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Déportation en France, biographies…

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2. Côté allemand

Abetz Otto
Né à Schwetzingen en Bade le 26 mars 1903, Abetz est professeur de dessin et président du comité central des mouvements de jeunesse de Karlsruhe. De 1930 à 1934, il organise des congrès germano-français de jeunes. Cette position lui vaut de rencontrer des Français germanophiles comme Jean Luchaire et F. de Brinon. En 1932, il épouse Suzanne de Bruyker, secrétaire de Jean Luchaire. En 1934, il est chargé par Baldur von Schirach des questions françaises dans le cadre de la Hitlerjugend. Il devient membre du parti nazi en 1937, date à laquelle il entre au service diplomatique de Ribbentrop. Fin diplomate, il lie des amitiés avec nombre de Français avec lesquels il organise des manifestations. Il est expulsé en juillet 1939 de France après avoir été dénoncé par la presse comme jouant un rôle actif de propagande nazie en France.

Brigadeführer dans les SS, Abetz est adjoint au cabinet de Ribbentrop au début de la guerre. Le 3 août 1940, il est nommé ambassadeur à Paris des forces allemandes d'occupation. Il s'occupe surtout de propagande et de préparer une « Collaboration officielle ». En 1942-43, il perd de son influence auprès de Hitler et de Ribbentrop. En août 1944, il quitte Paris.

Arrêté le 25 octobre 1945 et est condamné en juillet 1949 par les forces françaises d'occupation en Allemagne à 20 ans de travaux forcés et à 20 ans d'interdiction de séjour, mais est libéré en 1954. Il meurt 4 ans plus tard, le 5 mai 1958 lors d'un accident de la route à Langenfeld.
Achenbach Ernst
Né le 9 avril 1909 à Siegen, docteur en droit. Employé à l’ambassade d'Allemagne à Paris Joseph participe à la décision de la déportation à Auschwitz de 2 000 Juifs les 4 et 6 mars 1943 en représailles à un attentat contre deux officiers allemands le 15 février 1943.

Après la guerre, il a des activités politiques en Allemagne de l'Ouest, devient avocat (en particulier de l'entreprise IG-Farben), puis député au Bundestag, où il se spécialise dans la défense des criminels nazis pour lesquels il réclame l'amnistie. En 1970, il devait être nommé représentant de la RFA à la Commission européenne. Cette décision sera annulée devant le scandale provoqué par la diffusion du dossier réuni par Beate Klarsfeld. Il meurt le 21 décembre 1991 à Essen.
Anhert Horst
Sous officier SS, Anhert est l’adjoint de Dannecker et de Roetke, chefs du service antijuif de la Gestapo en France. Il a disparu à la fin de la guerre.
Barbie Klaus
Barbie naît le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg, fils illégitime d’un couple d’instituteurs. Son père décède en 1933 des suites douloureuses d’une blessure de guerre sur le front français. Son frère décède la même année, ce qui le plonge dans un grand désespoir… Il entre dans la Hitlerjugend. Il réussit son bac, mais se trouve sans emploi. Il s’engage donc volontairement en 1934 dans un camp de travail de la NSDAP dans le Schleswig-Holstein et y devient un nazi fanatique. En 1935, il rencontre Himmler et est subjugué. Le 26 septembre 1935 il entre dans la SS et devient collaborateur du service de sécurité (SD) de Berlin, spécialement chargé de la chasse aux Juifs et aux homosexuels.

Le 20 avril 1940 il est nommé SS-Untersturmführer. Le 29 mai il est nommé au SD d’Amsterdam où il traque les réfugiés politiques Allemands et le Juifs, faisant preuve d’une extrême brutalité. En 1942, il est envoyé à Gex. En novembre, après l’occupation par les Allemands de la zone libre, il est nommé chef de la Gestapo à Lyon. A cette fonction, il est responsable de la déportation et de la mort de dizaines de résistants (dont Jean Moulin, 1899-1943) et de Juifs. En août 1944 le « Boucher de Lyon » retourne en Allemagne où il travaille au SD de Dortmund. Le 9 novembre, il est nommé SS-Hauptsturmführer.

