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Les « Primitifs » italiens (Histoire de l'art)

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2.2. Peintres et œuvres

Les premières oeuvres
Maître de Saint François Bardi (actif entre 1240 et 1270)
Coppo di Marcovaldo
Maître inconnu
Maître du retable de Sainte Claire
Le Maître de l’arrestation
Le Maître de la Madeleine
Le maître de Marguerite de Cortone
Palmerino di Guido
Cimabue
Grifo di Tancredi
Le Maître de Sainte Cécile
Gaddo Gaddi
Buffalmacco Bounamico
Giotto di Bondone
Capanna Puccio
Bernardo Daddi
Jacopo del Casentino
Maso di Banco
Nardo di Cione
Orcagna (Andrea di Cione)
Taddeo Gaddi
Giotto di Stefano (Giottino)
Giovanni da Milano
Le Maître de l’oratoire de Mocchirolo
Andrea di Bonaiuto (Andrea da Firenze)
Meliore di Jacopo
Niccolo di Tommaso
Maître de la Miséricorde
Giovanni del Biondo
Gaddi Agnolo
Don Silvestro dei Gherarducci
Jacopo di Cione
Spinello Aretino
Starnina Gherardo di Jacopo
Cenni di Francesco « Ser Cenni »
Niccolo di Pietro Gerini
Lorenzo Monaco
Mariotto di Nardo

2.2.38. Lorenzo Monaco

2.2.38.1. Biographie

Peintre italien probablement né à Sienne (Vers 1370-vers 1425), Lorenzo Monaco (« Laurent le Moine ») a cependant exercé son art à Florence où il est influencé par Spinello Aretino et d'Agnolo Gaddi. En 1391 pronoce ses voeux de religieux camaldule qau monastère de Santa Maria degli Angeli. Il accède au diaconat, mais en 1402, il est inscit dans la corporation des peintres sous son nom laïc de Piero di Giovanni et vit à l'extérieur du monastère. En 1404, son style s'oriente vers le gothique flamboyant. Dans ses nombreux retables à fond doré, on retrouve un style caractéristique des mouvements sinueux des figures et des drapés, des couleurs brillantes et très riches (profusion d'or et bleu de lapis-lazuli), d'originales compositions architecturales.

Lors de son séjour au monastère, il réalise de nombreuses enluminures de manuscrits, dont certaines se trouvent aujourd’hui dans la bibliothèque Laurentine à Florence. Mais Lorenzo est avant tou un peintre de retables, dont la National Gallery de Londres et Les Offices de Florence conservent de magnifiques pièces. Comme fresquiste, il laisse une grande œuvre, le cycle de la Vierge Marie dans la chapelle Bartolini de Santa Trinità de Florence.

Son style se distingue par la beauté lumineuse de son coloris et une ligne gracieuse et rythmique. Son style contratse totalement avec celui de son contemporain Masaccio, déjà renaissant, et représente l’accomplissement de la dernière floraison de l'art gothique médiéval à Florence.

Lorenzo Monaco est un artiste dont le travail se situe à cheval entre d’une part l'art du Trecento de Duccio et du Quattrocento de Giotto, et d’autre part la peinture de Masaccio et de Fra Angelico, sur lequel d’ailleurs il exerce une importante influence et qui sera son élève. Son art est une synthèse de la Pré-Renaissance florentine et siennoise et du gothique international en Italie.

