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Nazisme : au fil des jours (2ième guerre mondiale)

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6. 1918

06/01/1918
Après la France, l’Allemagne reconnaît à son tour le nouveau gouvernement de Finlande.
07/01/1918
Profitant de la trêve signée à Brest-Litovsk, l’Allemagne retire 75 000 hommes du front de l’Est pour les transférer sur le front occidental.
08/01/1918
Le président américain Wilson présente ses « Quatorze points » de paix devant régler le conflit et l’après conflit. Le Reich rejette le programme.
14/01/1918
Attaque aérienne française sur Karlsruhe
15/01/1918
Grève des ouvriers à Vienne. Ils réclament un rapide traité de paix à Brest-Litovsk sans annexions, le droit de vote et de meilleures conditions de vie.
24/01/1918
Le président du conseil austro-hongrois Ottokar Graf von Czernin und zu Chudenitz déclare qu’au regard de la politique intérieure et de la situation militaire, le plan des 14 points de Wilson est « acceptable ».
Verdun. Ligne allemande
Verdun. Ligne allemande
28/01/1918
Les délégués révolutionnaires « Revolutionäre Obleute », les spartakistes ouvriers des industries d'armement allemandes déclenchent une puissante grève à Berlin, en faveur d'une paix sans annexion lors des négociations de Brest-Litovsk.et un meilleur ravitaillement. S’efforçant d’arriver à un arrangement, le leader du SPD, Friedrich Ebert est entraîné malgré lui dans cette grève.
30/01/1918
Le capitaine Erwin Rommel, de retour de permission, est affecté à un poste d’état-major sur le front français
31/01/1918
Guillaume II proclame la loi martiale dans tout le pays, suite aux grèves ouvrières en faveur de la paix
01/02/1918
A Berlin de nouvelles mesures durcissent « l’état de siège »…
A Cattaro en Dalmatie, une mutinerie de marins est durement réprimée par les troupes austro-hongroises.
Quatre escadrilles de Gotha bombardent Paris : 45 morts.
03/02/1918
La grève de Berlin s'arrête, désavouée par les syndicats libres et Friedrich Ebert, le président du SPD, au grand soulagement du haut commandement et du pouvoir
06/02/1918
Mort du peintre Gustav Klimt à Vienne.
09/02/1918
Signature d’une paix séparée entre l’Ukraine aux mains des Bolcheviques et les pays de l’Alliance. Cette « paix du pain » devait assurer des fournitures alimentaires aux pays de l’Alliance. De même, l’Ukraine se trouve économiquement liée à l’Allemagne.
L’infanterie allemande attaque sous un nuage de gaz. Manoeuvre
L'infanterie allemande attaque sous un nuage de gaz. Manoeuvre
10/02/1918
Le roi Ferdinand de Roumanie, informé que les puissances centrales accueilleront sa démarche favorablement et n'exigeront pas son abdication, offre d'ouvrir des négociations de paix ;
10/02/1918
A cause de la Paix séparée, le commissaire du peuple aux affaires extérieures Léon D. Trotzki, interrompt les pourparlers de Brest-Litovsk. Unilatéralement, il proclame la fin de l’état de guerre.
14/02/1918
La constitution d’un Cartel de cinéma soutenu par le grand capital, l’« Universum Film Aktiengesellschaft » (UFA), apparaît au registre du commerce : le dispositif de l’industrie cinématographique allemande est mise en place.
Manifestations à Varsovie contre la cession de territoires polonais à l’Ukraine.
15/02/1918
Les deux célèbres pilotes français Roland Garros et Anselme Marchal parviennent à s.évader du fort allemand de Magdebourg, où ils étaient prisonniers.
18/02/1918
A cause de l’interruption des pourparlers de Brest, le représentant des soviets aux négociations de paix ayant abusé de manoeuvres dilatoires, les Allemands reprennent la campagne militaire. Le but de Ludendorff est de séparer les côtes de la Baltique et la Finlande de la Russie.
19/02/1918
Raid aérien français sur Mannheim.
A Berlin, l’empereur Guillaume II décerne au général turc Mustafa Kemal (futur chef d’Etat turc) le Cordon de Prusse de première catégorie.
Fusiliers-mitrailleurs dans l’Artois
Fusiliers-mitrailleurs dans l'Artois
25/02/1918
En Turquie, le général von Falkenhayn, commandant du groupe d’armées Foudre, est remplacé par le général von Sanders.
