camps d’extermination : Belzec, Treblinka et Wolzek (Maïdenek ?)... Je me rendis à Treblinka pour voir comment s’effectuaient les opérations d’extermination. Le commandent du camp de Treblinka me dit qu’il avait fait disparaître 80 000 détenus en six mois il s’occupait plus particulièrement des Juifs du ghetto de Varsovie. »

« Il utilisait l’oxyde de carbone. Cependant, ses méthodes ne me parurent pas très efficaces. Aussi, quand j'installai le bâtiment d’extermination d’Auschwitz, mon choix se porte sur le Zyklon B, acide prussique cristallisé, que nous laissions tomber dans la chambre par une petite ouverture. Selon les conditions atmosphériques, il fallait compter de trois à quinze minutes pour que le gaz fit son effet. Nous savions que les gens étaient morts lorsqu’ils cessaient de crier. Ensuite nous attendions environ une demi-heure avant d'ouvrir les portes et d’enlever les corps. Une fois les corps sortis, nos commandos spéciaux leur retiraient bagues et alliances ainsi que l’or des dents. »

« Nous apportâmes également une autre amélioration par rapport à Treblinka en construisant des chambres à gaz pou vent contenir 2 000 personnes à la fois, alors qu’à Treblinka leurs dix chambres à gaz n’en contenaient chacune que 200. »

« A Auschwitz, nous avions deux médecins SS qui étaient chargés d’examiner chaque nouvel arrivage de prisonniers. On les faisait défiler devant l’un des docteurs, qui prenait une décision au fur et à mesure qu’ils passaient devant lui. Ceux qui étaient jugés bons pour ce travail étaient envoyés à l’intérieur du camp. Les autres étaient aussitôt dirigés sur les installations d’extermination. Les enfants en bas âge étaient invariablement exterminés, puisque, en raison de leur jeunesse, ils étaient inaptes au travail. »

« Nous apportâmes encore une autre amélioration par rapport à Treblinka : les victimes savaient presque toujours qu’elles allaient être exterminées ; à Auschwitz nous nous efforçâmes de leur taire croire qu’elles allaient subir un épouillage. Bien entendu, elles ont fréquemment deviné nos intentions et nous avons connu des incidents et des difficultés. Très souvent, les femmes dissimulaient leurs enfants sous leurs vêtements, mais, dès que nous les découvrions, nous envoyions ces enfants dans les chambres à gaz. »

« On nous avait ordonné de procéder à ces exterminations dans le secret, mais, inévitablement, l’odeur nauséabonde provenant des corps que l'on brûlait d’une manière continue envahissait les alentours, et tous les habitants des communes avoisinantes savaient que des exterminations se poursuivaient à Auschwitz. »



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