Le couronnement de la National Gallery

Lorenzo Monaco : le couronnement de la Vierge avec saints. Vers 1414. Tempera à l’oeuf sur peuplier, 182 x 105 cm (gauche), 217 x 115 cm (centre), 179 x 102 cm (droit). Londres, National Gallery
Lorenzo Monaco : le couronnement de la Vierge avec saints. Vers 1414. Tempera à l’oeuf sur peuplier, 182 x 105 cm (gauche), 217 x 115 cm (centre), 179 x 102 cm (droit). Londres, National Gallery

Piero di Giovanni devient « Lorenzo Monaco » (Laurent le Moine) en prononçant ses voeux en 1391 au monastère camaldule de Santa Maria degli Angeli de Florence. Cet ordre des Camaldulesa été fondé en 1012 par un moine bénédictin, Saint Romuald, choqué par la décadence et le laxisme de son propre monastère ; il nomme son ordre d’après la montagne de Camaldoli en Toscane, où il avait construit un ermitage. La légende raconte qu'il a rêvé d'une échelle joignant la terre au Ciel, sur laquelle des hommes en habits blancs rejoignaient les cieux. Il décide alors que les moines de son nouvel ordre seraient en habit blanc. C’est pour cette raison, que les retables camaldules comme celui-ci montrent toujours saint Benoît, fondateur des Bénédictins au VIè siècle, vêtu de la soutane blanche plutôt que de l’habit noir bénédictin.

Benoît se trouve à l'extrême gauche, et sur le livre qu’il tient ouvert sont inscrits les premiers mots du Prologue de la Règle, qu’observent les camaldules, Bénédictins réformés. Dans sa main gauche il tient le bâton de bouleau qu'il utilise pour châtier les moines fautifs. À ses côtés siègent Saint Jean-Baptiste et Saint Matthieu avec son Evangile. A l'extrême droite, Saint Romuald dans son habit blanc, avec saint Pierre et saint Jean l'Évangéliste à ses côtés. Ces personnages et d'autres saints sont témoins du Couronnement de la Vierge par Christ, après son Assomption. Cette scène n'est pas mentionnée dans les Evangiles ; elle est représentée semble t-il pour la première fois en France au XIIIè, passe de là en Italie et devient très populaire à Florence. La Vierge personnifie parfois l'Église : le Christ confirme alors son autorité, mais aussi celle du Pape… sujet cher à cette cité guelfe politiquement alliée de la papauté.

Lorenzo Monaco : le couronnement de la Vierge avec saints, panneau central. Vers 1414. Tempera à l’oeuf sur peuplier, 217 x 115 cm. Londres, National Gallery
Lorenzo Monaco : le couronnement de la Vierge avec saints, panneau central. Vers 1414. Tempera à l’oeuf sur peuplier, 217 x 115 cm. Londres, National Gallery

Dans sa forme originale, le retable n'était pas divisé comme un triptyque, mais se présentait comme un panneau unique avec trois hautes arches, pignons-gâbles et prédelle. Le panneau principal a été divisé en trois parties après 1792 qui ont été acquises à diverses dates par la National Gallery. Aujourd’hui, l’ensemble est restructuré dans un cadre moderne.

L’état actuel et l'emplacement du retable ne rendent pas très bien sa fonction liturgique et institutionnelle de promotion et de propagande de l’ordre Camaldule auqule il était destiné : les saints fondateurs sont installées dans le ciel, à égalité avec les évangélistes, les apôtres et Jean le Baptiste. Sans compter que l’artiste lui-même, qui a tracé ces magnifique lignes, réalisé les délicieuses combinaisons de couleurs (robe de la Vierge et manteau du Christ) et créé ces anges presque courtois, était lui-même membre de cette austère communauté de blanc vêtue.

2.2.38.2. Le couronnement des Offices

Lorenzo Monaco : le couronnement de la Vierge avec saints. 1414. Tempera sur bois, 450 x 350 cm. Florence, les Offices
Lorenzo Monaco : le couronnement de la Vierge avec saints. 1414. Tempera sur bois, 450 x 350 cm. Florence, les Offices

Dans ce retable signé et daté provenant du maître-autel de l'église Santa Maria degli Angeli, où il était moine Lorenzo atteint la maturité de son style. Bien que la composition de l’oeuvre soit assez conventionnelle, les personnages dégagent une nouvelle fluidité dans leurs poses et dans les mouvements de leurs drapés, et renvoient au gothique nternational qui se retrouvera dans la sculpture par Ghiberti et de Niccolò Lamberti.