26/02/1918
Après une avancée rapide des troupes allemandes, les Russes reprennent les négociations à Brest.
01/03/1918
Les troupes allemandes occupent Kiev et y installent un gouvernement antibolchevique.
03/03/1918
Signature de la paix des Brest-Litovsk : La Russie perd plus de 25% de sa population et 27% de son sol économiquement exploitable. Elle doit reconnaître l'indépendance de la Finlande, de l'Estonie, du Livland, de la Kourlande, de la Lituanie, de la Pologne, de la Géorgie, de l'Ukraine et d’une partie de l'Arménie.
Libérées du front Est, trois armées allemandes (1 000 000 d'hommes) convergent vers l'ouest dans le plus grand secret.
3 mars 1918 : signature de la paix de Brest Litovsk entre les bolcheviks de Lénine et le Reich alleman
3 mars 1918 : signature de la paix de Brest Litovsk entre les bolcheviks de Lénine et le Reich alleman
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05/03/1918
La Roumanie signe un traité de paix avec les puissances centrales.
Les troupes allemandes occupent les îles Aland pour contrer les gardes Rouges Finlandais.
06/03/1918
Premier congrès du parti bolchevique après la révolution. Les Bolcheviques se nomment « Parti communiste de Russie » et prennent les premières mesures d’économie planifiée.
07/03/1918
Anton Drexler, un mécanicien dans les ateliers de chemin de fer, crée un « Comité d’ouvriers libres en faveur d’une paix juste » dont le but est de rallier atour de l’effort de guerre la classe ouvrière abattue et affamée. Drexler dénonce avec force les théories marxisantes des sociaux-démocrates. Il réclame des mesures fermes contre tous ceux qui profitent de la guerre et veut voir les « Juifs et les étrangers » exclus des postes importants dans le pays. Il a des liens avec la Société de Thulé, un groupe ultranationaliste fondé à Munich par un aventurier, le baron Rudolf von Sebottendorf.
Anton Drexler (1884-1942)
Anton Drexler (1884-1942)
Signature d’un traité de paix et d’amitié entre l’Allemagne et la Finlande.
08/03/1918
Le grand quartier général des forces allemandes est transféré de Kreuznach à Spa, en Belgique.
09/03/1918
Avec l’aval de la Russie, des troupes anglaises débarquent à Mourmansk pour contrôler une éventuelle avancée des armées allemandes en Finlande.
10/03/1918
Le gouvernement soviétique s’installe pour des raisons stratégiques à Moscou, Déclarée capitale de la Russie.
12/03/1918
Soixante avions Gotha bombardent Paris : 106 morts et 79 blessés.
Vague de grèves à Berlin
20/03/1918
L’Autriche tente de négocier une paix séparée avec les Alliés, notamment les Etats-Unis.
21/03/1918
Ludendorff et Hindenburg déclanchent la grande bataille de France destinée à briser le front à l’ouest et à emporter rapidement la victoire définitive. 6.200 canons allemands ouvrent le feu en Picardie sur 70 kilomètres. Une brèche est ouverte à la jonction des armées françaises et anglaises. Les Britanniques se replient sur Amiens et le Pas-de-Calais. De terribles batailles (Montdidier, Armentières, Chemin des Dames, Champagne) font vaciller le front français, mais ne sont pas réellement décisives.
Convoi de blessés français lors de la grande offensive allemande de mars 1918
Convoi de blessés français lors de la grande offensive allemande de mars 1918
23/03/1918
Le traité de paix des Brest-Litovsk est ratifié au Reichstag. Le parti social-démocrate indépendant d'Allemagne (USPD) vote contre, le SPD s’abstient.
25/03/1918
Mort du compositeur Claude Debussy (1862-1918) à Paris.
26/03/1918
Les gouvernements français et britanniques nomment le général Ferdinand Foch généralissime des forces alliées. Foch est chargé de coordonner les opérations militaires des Alliés sur le front ouest.
Ferdinand Foc
Ferdinand Foc
29/03/1918
Les Allemands bombardent Paris, touchant une église : 75 morts et 90 blessés.
31/03/1918
L’offensive allemande a pu progresser de soixante kilomètres grâce aux unités d’assaut. Mais, après cette percée spectaculaire, l’attaque s’essouffle. Des troupes anglaises, australiennes et canadiennes ont pu lancer une contre-offensive qui a éliminé des milliers d’Allemands en Picardie.
02/04/1918
Avec l’aide des troupes allemandes, le gouvernement finlandais chasse les gardes rouges du sud du pays.
