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L’art de la Grèce classique

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1. Architecture

Introduction
La Grande Grèce
La Grèce continentale : conquête des espaces intérieurs
Extension des valeurs ornementales : développement des styles décoratifs
Naissance et développement de la composition architecturale
Conclusion

1.4. Extension des valeurs ornementales : développement des styles décoratifs

Devenu accessoire, le style ionique va servir à atténuer la lourdeur du dorique. Cette association de styles se trouvait déjà dans la salle ouest du Parthénon ou dans le Parthénon de Néapolis (Kavalla). Elle va trouver ses sommets de combinaisons élégantes dans quelques oeuvres majeures.

1.4.1. Les Propylées de l’Acropole d’Athènes

Erigés par Mnésiklès entre 437 et 431, ils sont révélateurs d'un programme complexe : il faut adapter la porte monumentale de l'Acropole à un ensemble dont les pièces maîtresses sont déjà en place et tenir compte des difficultés du terrain.

Déjà au VIè les Pisistratides avaient fait dresser un premier propylon à 5 travées. Mais Mnésiklès va le disposer de manière à l'intégrer dans un ensemble de volumes destinés à en accroître le monumental. Il combine les masses solides et bien équilibrées des façades doriques avec les formes dégagées et élancées du style ionique. Il avait prévu l'ajout vers l'est, l'ouest et le nord de plusieurs salles. Mais seule la Pinacothèque sera réalisée au nord.

1.4.2. Le temple d’Athéna Nikê

Il est mis en chantier dès 449 par Kallicratès, co-architecte du Parthénon. Périclès faisant prévaloir le chantier du Parthénon, Callicratès laisse le temple inachevé pour réaliser le temple de Déméter et Corê à Illissos. Sous Nicias, la construction est reprise mais réduite, car entre temps avaient été édifiées les Propylées.

A la cella, plus large que profonde (4,14 x 3,78m), Kallicratès ajoute le motif prostyle cher aux Attiques du Vè, et ce sur chaque façade (Amphiprostyle). Entre les antes il créé un ordre à piliers. Murs nus et colonnes sont unis par la reprise du profil des bases des colonnes au pied des murs et par la frise sculptée qui court sur toute la construction, d'où la grâce et l'harmonie du décor.

1.4.3. L’Erechtéion

Les chantiers, ouverts en 421, sont abandonnés puis réouverts en 409-407. Véritable répertoire de formes décoratives, le temple excite plus la curiosité qu'il ne satisfait le sens de l'unité et de l'harmonie. Le plan, très complexe vu les impératifs religieux et la topographie, ne révèle pas la maîtrise d'un Mnésiklès. Les solutions partielles sont certes brillantes, mais l'ensemble reste incohérent. L'édifice comprend plusieurs corps :

  • Le corps principal rectangulaire (11,63 x 22,76m) possède une façade orientale prostyle de 6 colonnes ioniques. A la façade ouest, entre les antes, un ordre mixte de 4 demi-colonnes associées à des demi-pilastres, les travées étant fermées par un mur. A l'est et au sud, la traditionnelle krépis. A l'ouest, la façade surmonte un socle plein exigé par la dénivellation de trois mètres donnant sur le sanctuaire de Pandros et le tombeau de Cécrops. La division de l'espace intérieur en 4 salles vise à rétablir le domaine de chaque divinité mais ne présente aucun des caractères esthétiques des édifices précédents.
  • Le portique nord déborde de la façade occidentale et forme une encoignure architecturalement peu satisfaisante. Son soubassement renferme l'autel de Zeus et de Poséidon. Il possède 4 colonnes en façade, une sur chaque retour et constitue un chef d'oeuvre du style décoratif ionique. Les colonnes sont légères et vigoureusement cannelées, les bases au profil attique ont les tores supérieurs décorés d'entrelacs. En façade orientale et au pied des murs court un tore simplement cannelé. Les éléments des chapiteaux sont décorés de filets et d'astragales. Sous le portique la porte monumentale est très élégamment couronnée d'une corniche à palmettes et fleurs de lotus sur un enroulement de spirales et décorée d'astragales, oves, rais de coeur, rosaces...
  • le baldaquin des Caryatides recouvre une partie du tombeau de Cécrops; sur un haut socle se dressent de puissantes Koraï portant un entablement ionique à denticules, entablement qui par ailleurs jure avec les entablements voisins : ce baldaquin a été traité pour lui-même, à l'exemple des trésors.

1.4.4. Le monument de Lysicrates à Athènes

Ce monument constitue le point extrême où l'architecture n'est plus que décor : sur un haut podium se dresse une tholos aux colonnes aux colonnes appliquées portant un chapiteau luxuriant de type corinthien ; un entablement à architrave et frise supporte un toit à rinceaux se développant jusqu'au pieds d'un fleuron central.

1.4.5. Le temple de Zeus Olympien à Agrigente

Cet édifice représente une tentative sans lendemains. Erigé par Théron après 480 il est toute démesure : krépis à 5 degrés, stylobate de 52,74 x 110,10m, faux péristyle de 7 x 14 colonnes engagées, au diamètre inférieur de 4,05m et de 18m de haut. Les travées, trop vastes, sont occupées par des Télamons faisant le geste d'Atlante. L'immense salle à trois nefs comporte des murs à pilastres dont les proportions correspondent à celles de l'extérieur. Cet édifice ne sera jamais imité, car le manque d'harmonie est trop flagrant.

1.4.6. La Tholos d’Athéna sur la Marmaria à Delphes

Cet édifice est créé au IVè en marbre du Pentélique. A l'extérieur, il est d'ordre dorique de grande régularité : les 20 colonnes du péristyle reposent sur un nombre égal de dalles du stylobate de dimensions égales, taillées en coin, de même rythme multiple ou sous-multiple de 20. Ordre élégant, raffiné, discret (moulure au pied des murs, relief des métopes, chenaux...) dont la sévérité dorique est atténuée à l'intérieur par l'ordre des demi-colonnes intérieures corinthiennes.

1.4.7. La tholos - Thymélé d'Epidaure

C'est le chef d'oeuvre de l'architecture décorative. La Thymélé se trouve au centre du sanctuaire d'Asclépios sur un tertre de 3m. Le diamètre de la tholos est de 21,80m, la hauteur au sommet du toit de 12m. L'édifice se dresse sur une crypte dont on ne connaît pas la fonction. C'est un péristyle de 26 colonnes doriques au diamètre inférieur de 0,9çm et de 6,88m de haut et resserrées à cause de la poussée de la toiture. Chaque métope est décorée d'une rosace finement sculptée. Le péristyle, et surtout son plafond à caissons, sont décorés de tout un jeu floral de lys ou d'acanthes.

La cella est de style corinthien: dallage de losanges en marbre blanc et noir ; 14 colonnes corinthiennes supportent un plafond en coupole et en plusieurs pans. On trouve ici l'exemple typique de l'équilibre parfait entre le décor et l'architecture.

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