Recherché par la police française en 1945, il est condamné à mort par contumace le 16 mai 1947 par un tribunal de Lyon. De 1947 à 1951 il est agent des Américains au « Geheimdienst Counter Intelligence Corps » (CIC) en Allemagne, avant de s’établir en 1951 en Bolivie avec l’aide des Américains. Nouvelle condamnation à mort le 28 novembre 1952 à Lyon. Une troisième suivra le 25 novembre 1954. Le 7 octobre 1957, il acquiert la nationalité bolivienne sous le nom de Claus Altmann et à partir de 1964 devient conseiller du gouvernement bolivien aux affaires militaires.

En 1972, Beate Klarsfeld retrouve sa trace à La Paz. Les gouvernements français et allemand réclament en vain son extradition. En 1980 Barbie soutien le général Meza dans une tentative de putsch, mais en 1983, avec la venue au pouvoir démocratique d’Hernan Siles Suazo, Barbie est emprisonné et extradé en France. Son procès s'ouvre le 11 mai 1987, après quatre ans d'instruction à Lyon. C'est le premier procès en France pour « crimes contre l'humanité ». Le 3 Juillet 1987, le verdict tombe : coupable sans circonstances atténuantes, Barbie est condamné à la prison à vie.

Il meurt en prison d'un cancer, le 25 Septembre 1991.
Bartelemus Erich
Spécialiste lyonnais de la chasse aux Juifs dans l'équipe de Klaus Barbie à Lyon, Bartelemus participe à la quintuple exécution de la Place Irma. Il sera condamné à huit ans de travaux forcés.
Barth'>Barth Heinz
Officier S.S., Heinz Barth'>Barth, surnommé « l'assassin d'Oradour-sur-Glane » participe en 1942 à l'exécution de 92 personnes en Tchécoslovaquie, alors qu'il était chef de section du régiment blindé SS « Der Führer ». Affecté en France, il est impliqué dans le massacre d’Oradour sur Glane le 10 juin 1944, au cours duquel 642 habitants du village, dont 247 enfants, sont fusillés, noyés ou brûlés vifs par des SS de la division « Das Reich ».

Condamné en 1983 à la prison à vie par la justice de RDA, il est remis en liberté en raison de son âge, de son mauvais état de santé et des regrets qu'il avait exprimés pour ses actes. Mais comme il avait perdu une jambe lors des combats de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'ancien SS avait obtenu en 1991 le versement d'une pension de « victime de guerre » de 800 marks (392 dollars) par mois. En 2000, le Tribunal du travail de Potsdam lui a retiré sa pension au motif qu'un criminel de guerre ne saurait être pensionné.
Berger Friedrich
Berger organise l'officine dite « Gestapo de la rue de la Pompe » à Paris, et se rend coupable de nombreux crimes. Il s'enfuit à la Libération, est arrêté à Milan le 7 mai 1948 mais réussit à s’évader. Condamné à mort par contumace pour crimes contre l'humanité, il se cache en Allemagne et ne sera pas retrouvé avant sa mort de maladie, le 10 février 1960 à Munich.
Boemelburg Heinrich
SS Sturmbannführer, policier de profession, Étienne travaille dans la Gestapo comme chef du bureau IV de la Sipo-SD en France de juin 1940 à juin 1944. Il organise avec Oberg la déportation des Juifs de France. Tombé en disgrâce en juin 1944, il remplace par la suite à Vichy Geissler qui avait été tué par le maquis.

Il part avec Pétain à Sigmaringen. Disparaît au printemps 1945. Jamais retrouvé depuis.
Brandl Hermann « Otto »
Membre de l’Abwehr, Brandl est le créateur à Paris du bureau « Otto », le plus important des bureaux d'achats allemands, couverture et organisme de financement d'agents de renseignements.