05/04/1918
Les Alliés rétablissent la situation en reconstituant un front solide autour de la poche de Montdidier.
08/04/1918
Nouveau bombardement de Paris par la « Grosse Bertha », canon d’une portée de 108 kilomètres (en fait le canon n’est pas une Bertha, mais un canon à longue portée « Ferngeschütz » surnomma par les Allemands « Pariser Kanone »).
Début à Rome du congrès de « Peuple opprimés d’Autriche-Hongrie » avec le soutien de l’Italie qui soutient leur volonté d’indépendance.
Un canon à longue portée ou « Pariser Kanone »
Un canon à longue portée ou « Pariser Kanone »
09/04/1918
Nouvelle offensive allemande en Flandres : les Allemands forcent le passage de la Lys (près d'Ypres).
13/04/1918
Les troupes allemandes et finnoises prennent Helsinki. Les Gardes Rouges sont refoulés.
14/04/1918
Démission du ministre autrichien des affaires étrangères, Czernin. Sans en informer ses alliés, il avait tenté de négocier une paix séparée prévoyant notamment le retour de l’Alsace-Lorraine à la France. La publication d’une lettre par Poincaré provoque cette démission.
21/04/1918
L'as de l'aviation allemande, Manfred von Richthofen, dit « le Baron rouge », est abattu par des Australiens au-dessus de la vallée la Somme. Il avait remporté 80 victoires.
Des commandos anglais, dirigés par Roger Keyes, débarquent à Zeebrugge et réussissent à obstruer le canal maritime.
Manfred von Richthofen, dit « le Baron rouge »
Manfred von Richthofen, dit « le Baron rouge »
25/04/1918
La IVè armée allemande s’empare du mont Kemmel, dans les Flandres. Les pilotes de chasse belges commencent, au-dessus du front, une campagne d’offensives contre les ballons d’observations allemands destinés à guider l’artillerie. Les Allemands sont stoppés à l’ouest de Lille.
26/04/1918
L’Allemagne et la Russie établissent des relations diplomatiques.
28/04/1918
Gavrilo Princip (1894-1918), le meurtrier de Sarajevo, meurt des suites d’une tuberculose dans l’hôpital de la prison de Theresienstadt.
05/05/1918
Centenaire de la naissance de Karl Marx, philosophe et théoricien socialiste.
07/05/1918
Le Nicaragua déclare la guerre à l’Allemagne et à ses alliés.
07/05/1918
Traité de paix de Bucarest entre la Roumanie et l’alliance. Ce traité garantit entre autre la sécurité des convois de vivres entre l’Ukraine et l’Allemagne.
09/05/1918
Dans le Parlement britannique, 106 députés libéraux votent la motion de censure de Herbert H. Asquith contre le gouvernement libéral de David Lloyd George. C.est la scission interne au parti.
16/05/1918
A Berlin, on rationne encore le pain : 150 grammes par jour.
Cadavres de soldats allemands. Plateau de Craonne, 16 mai 1917, bataille du Chemin des Dames
Cadavres de soldats allemands. Plateau de Craonne, 16 mai 1917, bataille du Chemin des Dames
19/05/1918
Attaque aérienne allemande sur Londres.
22/05/1918
Accord germano-suisse, contre l’avis de l’entente : la Suisse échange des denrées alimentaires contre du charbon.
25/05/1918
Des troupes allemandes débarquent en Géorgie pour soutenir des bandes antibolcheviques.
27/05/1918
Terrible offensive des Allemands entre Soissons et Reims, depuis le Chemin des Dames : c.est le début de la seconde bataille de la Marne.
La seconde bataille de la Marne : phase I : l’attaque allemande du 25 mai au 12 juin 1918
La seconde bataille de la Marne : phase I : l’attaque allemande du 25 mai au 12 juin 1918
29/05/1918
Prise de Soissons dans la soirée par les Allemands.
30/05/1918
Les troupes allemandes atteignent la Marne, menaçant de nouveau Paris.
31/05/1918
Les Allemands s’emparent de Château-Thierry.
03/06/1918
La Diète finlandaise accepte de ratifier un traité de paix avec l’Allemagne.
05/06/1918
Selon une rumeur circulant à Moscou, trois millions de marks auraient été offerts par l’ambassadeur allemand, W. von Mirbach, à des hommes politiques russes pour que le gouvernement des soviets ne passe pas dans le camp des Alliés.