Les scènes de la vie de saint Benoît dans la prédelle, avec leur charme de conte de fées, comptent parmi les plus belles réalisations du maître.

Lorenzo Monaco : Nativité. 1414. Tempera sur bois, 32 x 53 cm. Florence, les Offices
Lorenzo Monaco : Nativité. 1414. Tempera sur bois, 32 x 53 cm. Florence, les Offices

Cette nativité est l'un des panneaux de prédelle du Couronnement de la Vierge des Offices. Les scènes de la prédelle sont encadrées par un cadre quadrilobe allongé du gothique français. La version de la Nativité dépeinte par Lorenzo est en partie fondée sur les « Révélations » de sainte Brigitte, une princesse suédoise du quatorzième siècle. Cette « version » de la nativité deviendra très populaire au Quattrocento à Florence. Lorenzo met en scène Marie s'agenouillant pour adorer son enfant nouveau-né, entourée de rayons dorés. Dehors, dans la nuit noire, un ange réveille les bergers.

2.2.38.3. La crucifixion de Budapest

Lorenzo Monaco : crucifié, détail. Vers 1410. Tempera sur bois, 146 x 84 cm. Budapest, Musée des Beaux Arts
Lorenzo Monaco : crucifié, détail. Vers 1410. Tempera sur bois, 146 x 84 cm. Budapest, Musée des Beaux Arts

Au Moyen Age, il existe une certaine concurrence entre les artistes pour la vente de leurs œuvres, particulièrement en ce qui concerne les crucifix, beaucoup plus chers lorsqu’il s’agit d’une sculpture, un crucifix peint étant bien plus abordable… A condition que le peintre s’attache à donner à son crucifié une apparence de plasticité maximale, afin de lui donner un effet aussi proche possible d’une œuvre sculptée. Aussi certains maîtres florentins s’attachent dès le début du XVè siècle à débarasser leurs crucifix de tous les panneaux, scènes complémentaires ou personnages (aux extrémités de la croix) qui les ornaient jusqu’à présent afin de renforcer l'effet de plasticité ; de plus, le crucifix n’est plus accroché au mur, mais suspendu au plafond, au-dessus de l'autel, donnant ainsi l’illusion d’espace.

Dans cette oeuvre, Lorenzo a représenté, dans le plus pur style du gothique international finissant, un long corps masculin mince, sans cassures brutales, en accentuant la souplesse des contours. Dans la modélisation du corps il évite soigneusement tous les détails trop naturalistes. Son Christ n'est pas comme les héros sportifs de Giotto ou de Masaccio, mais une personne plutôt fragile qui semble endormie sur la croix. Les teintes sont douces et subtile et ne sont pas sans rappeler les Christ de Masolino.

2.2.38.4. Le diptyque de saint Jérôme

Lorenzo Monaco : diptyque : saint Jérôme. Vers 1420. Panneau, 32 x 18 cm. Amsterdam, Rijksmuseum
Lorenzo Monaco : diptyque : saint Jérôme. Vers 1420. Panneau, 32 x 18 cm. Amsterdam, Rijksmuseum

Autour de 1400 Lorenzo Monaco possède l’un des plus florissants d'ateliers de Florence. Il produit des enluminures et illustrations de livre et de nombreux retables, certains pour son propre monastère. L’œuvre de Lorenzo montre une évolution de la période tardive du Trecento florentin vers une manière plus coulante, connue généralement sous le nom de « gothique international », caractérisé par des personnages délimités par les lignes fluides et des drapés très fins et légers. De plus, contrairement à beaucoup d'autres peintres du gothique international, il fait preuve d’un talent naturel pour les compositions monumentales.