Arrêté à Munich le 6 août 1945 par la police américaine, il se pend le 24 mars 1947 dans sa cellule de la prison de Stadelheim.
Breitscheid Rudolf
Rudolf Breitscheid naît le 2 novembre 1874 à Köln où son père est libraire. En 1898 il termine des études d’économie et devient rédacteur dans diverses revues et journaux à Hambourg et Hanovre. C’est un penseur libéral de gauche qui en 1904 devient député provincial du Landtag de Brandebourg. En, 1908 il quitte le parti libéral de gauche, en désaccord avec la participation de son parti au gouvernement conservateur du prince Bernhard Von Bülow. Il fonde l’Union démocratique dont il prend la présidence. Mais déçu en 1912 par les piètres résultats électoraux de son parti, il adhère au parti social-démocrate (SPD). Mais durant la guerre il critique la politique de son parti qui a choisi le soutien à l’empereur au nom de la grandeur de l’Allemagne… Il devient rédacteur du journal pacifiste « Sozialistische Auslandspolitik » qui en 1918 prendra le titre de « Der Sozialist ».

En 1918-1919 il est ministre de l’intérieur de la Prusse lors du premier gouvernement révolutionnaire. En 1920 il est élu député de l’USPD au Parlement su Reich. Il refuse l’alliance du parti communiste et l’adhésion de l’USPD à l’internationale communiste (libérales).

En 1922, après l’union entre USPD et SPD il soutient la politique étrangère de Stresemann, particulièrement envers la France. Il milite pour l’entrée de l’Allemagne dans la SDN. Entre 1928 et 1930 il soutient énergiquement la coalition du chancelier Hermann Müller, puis soutient le cabinet de minorité de Brüning après la victoire des nazis aux élections du 14 septembre 1930.

En mars 1933 il s’exile en Suisse puis part en août pour la France. Il milite contre le nazisme avec des émigrants allemands pour former une opposition forte et organisée. En 1937, il reproche au parti communiste d’avoir fait capoter la création d’un front uni contre le nazisme, mais réussit à faire reconnaître « l’union centrale des émigrants allemands » par la SDN.

En août 1940 il fuit avec Rudolf Hilferding à Marseille. Mais le 11 février 1941 il est livré à la Gestapo par le régime de Vichy. Après 10 mois d’emprisonnement à Berlin, il est interné avec son épouse dans le camp de concentration de Sachsenhausen. En septembre 1943 il est transféré toujours avec son épouse à Buchenwald dans une baraque spéciale à l’écart du camp et étroitement surveillée.Le 24 août 1944, d’après la version officielle, il est tué à Buchenwald lors d’un bombardement.
Brunner Aloïs
Né le 8 avril 1912 à Rohrbrunn (Burgerland, région de l'Autriche), Alois Brunner adhère au Parti nazi autrichien le 29 mai 1931. En 1932 il s'inscrit aux cours d'une école de police privée, à Graz, tout en étant gérant de café-restaurant. En 1933, il s'engage dans la Légion autrichienne, milice paramilitaire nazie. Le 15 novembre 1938 Brunner entre dans la SS.

Il intègre la « Zentrale für Judische Auswanderung » (Office pour l'Emigration juive) dirigée par Adolf Eichmann, et devient l'adjoint de ce dernier. Il y fait montre d'un tel zèle qu’il finit par remplacer son supérieur, appelé à de plus hautes fonctions… Il organise la déportation des juifs viennois pour la Pologne en octobre 1939, dans le cadre du plan Nizko, mis au point par le chef du RSHA, Reinhard Heydrich, pour constituer une « réserve juive » au sein du Gouvernement général.

Successivement, au sein de la SS, il devient SS-Untersturmführer (sous-lieutenant) le 20 avril 1940, SS-Obersturmführer le 9 novembre 1940, SS-Hauptsturmführer le 30 janvier 1942, Inspecteur de la Sicherheitspolizei (Police de Sécurité ou Sipo, ou Gestapo) six mois plus tard.

