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La GrÚce archaïque : 700-480

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3. L’invention de la politique

Les problÚmes sociaux des cités grecques
Les législateurs
Les tyrans

3.2. Les législateurs

Les plus connus des législateurs sont athéniens : Dracon qui rédige les premiÚres lois autour de 621, Solon (640-558), archonte en 594-593 et ClisthÚne (570-507).

3.2.1. Dracon

Dracon appartient la classe des Eupatrides. Archonte éponyme, il rédige en 621 les premiÚres lois écrites de la cité, les « thesmoï », premiÚres lois constituantes qu’il fait graver sur des panneaux de bois, aux yeux de tous et donc accessibles à tous ceux qui savent lire et peuvent ainsi les interpréter à ceux qui ne lisent pas. L’esprit de ces lois, fort sévÚres, marque i un grand progrÚs dans le sens de la raison et de l'humanité. Le code de Dracon introduit la responsabilité morale, supprime la vengeance privée et fait la distinction entre le meurtre, volontaire, et l’homicide, involontaire. Ce corps juridique est trÚs dur, « draconien » : le moindre vol est puni de mort ; seuls quelques crimes ne sont pas passibles de la peine capitale ; même la tentative de modifier les lois est punie par la privation des droits civiques. Dracon finira exilé à Egine par la réprobation des citoyens devant la dureté de son code.

3.2.2. Solon

Né dans une famille eupatride, négociant dans le bassin méditerranéen, Solon se rend populaire en conseillant la prise de l’île de Salamine lors de la guerre contre Mégare. Il est nommé archonte en 594 et doit faire face à un problÚme de taille : celui d’une menace de guerre civile. En effet le nombre d’hommes libres est en trÚs forte diminution à cause de l’esclavage pour cause de dettes. Aussi Solon introduit la réforme de la « seisachtheia » qui interdit l’esclavage pour cause de dette avec valeur rétroactive et limite fortement l’enrichissement foncier des grandes familles des « Aristoi ».

Devant le succÚs de cette premiÚre mesure, Solon se voit confier la charge de rédiger une nouvelle constitution pour la cité, base de la future démocratie et compromis entre l’oligarchie et la démocratie, acceptable par tous. Dans leur esprit, les lois de Solon abordent la question de la responsabilité de l'homme dans les problÚmes de la cité : l’homme doit contrÃŽler son destin ; tout citoyen est digne de participer au pouvoir, et ce pouvoir ne doit pas être lié à l'appartenance à une famille aristocratique.

Solon propose la création de quatre classes censitaires, instituant ainsi une « timarchie » dans laquelle les droits politiques sont définis par la richesse immobiliÚre et la capacité de production.

  • les pentakosiomedimnoi : Ce sont Athéniens les plus riches, jouissant d'un revenu annuel supérieur à 500 boisseaux annuels de blé ;
  • Les hippeis ou chevaliers, dont les revenus est au moins de 300 boisseaux annuels et qui peuvent payer un équipement militaire avec cheval pour aller à la guerre ;
  • les zeugitai ou laboureurs, propriétaires d’une paire de bêtes de labour, avec un revenu annuel compris entre 200 et 300 boisseaux ;
  • Les thÚtes, aux revenus inférieurs à 200 médimnes, et qui constituent la classe nombreuses des « manouvriers » (ouvriers agricoles, artisans...) Les thÚtes ne payent aucun impÃŽt, ne combattent pas lors des guerres, mais sont inéligibles.

Solon créé également la « boulÚ », un conseil de 400 hommes (100 par tribu) et réforme la justice, permettant à chaque citoyen de porter plainte devant un tribunal, l’« HéliÚ », qui peut aussi juger les archontes à leur sortie de charge. Solon réforme enfin l’aréopage, le calendrier et le systÚme des poids et mesures.

La constitution de Solon est de fait un compromis subtil entre l’oligarchie et la démocratie, entre les intérêts des « aristoï »et ceux du petit peuple travailleur. Comme de plus elle offre la citoyenneté aux étrangers installés à AthÚnes et qui travaillent trÚs bien, elle devient un moteur du développement économique de la cité. Cependant cette nouvelle constitution met du temps à s’imposer : entre 590 et 588 s’installe une véritable anarchie, opposant la faction des « aristoï » menée par les Pisistratides à la faction « de la plaine », défendant les idées de la démocratie


3.2.3. ClisthÚne

De la famille des Alcméonides, ClisthÚne est archonte en 525-524, sous la tyrannie de Pisistrate. Il est exilé par Hippias, obtient le soutien des Spartiates qui en 510 chassent le tyran d’AthÚnes et permettent le retour de l’exilé. Face aux tentatives d’Isagoras, un autre exilé, de prendre le pouvoir au nom de l’oligarchie avec l’aide des Spartiates, ClisthÚne propose un autre type de gouvernement en associant étroitement le « démos » aux institutions et au gouvernement, la « politeia ». Cette proposition va profondément modifier les données du politique à AthÚnes : en effet, si ClisthÚne en appelle au peuple, ce n’est par pour s’attribuer le pouvoir personnel, mais pour changer totalement les institutions et donner véritablement le pouvoir au « démos ».



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