Le saint Jérôme de Monaco fait partie d'un diptyque et accompagnait une Vierge d'Humilité. Même sur une petite surface, l’artiste créé un personnage qui occupe magnifiquement l’espace. Plus remarquable, il réussit à combiner en une seule image convaincante Jérôme, le lion et le scriptorium du saint.

Jérôme n'était ni un grand thaumaturge ni un prédicateur renommé ; il n’a pas subi le martyr pour sa foi ; son œuvre principale a été de traduire la bible en latin à partir du grec et de l’hébreux. C'est pourquoi Lorenzo le représente dans son étude et décrit dans le détail son « lutrin » qui possède deux étagères : la supérieure portant livre à traduire, l’inférieure l’ouvrage traduit. Saint Jérôme se « place » au second rang dans la hiérarchie des Pères de l'Eglise, et est généralement représenté en cardinal, bien que cette charge honorifique n’existât pas à son époque. Mais Lorenzo le dépeint en moine, laissant cependant apparaître la pourpre cardinalice dans la manche droite du savant.

Jérôme a commencé sa vie religieuse comme un savant religieux « classique » ; mais plus tard, il choisit la vie érémitique et se retire dans le désert syrien, renonçant au monde. Là, il se lie d'amitié avec un lion auquel il avait retéré une épine de la patte. Il est généralement présenté comme un vieil homme avec un chapeau de cardinal et, accompagné de son fidèle et reconnaissant lion.

2.2.38.5. La Vierge de l’humilité

Lorenzo Monaco : madone d’humilité. Diptyque. Vers 1420.Panneau, 22,8 x 17,8 cm. Copenhague, Musée Thorvaldsen
Lorenzo Monaco : madone d’humilité. Diptyque. Vers 1420.Panneau, 22,8 x 17,8 cm. Copenhague, Musée Thorvaldsen

Ce panneau formait initialement un diptyque avec le Saint Jérôme du Rijksmuseum d’Amsterdam. Aussi petits soient-ils, ces petits panneaux forment un impressionnant et rare monument de la peinture italienne et un témoignage unique de la dévotion privée. Saint Jérôme a enlevé l'épine de la patte du lion, ce qui illustre la vertu de chasteté monastique, tandis que la Vierge affiche son humilité en étant dépeinte dans l’environnement extrèmement simple du quotidien.

Ce diptyque de Lorenzo a sans doute servi d’objet de méditation et de prière à un moine du monastère de Santa Maria degli Angeli à Florence, où Lorenzo a vécu et pour lequel il a réalisé de nombreuses oeuvres d'art.

Ce thème de la « Vierge de l'Humilité » est un thème nouveau apparu au Trecento en Italie. Il est connu par un certain nombre de panneaux de la Vierge portant l'inscription « Maria dell'Umiltà ». Ici, la Vierge est assise non pas sur un trône, mais à même le sol ou sur une simple banquette sur un coussin, comme le seront toutes les vierges de l’humilité. Les premières images de la « Maria dell'Umiltà », apparaîssent simultanément vers 1300sur les retables, les peintures murales et les petits panneaux de dévotion privée. Elles font l'objet d'une vénération particulière dans le nord de l'Italie, et à Sienne, à la fin du XIVè siècle, les représentations de la Vierge dell'Umiltà sont produites en masse par l'atelier d’Andrea di Bartolo.

2.2.38.6. La fuite en Egypte d’Altenburg

Lorenzo Monaco : la fuite en Egypte. Vers 1405. Tempera sur peuplie, 21,2 x 35,5 cm. Altenburg, Lindenau-Museu
Lorenzo Monaco : la fuite en Egypte. Vers 1405. Tempera sur peuplie, 21,2 x 35,5 cm. Altenburg, Lindenau-Museu