09/06/1918
Poursuite de l’offensive allemande sur le front de la Marne ; les Allemands atteignent Compiègne.
12/06/1918
Après plusieurs vaines attaques près de Noyon et Compiègne, Ludendorff ordonne l’arrêt de l’offensive.
Le char Renault FT 17 est massivement engagé lors de la seconde bataille de la Marne
Le char Renault FT 17 est massivement engagé lors de la seconde bataille de la Marne
13/06/1918
Raid aérien de quatorze avions allemands sur Londres : 162 morts.
14/06/1918
La dernière grande offensive austro-hongroise en Italie échoue le 25. Le moral des troupes est au plus bas.
17/06/1918
Nouvelle rumeur circulant en Russie : quarante millions de marks auraient été mis à la disposition du gouvernement russe par le ministre des Finances allemand.
22/06/1918
Le général français Mangin arrête les Allemands à 70 kilomètres de Paris.
24/06/1918
Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Richard von Kühlmann, déclare devant le Reichstag que « la guerre ne peut se terminer par une solution purement militaire ». Ludendorff exige et obtient sa démission.
26/06/1918
Le canon allemand la « Grosse Bertha » tire sur Paris.
28/06/1918
L’armée rouge ouvre les hostilités contre les troupes américaines et britanniques près de Mourmansk.
Guerre civile russe : bolcheviks tués par les « Blancs » à Vladivostok
Guerre civile russe : bolcheviks tués par les « Blancs » à Vladivostok
30/06/1918
Au traité de Pittsburgh, les groupes en exil des Tchèques et des Slovaques conviennent de la création d’un futur état commun.
06/07/1918
Au cours d’une révolte des Socialistes révolutionnaires antibolcheviques à Moscou, l’ambassadeur allemand le comte Wilhelm von Mirbach-Harff est assassiné dans l’enceinte même de l’ambassade, par deux bolcheviks, Nicolas Andreiev et Jacob Blumkine. Son successeur est Karl Helfferich.
09/07/1918
Démission du secrétaire du ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, von Kühlmann.
10/07/1918
Le capitaine français Charles de Gaulle est repris après sa cinquième évasion ratée.
10/07/1918
Le congrès panrusse approuve la constitution des « Républiques Fédératives Socialistes Soviétiques Russes » (RSFSR). Le système des Conseils devient la forme constitutive de l’Etat.
14/07/1918
Le lieutenant Goering, qui a abattu vingt huit avions alliés et décroché la plus haute médaille militaire, est nommé à la tête de l’escadrille Richthofen, après la disparition du capitaine Reinhard.
15/07/1918
La seconde bataille de la Marne : le « Friedensturm » : carte de la tentative allemande de percement du front du 14 au 17 juillet 1918
La seconde bataille de la Marne : le « Friedensturm » : carte de la tentative allemande de percement du front du 14 au 17 juillet 1918
A 0h10, 8 000 canons allemands écrasent les positions françaises (désertées car les Français ont été prévenus la veille par des prisonniers allemands) entre Château-Thierry et l'Argonne. Après cinq heures de bombardement, les Allemands se lancent à l'assaut. C.est le « Friedensturm », « offensive de la paix » de Ludendorff. Mais rapidement, les Allemands sont arrêtés par la deuxième ligne de défense.
Le chef d’Etat major austro-hongrois François Conrad comte von Hötzendorf (1852-1925) démissionne à cause de l’échec en Italie.
Les troupes américaines montent en ligne lors du « Friedensturm » du 18 juillet 1918
Les troupes américaines montent en ligne lors du « Friedensturm » du 18 juillet 1918
16/07/1918
Exécution par les Bolchéviques du Tsar Nicolas II et de sa famille à Iékaterinenbourg.
18/07/1918
Première contre offensive victorieuse du généralissime Foch depuis Villers-Cotterêts (Aisne) : la 10è armée de Mangin et le 6è de Degoutte, soutenues par 500 chars et 850 avions, débouchent de la forêt de Villers-Cotteret. C.est la seconde bataille de la Marne. Le sort de la guerre semble basculer.
19/07/1918
Première opération de bombardement menée à partir d’un porte-avions britannique, le « HMS Furious ». Objectif (atteint) : des hangars à Zeppelin.
La seconde bataille de la Marne : La contre offensive française du 18 juillet au 4 août 1918
La seconde bataille de la Marne : La contre offensive française du 18 juillet au 4 août 1918
30/07/1918
Fin de la deuxième bataille de la Marne : c.est l’échec de l’opération « Friedensturm » (offensive de paix de Ludendorff).