En février 1941 il organise la déportation des juifs de Vienne pour Kielce, puis les envoie se faire exécuter à l'Est par les Einsatzkommandos à partir d'octobre de la même année. Il supervise dès février 1943, la déportation des juifs de Salonique (Grèce) en envoie de mars à mai 1943 près de 47 000 juifs à Auschwitz. L'opération Salonique ayant été un succès complet, Brunner est envoyé en France pour diriger le camp de transit de Drancy, dernière étape avant Auschwitz pour les Juifs de France. Le SS ne se contente pas de planifier les déportations (24 000 juifs envoyés à Auschwitz de juillet 1943 au 17 août 1944) : il crée son propre commando, le « Sonderkommando Brunner », qui opère dès fin août 1943 dans le sud de la France. Après le débarquement, il planifie en septembre 1944 la déportation de 13 000 juifs slovaques, via le camp de Sered.

En mars 1945, Brunner déserte et cherche à regagner l'Autriche. Il se fait appeler Schmaldienst. En mai 1945, il est prisonnier des Américains qui le libèrent peu après. Il vit dans la région d’Essen jusqu’en 1954. Identifié par les polices autrichiennes et allemandes, il s’enfuit en Syrie avec un passeport au nom de George Fisher. A Damas, il participe à la création des services secrets syriens. Les services secrets israéliens lui auraient adressé des lettres piégées (l’une d’entre elle lui aurait fait perdre un œil, l’autre déchiqueté les deux mains). Il est condamné par contumace le 2 mars 2001, à Paris, à la réclusion criminelle à perpétuité pour « crime contre l'humanité ».

Brunner vit toujours en Syrie. En 1987, il confiait au Chicago Tribune : « Les Juifs exterminés ont mérité de mourir. Je n'ai aucun regret. Et je le referais encore. »
Choltitz Dietrich von
Dietrich von Choltitz naît au château de Wiese près de Neustadt (Haute Silésie) le 9 novembre 1894. Il entre dans les armes, se bat durant la première guerre mondiale et suit sa carrière dans la Reichswehr. Il fait campagne en Pologne et France, et se distingue au siège de Sébastopol en 1942.

Major général, il obtient le commandement de la 11è Panzerdivision. Il se bat en Italie début 1944 puis commande la 84è armée sur le front du débarquement en juin. Hitler confie à cet officier « loyal et apolitique » la défense du « empire » et de sa région. Le 12 août il reçoit l’ordre de Hitler de faire sauter les ponts et les monuments… 8 autres ordres suivront, que Choltitz « traînera » à faire exécuter. Lors du soulèvement de Paris, il accepte une trêve ordonnée négociée par le consul Raoul Nordling et refuse de faire intervenir la Luftwaffe. Il fait évacuer Paris dans l’ordre, se rend à Leclerc et signe la reddition le 28 août 1944. Emprisonné, il est libéré en 1947.

Il décède le 4 novembre 1966 à Baden-Baden.
Dannecker Theodor
Né en 1913, Dannecker fait des études de droit. Il adhère à la NSDAP puis entre dans le SS. Membre du RSHA, SS Obersturmführer, il fait ses premiers pas dans le service aux affaires juives de la région Sud-ouest entre 1937 et 1939, puis il est nommé chef du service juif du SD en France occupée de novembre 1940 à juillet 1942. A ce titre, du 20 août 1941 au 16 juillet 1942 il est le commandant du camp de Drancy, commandement qu’il assure par l’intermédiaire d’un fonctionnaire français nommé par le Préfet de Police.

En juillet 1942 il est puis transféré en Bulgarie où il est responsable de la déportation de milliers de Juifs, avant de s’occuper des juifs d’Italie et de Hongrie.

Arrêté par les Américains, il se suicide le 10 décembre 1945, dans la prison de Bad Tölz.
Hans Ernst-Dietrich
Chef du KDS d'Angers, il s'enfuit à la Libération. Condamné à mort par contumace par le tribunal de Metz, puis en 1954 par le tribunal de Paris pour la déportation de plus de 5 000 personnes, il n'a jamais été retrouvé, et on ignore toujours ce qu'il est devenu.
Hilferding Rudolf
Fils d’un commerçant juif, Rudolf Hilferding naît le 10 août 1877 à Vienne, où il effectue des études de médeçine entre 1896 et 1901. Il est membre de l’organisation étudiante socialdémocrate « Freie Wissenschaftliche Vereinigung ». Il devient pédiatre à Vienne et milite au parti socialdémocrate autrichien.

