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La Tunisie

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2. Histoire

Préhistoire
Carthage : 814-146 avant J.C.
Rome : 146 avant J.C. - 429.
Les invasions : 439-698
Les dynasties arabo-berbères : 700-1574
La Tunisie ottomane : 1574-1881
La Tunisie Française : 1881-1956
La Tunisie indépendante : 1956-2006

2.7. La Tunisie Française : 1881-1956

2.7.1. La colonisation

Prétextant un incident, les troupes françaises pénètrent en Tunisie par l'Algérie, et en trois semaines arrivent sans combat à Tunis. Le 12 mai 1881, Roustan impose au bey Sidi Saddok le traité de protectorat de Bardo. En automne, une campagne vint à bout de quelques tribus soulevées. Le véritable pouvoir est désormais aux mains du résident Cambon, à la fois ministre des Affaires étrangères et Président du conseil des Ministres. De nouveaux services administratifs sont créés, entièrement aux mains des Français. La hiérarchie locale, maintenue, est placée sous la surveillance de contrôleurs civils français. Les institutions représentatives ne jouent aucun rôle jusqu'en 1907. La justice est réformée, l'enseignement « à la française » est introduit. La création de ports et de voies de communication stimule la mise en valeur du pays. L'agriculture et l'industrie extractive (Fer, phosphate) se développent rapidement et avec eux les progrès sanitaires (vaccinations, assainissement des villes, construction d'hôpitaux...) Les relations avec la population indigène sont tranquilles et la Tunisie est citée en exemple par l'administration française. Le seul véritable problème est la présence d'une colonie italienne trop nombreuse pour être assimilée (en 1911 il y a 88 000 Italiens contre 48 000 Français et 1 700 000 Tunisiens).

En 1911 se manifeste une première opposition au système colonial : une nouvelle génération de Tunisiens veut sa part de pouvoir et de responsabilité dans les affaires de leur pays. Une première journée d'émeutes sur des thèmes nationalistes et religieux a lieu le 7 novembre 1911. L'agitation reprend après la guerre : les nationalistes réclament un « Destour », une constitution. Le résident Saint les divise en promulguant un train de mesures (Création d'Assemblées régionales et d'un Grand Conseil). Economiquement, le pays reste prospère.

La grande crise de 1929 et ses conséquences favorisent le retour de l'agitation politique. Le Destour est contesté par Habib Bourguiba qui crée un parti rival s'ouvrant largement aux masses populaires, le Néo Destour. Bourguiba est une première fois assigné à résidence en septembre 1934. En 9 avril 1938 il déclenche une journée d'émeutes dans la capitale, sévèrement réprimée. Le Néo Destour est dissous.

2.7.2. Les combats de 1943

La seconde guerre mondiale fait de la Tunisie un champ de bataille imprévu après le débarquement Anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942 ; Le 15 novembre, la 1ère armée Britannique entre en Tunisie. Le 27, son aile gauche approche de Mateur sur la route de Bizerte et son aile droite atteint Djedeida dans la Medjerda, à 25 km de Tunis. La Tunisie centrale est envahie. Les parachutistes américains s'emparent de Kasserine et de Gafsa. Mais les Allemands contre attaquent et dès le 29 novembre les Alliés sont arrêtés et l'offensive bloquée. Le front se stabilise sur une ligne allant du Cap Serrat à Gafsa.

En décembre et janvier Von Arnim renforce ses troupes en Tunisie alors que Rommel se replie lentement de Tripolitaine vers le sud Tunisien, talonné par Montgomery. Les soldats de Rommel se retranchent derrière la Ligne de Marteh, construite par les Français avant la guerre pour contenir les Italiens installés en Lybie. Le 1er février, Rommel et Arnim lancent une offensive sur Gafsa et Kasserine, destinée à percer le front tenu par les Américains avant que Montgomery et la VIIIè armée Britannique n'attaquent la ligne de Mareth. Le 17, les Américains refluent sur Kasserine. Le 21, le col de Kasserine tombe aux mains allemandes qui menacent les arrières des troupes Alliées. Mais les Allemands ne disposent pas de matériel et de troupes en quantité suffisante. Le 24 ils se replient. Les Alliés renforcent leur dispositif de défense. Rommel tente une dernière offensive contre la VIIIè armée de Montgomery, mais échoue devant Médénine le 6 mars. Le 7 mars il part à Berlin convaincre Hitler d'abandonner le sud et le centre de la Tunisie. En vain. Il ne retournera jamais en Afrique.

Le 20 mars, Montgomery lance un offensive frontale sur la ligne de Mareth alors qu'une partie de ses forces contourne la ligne par le sud. L'attaque frontale échoue mais celle de contournement conduit les Néo-zélandais et la colonne Leclerc jusqu'à El Homa. La ligne est percée. Le 28 mars Gabés tombe. Le 6 avril, seconde offensive de Montgomery, soutenu par les Américains qui percent au centre de la Tunisie. Le 10, Sfax tombe, le 11 Kairouan et le 12 Sousse. Le 14 avril, le front s'établit, pratiquement en ligne droite, d'Enfidaville au cap Serrat. Le dernier assaut est donné le 19 avril sur l'ensemble du front. De violents combats se déroulent à Mateur, dans la vallée de la Medjerda, à Enfidaville. Le 7 mai les Alliés entrent simultanément à Bizerte et à Tunis. Le 13 mai, les dernières poches de résistance sont réduites et les débris de l'Afrikakorps et de l'armée Italienne se rendent au cap Bon.

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