Cette fuite en Egypte est l'un des trois panneaux de la prédelle d'un grand retable. Le cadre allongé de type gothique, structure le panneau en trois parties et Lorenzo Monaco fait bon usage des possibilités offertes par la forme inhabituelle du cadre. Il place la Vierge et son enfant, isolés des autres personnages, au centre, dans la plus grade partie. La Vierge est assise sur l’âne comme si elle était assise sur un trône, et est tournée vers le spectateur. L’oblique de son corps suggère une droite partant de l’angle médian supérieur de l'image et s’achevant à l'angle inférienur droit : cet axe diagonal est encore souligné par la patte avant de l’animal. Une seconde droite part de l’angle inférieur gauche vers l’angle médian supérieur : Ainsi la Vierge et l’enfant se trouvent dans un harmonieux triangle de lignes… L'axe horizontal de l'animal sert de lien entre les personnages, la Vierge et Joseph, lien distandu avec les personnages à l’arrière (verticale sans lien avec l’image centrale), mais très intimement marqué entre les époux par l’intermédiaire de la tête de l’animal. Les palmes que tient la femme au manteau vert sont sans doute une allusion à certains évangiles apocryphes mentionnant que la Sainte Famille en fuite fut nourrie par les fruits d'un palmier. L’environnement sépare aussi le côté gauche de l'image de la sainte Famille : le désert et les rochers nus et gris à gauche, un bois aux arbres feuillus au centre et à droite…

Alors que les deux personnages féminins se déplacent vers l'avant, Joseph, à la tête du petit groupe, ne cesse de regarder en arrière. Cette composition géométriquement construite avec sa rythme propre montre comment Lorenzo Monaco, comme d’ailleurs dans toutes ses œuvres, tout en prolongeant les meilleures traditions picturales florentines, sait s’adapter au au style du gothique international : longs et doux plis des draperies des deux femmes, noble et gracieuse figure de la Vierge… Alors que Joseph se présente plutôt comme une personnalité énergique qui ne peut être imaginée que dans l'art florentin et ses traditions démocratiques.

2.2.38.7. Œuvres diverses

Lorenzo Monaco : nativité. Vers 1390. Panneau de peuplier, 26 x 61 cm. Berlin, Staatliche Musee
Lorenzo Monaco : nativité. Vers 1390. Panneau de peuplier, 26 x 61 cm. Berlin, Staatliche Musee

Ce panneau bien conservé faisait partie du principal retable de l'église Santa Maria del Carmine à Florence. Les autres panneaux du retable démembré sont dispersés dans divers musées.

Lorenzo Monaco : la décapitatiion de sainte Catherine d’Alexandrie. 1394-1395. Panneau de peuplier, 42 x 57 cm. Berlin, Staatliche Museen
Lorenzo Monaco : la décapitatiion de sainte Catherine d’Alexandrie. 1394-1395. Panneau de peuplier, 42 x 57 cm. Berlin, Staatliche Museen

Ce panneau de prédelle faisait partie, avec de nombreux autres panneaux, de la décoration du maître autel de l’église église monastique de Saint-Gaggio (également connue sous le nom de Santa Caterina al Monte). Les divers panneaux sont disséminés dans les musées du monde entier.

Lorenzo Monaco : la Cène. 1394-1395. Panneau de peuplier, 47 x 142 cm. Berlin, Staatliche Museen
Lorenzo Monaco : la Cène. 1394-1395. Panneau de peuplier, 47 x 142 cm. Berlin, Staatliche Museen

Ce panneau de prédelle faisait partie, avec de nombreux autres panneaux, de la décoration du maître autel de l’église église monastique de Saint-Gaggio (également connue sous le nom de Santa Caterina al Monte). Les divers panneaux sont disséminés dans les musées du monde entier.

Le Christ et les apôtres sont représentés dans une salle sous une rangée d’arcatures. Judas est placé de l’autre côté de la table du repas, en face du Christ, presque désespéré de son imminente trahison.