En 1906 il abandonne son métier de médeçin et devient à Berlin cadre dans l’école du parti socialiste allemand (SPD) où il enseigne l’histoire économique et l’économie. Mais il est chassé de Prusse et devient rédacteur dans l’organe du parti « Vorwärts ». En 1914 il vote contre le vote des crédits de guerre en faveur duquel se prononcent les parlementaires du SPD, et en 1915 il est affecté au front italien par l’armée autrichienne. Il sert comme médeçin militaire.

En 1917 il adhère au parti USPD, beaucoup plus à gauche que le SPD. Il devient le rédacteur en chef de l’organe du parti, « Freiheit ». En novembre 1918 il est membre du « conseil des soviets » de Berlin, acquiert la nationalité allemande et en 1921 participe à la création de l’Internationale. Il refuse une fusion du parti avec le parti communiste et milite en faveur de l’union avec le SPD. En août 1923, lors de la grande inflation et est nommé ministre des finances dans le cabinet Stresemann, mais démissionne en octobre. Le 4 mai 1924 il est élu député du SPD au Reichstag, devient président du parti à l’assemblée, et influence la politique étrangère du parti dans le sens d’un rapprochement avec l’ouest.

En juin 1928 il devient à nouveau ministre des finances dans le gouvernement de la grande coalition du chancelier Müller. Il en démissionne en décembre 1929 pour désapprouver les interventions de plus en plus fréquentes dans les finances publiques du président de la Reichsbank, Hjalmar Schacht.

Il publie en 1932 « Nationalsozialismus und Marxismus », et après la prise de pouvoir de Hitler il émigre à Zurich. Il devient membre de la Sopade, organisation d’opposants en exil siégeant à Prague, qu’il rejoint à Paris après octobre 1838. Il y travaille sous le faux nom de Richard Kern. En août 1940 il fuit à Marseille avec le politicien Rudolf Breitscheid. En février 1941, il est interné par le régime de Vichy et livré à la Gestapo. Transféré à Paris, il meurt en cachot dans des circonstances mystérieuses le 11 février.
Illers Heinrich
SS, chef de la Gestapo de Paris, il fait partir de Compiègne le dernier convoi de déportés vers Auschwitz.

Après la guerre il devient « Senatspräsident du Landessozialgericht » (Président de chambre du tribunal des Affaires sociales) de Basse-Saxe. Démasqué par les Klarsfeld en octobre 1972, il vivait à Gretseel à la fin des années 70.
Knochen Helmut
Né en 1910, SS-Standartenführer, Knochen est le commandant de la Police de sécurité en France. Un de ses adjoints est Lischka. Arrêté avec Oberg et Hagen par les militaires anti-hitlériens, il échappe de peu à une exécution le 20 juillet 1944.

Condamné à mort à Paris en 1954, il voit sa peine commuée en 1958 et est relâché en 1962 après une grâce du Président de la République. Il devient représentant en assurances à Offenbach sur le Main où il meurt le 4 avril 2003.
Lammerding Heinz
Né en 1905, SS-Gruppenführer, Lammerding entre dans les SS-Totenkopf en 1934. Il y sert jusqu'en 1943 et devient chef de la tristement célèbre division « Das Reich » qu’il commande du 23 octobre 1943 au 27 juillet 1944. Les 8 et 9 juin 1944 la division « Das Reich » se rend coupable des oendaisons de Tulle et du massacre du village d’Oradour sur Glane, avant d’aller se battre en Normandie. Fin 1944 il est chef d'état major de Himmler.

Condamné à mort par contumace par un tribunal de Bordeaux pour les pendaisons de Tulle et le massacre d'Oradour-sur-Glane, il se cache à Wiesbaden sous le nom de Braune, puis s'établit sous son vrai nom à Düsseldorf comme entrepreneur. Il meurt le 13 janvier 1971 à Bad-Tölz, en Bavière, sans jamais avoir été extradé vers la France, qui l'avait réclamé vainement pendant des années...
Leibbrand Georg
Fils d’un colonel allemand, Leibbrandt naît à Hoffnungsthal près d’Odessa le 5 septembre 1899. Il suit ses études secondaires à Odessa et en 1918 quand les troupes allemandes pénètrent en Ukraine, il est interprète. Après la révolution d’Octobre, il part pour Berlin pour y étudier la théologie, la philosophie et finalement l’économie politique où il est diplômé en 1927. Il écrit un ouvrage sur l’émigration de Russie, les méfaits du bolchevisme et les colonies germaniques en Bessarabie.

Puis il voyage à Paris, Londres, en Russie et en 1930 aux Etats-Unis grâce à une bourse de la fondation Rockfeller. Il travaille à temps partiel pour l’office de politique extérieure sous les ordres d’Alfred Rosenberg. En juillet 1933 il adhère au parti et en est rapidement récompensé, car il travaille à temps plein à l’Office de la Politique Extérieure où il est un homme précieux, car il parle le russe, l’ukrainien, le français et l’anglais… Lorsque le 13 novembre 1941 est créé du nouveau ministère du Reich pour les Territoires occupés à l’est que dirige Rosenberg, Leibbrandt devient responsable de la section politique, de laquelle dépend la sous-division politique pour l’Ukraine, l’Ostland, le Caucase et la Russie. Il devient ainsi responsable de la politique de répression et d’extermination menée par le Reich à l’Est. Il participe à la conférence de Wannsee le 20 janvier 1942.

Mais il n’est pas un nazi fanatique. Aussi tente t-il de mener dans la mesure de ses moyens une politique plus flexible, invoquant que la répression et la politique d’extermination ne ferait que renforcer la résistance des pays occupés. Mais il ne peut rien contre la volonté d’Heydrich et de Himmler de traiter le problème d’une manière indépendante et en maintenant leur projet d’élimination totale, et pour qui sa collaboration est trop réservée. Aussi en août 1943 il est remplacé par l'Obergruppenführer Gottlob Berger, un SS intime de Himmler, qui cumule son poste avec celui de responsable de l’office central de la SS. en 1950.

Interné en 1945, il est libéré en 1949. En 1950 des poursuites sont à nouveau engagées contre lui, mais elles sont rapidement abandonnées. Il décède à Bonn en 1982.
Lischka Kurt
Né en 1909 à Breslau, Kurt Lischka suit des études de droit. En 1933 il entre dans la SS et deux ans plus tard rejoint la Gestapo. En 1939 il est directeur de la Reichszentrale pour l'émigration des Juifs. De 1940 à 1943, il est le chef de la police nazie dans le secteur de Paris, et travaille sous les ordres de Knochen. A ce titre il est le principal responsable de la rafle du Vel d’Hiv le 15 juillet 1942.

Condamné par contumace à la prison à perpétuité en France en 1950, il n’est jamais inquiété en Allemagne et devient fondé de pouvoir de la société Krücken de Cologne. Serge et Beate Klarsfeld le retrouvent dans les années 70 et tentent de l'enlever ; ils sont condamnés par des tribunaux allemands. Finalement, Lischka est condamné à dix ans de prison par le tribunal de Cologne en 1980. Il meurt en 1987 à Brühl.
Oberg Karl Abrecht
Après avoir participé à la première guerre mondiale, il s’engage dans les Freikorps où il rencontre Stülpnagel et participe au putsch de Kapp Lüttwitz en 1920. Puis il travaille à Hambourg dans l’import de fruits exotiques avant d’être une longue période au chômage.

En 1930 il ouvre un débit de tabac à Hambourg. En 1932 il est à Munich où il travaille avec Heydrich dont il est sans doute le bras droit au SD. Lors de la Nuit des Longs Couteaux, il est coordinateur de l’action. Puis il est chef du personnel de l’état major du SD. En 1939 il est chef de police à Zwickau.

Chef des SS et de la Police de Radom du 8 août 1941 au 12 mai 1942, il est nommé chef de la Gestapo et des SS en France (HSSPF) à partir de mars 1942. Il est particulièrement chargé de la lutte contre la résistance (responsable de nombreuses exécutions d’otage), fait appliquer la loi du port de l’étoile de David et est co-responsable de la déportation de 75 000 juifs dans les camps. Les Français le surnomment le « Boucher de Paris ».