Lorenzo Monaco : l’adoration des Mages. Vers 1422. Tempera sur bois, 115 x 177 cm. Florence, les Offices
Lorenzo Monaco : l’adoration des Mages. Vers 1422. Tempera sur bois, 115 x 177 cm. Florence, les Offices

Probablement créé pour l'église de Sant'Egidio à Florence, ce panneau (pièce centrale d’un retable) a été exécuté par Lorenzo Monaco vers 1422, dans le pur style gothique, avec ses couleurs vives et les figures allongées des personnages. Les Prophètes et l'Annonciation de la partie supérieure sont de Cosimo Rosselli et ont été ajoutés à la fin du XVè siècle lorsque le triptyque original a été transformé en panneau rectangulaire et que la division des panneaux a été effacée. L’œuvre a été restaurée en 1995.

Lorenzo Monaco : l’annonciation. 1410-1415. Tempera sur panneau. Florence, Galleria dell’Accademi
Lorenzo Monaco : l’annonciation. 1410-1415. Tempera sur panneau. Florence, Galleria dell'Accademi

Dans cette œuvre, l’ange Gabriel est représenté en vol, thème devenu particulièrement très fréquent dans l'art florentin depuis la création d’une modeste fresque de ce genre à Santa Annunziata au Trecento.

Lorenzo Monaco : le mariage de la Vierge. 1420-1424. Fresque, 210 x 230 cm. Florence, Santa Trinità
Lorenzo Monaco : le mariage de la Vierge. 1420-1424. Fresque, 210 x 230 cm. Florence, Santa Trinità

Les peintures de Lorenzo sur le thème de la vie de la Vierge Marie dans la Chapelle Bartolini-Salimbeni ont été commandées par la famille Bartolini. Elles recouvrent d’anciennes fresques de Spinello Aretino, commandées par Bartolomeo Salimbeni en 1390.

L'architecture peinte des fresques s'étend sur la totalité de la narration, dans laquelle l’utilisation des diagonales donne du mouvement à la scène.

Lorenzo Monaco : saint Pierre. Vers 1405. Huile sur panneau de peuplier, 53 x 41 cm. Collection privée
Lorenzo Monaco : saint Pierre. Vers 1405. Huile sur panneau de peuplier, 53 x 41 cm. Collection privée

Ce panneau montre saint Pierre assis sur un banc, tenant le livre et la clé. Ce panneau faisait partie d'un grand polyptyque.

Lorenzo Monaco : Saint Jérôme dans le désert. Tempera sur panneau de peuplier, 23 x 36 cm. Collection privée
Lorenzo Monaco : Saint Jérôme dans le désert. Tempera sur panneau de peuplier, 23 x 36 cm. Collection privée

Ce tableau faisait partie d’un polyptyque de l'église Santa Maria del Carmine de Florence. Le polyptyque a été démembré et ses panneaux sont maintenant dispersés dans divers musées. Le présent panneau faisait partie de la prédelle, composée de cinq panneaux.

Lorenzo Monaco : Vierge trônant avec l’enfant et six Anges. 1415-1420. Tempera sur bois, 147 x 82 cm. Marid, Colection Thyssen-Bornemisza
Lorenzo Monaco : Vierge trônant avec l’enfant et six Anges. 1415-1420. Tempera sur bois, 147 x 82 cm. Marid, Colection Thyssen-Bornemisza

Cette peinture traditionnelle suit le type de composition de la Maesta (Vierge trônant à l'Enfant), et rappelle le style des Maestàs de Giotto, même si elle n'en a pas la monumentalité sévère et si travail est plus proche de la douceur du style siennois. Tous les personnages sont dépeintes avec un haut degré de naturalisme, mais toujours en conservant cette idéalisation que l’art siennois a ouisé dans la peinture gothique internationale.

Lorenzo Monaco : Vierge trônant en enfant. Vers 1418. Tempera et or sur bois, 101,60 x 61,70 cm. National Gallery of Scotland
Lorenzo Monaco : Vierge trônant en enfant. Vers 1418. Tempera et or sur bois, 101,60 x 61,70 cm. National Gallery of Scotland


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