Capturé par les Américains, il est condamné à mort en Allemagne, puis il est extradé en France le 10 octobre 1946. Il comparaît ensuite devant un tribunal français en même temps qu'Helmut Knochen. Il est condamné à nouveau à la peine de mort en France le 9 octobre 1954. Sa peine commuée en 1958 en vingt ans de travaux forcés. Gracié en 1965 par le Président de la République, il est rapatrié en Allemagne où il meurt la même année.
Odewald Walter
SS Sturmbannführer. Chef du bureau V (Kripo), à Prague puis à Paris (échelon national), responsable de centaines d'arrestations et exécutions. Il se sera jamais extradé, ni jugé. En 1973, il était toujours fonctionnaire au service de la protection de la Constitution pour la Basse-Saxe, en Allemagne.
Stülpnagel Karl Heinrich von
Karl-Heinrich Von Stülpnagel naît le 2 janvier 1886 à Darmstadt d’une famille de nobles militaires prussiens, et débute en 1904 sa carrière militaire. Il participe à la première guerre mondiale, entre dans la Reichswehr, devient en 1935 Major Général et en 1937 Lieutenant général de l’armée. A partir de mars 1938 il fait partie de l’Etat Major de la Wehrmacht. Le 1 mai 1940 il commande le 2è corps d’armées en France et le 21 juin il préside la commission du cessez le feu à Wiesbaden. De février à novembre 1941, il commande la 17è armée et participe à Barbarossa.

De février 1942 à juillet 1944, il est commandant militaire en France et siège à Paris. Il y succède à son cousin Otto von Stülpnagel. Il y réprime avec dureté les résistants, s’en prenant même à leur famille et faisant fusiller des otages… S’étant toujours montré réticent vis-à-vis du nazisme, Stülpnagel passe très vite à la résistance à Hitler. Ce remarquable général, très cultivé, qui passe pour l’incarnation du « meilleur style prussien », a déjà participé aux préparatifs du coup d’Etat de septembre 1938 et par la suite a également travaillé pour le mouvement de résistance. Il fait partie des résistants qui préparent l’attentat contre Hitler en été 1944.

Le 20 juillet 1944, certain que l’opération « Walkyrie » de Stauffenberg avait réussi, il donne l’ordre d’arrêter la Gestapo de Paris ainsi qu’environ 1 200 hommes des SD et des SS, ce qui réussit dans coup férir. Tout s’écroule lorsque dans l’après midi il apprend l’échec de l’attentat. Convoqué à Berlin, il tente se de suicider, sur le champ de bataille de Verdun le 27 juillet, se rate, et c’est un homme gravement blessé et aveugle qui est traîné dans la capitale. Il est condamné à mort par le tribunal populaire du sinistre Freisler. C’est un aveugle qui le 30 août 1944 est conduit à la potence et pendu dans la prison de Berlin-Plözensee.
Stülpnagel Otto von
Otto von Stülpnagel naît le 16 juin 1878 à Berlin. Il s’engage en 1898 dans le 2è régiment de la Garde prussienne et participe à la première guerre mondiale. Il poursuit ensuite sa carrière dans la Reichsweher et prend sa retraite avant 1939. Il est rappelé à la vie active en 1940 et se voit confier d’octobre 1940 à février 1942 le commandement militaire de la Wehrmacht en France, avant d’être relevé par son cousin.

Otto von Stülpnagel, qui adhère à l’idéologie nazie, va se créer une triste réputation. Le « Bourreau de Paris » se montre intraitable : arrestation, tortures, exécutions d’otages, de résistants, déportation vont se succéder. Ainsi il fait exécuter 22 otages à Paris après l’assassinat d’un officier dans le métro, puis encore 50 autres après des attentats le long de la côte Atlantique…

Capturé en 1945 en Allemagne, il est livré aux autorités françaises. Un jour de février 1948 il se pend dans la prison du Cherche Midi, alors que son procès allait s’ouvrir
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