Assassinat à Kiev, par le socialiste-révolutionnaire de gauche Boris Donskoi, de von Eichhorn, commandant des forces allemandes en Ukraine.
02/08/1918
Américains et Britanniques s’emparent du port d’Arkhangelsk.
04/08/1918
Le caporal Adolf Hitler vient de se voir décerner la Croix de fer de 1ère classe, pour son courage et son mérite, toujours sur la demande du capitaine Hugo Gutman. C.est sa troisième décoration.
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Hitler (à droite) sur le front ouest, 1917
05/08/1918
Le front se stabilise sur la Vesle au pied du Chemin des Dames (repli des divisions allemandes).
05/08/1918
Les Etats Unis rompent leurs relations diplomatiques avec l’Union Soviétique.
08/08/1918
Victoire décisive du maréchal anglais Haig contre la poche de Montdidier grâce à l’utilisation massive de chars. Le front allemand est rompu à l'est d'Amiens. Pour Ludendorff, c'est « le jour noir de l'armée allemande » et il rédige un rapport qui conclut que la victoire est désormais impossible et qu'il faut demander la paix : l'armée allemande n'a plus de réserves ; l'économie du pays est asphyxiée. A Spa, Guillaume II déclare : « Nous sommes à la limite de nos forces ».
Prisonniers allemands après le 8 août 1918, le « jour noir » de l’armée allemande
Prisonniers allemands après le 8 août 1918, le « jour noir » de l’armée allemande
09/08/1918
La Grande Bretagne reconnaît le « gouvernement tchèque » à Paris comme « gouvernement allié ».
10/08/1918
Dans la Somme, les Alliés reprennent Montdidier et font 30 000 prisonniers allemands.
21/08/1918
Importante attaque britannique sur Arras : le front allemand recule.
22/08/1918
Attaque aérienne française au-dessus de Karlsruhe. En Silésie, de nombreux jeunes gens se réfugient dans les forêts pour échapper à l’incorporation militaire.
26/08/1918
Attaque franco-américaine en Argonne.
27/08/1918
Les Etats-Unis rejettent la proposition de paix du pape Benoît XV du 1er août en arguant que le gouvernement allemand ne peut être pris au mot. Nouveau traité entre la Russie et l’Allemagne qui a repris les hostilités dans le sud-ouest du pays. Moscou perd l’Estonie et la Livonie.
28/08/1918
Retrait des troupes allemandes du front de la Somme et de celui d’Ypres, dans les Flandres. L’armée allemande commence à se replier sur tout le front sur la position de défense « Siegfried ».
L’amiral Reinhard Scheer, commandant en chef de la flotte de haute mer, devient chef d’état-major de l’Amirauté.
Rudolf von Sebottendorf fonde la « société occultiste Thulé », qui coiffe des groupes patriotes et « völkish » : une centaine de membres issus de la bonne société munichoise proposent de combattre les Juifs et les francs-maçons et de défendre le sang aryen. Ils prennent les runes et les croix gammées comme symboles.
30/08/1918
Lénine est grièvement blessé par un socialiste révolutionnaire.
03/09/1918
Le Sénat américain réclame l’arrestation de Guillaume II et la création d’un tribunal international contre les initiateurs de la guerre sous-marine.
05/09/1918
Berlin et la province de Brandebourg sont déclarées en état de siège. Dans les Flandres, les troupes franco-britanniques reprennent le mont Kemmel.
06/09/1918
Par décret, le roi George V (1865-1936) ajourne la loi du « Home Rule » pour l’Irlande.
07/09/1918
Rudolf Hess, 24 ans, devient pilote de chasse.
09/09/1918
Offensive du général américain Pershing contre le saillant de Saint-Mihiel. Elle dure Jusqu’au 12.
L’artillerie américaine en oeuvre au saillant de Saint Mihiel
L’artillerie américaine en oeuvre au saillant de Saint Mihiel
14/09/1918
Dans une note Charles I de Habsbourg propose une conférence de paix. Comme la défaite des Empires centraux est prévisible, Wilson rejette la proposition.
16/09/1918
Dernier bombardement allemand sur Paris.
25/09/1918
La Bulgarie adresse aux Alliés une proposition de paix et d’armistice. Le général Franchet d’Esperey la repousse.
26/09/1918
Attaque aérienne française sur Mayence et Stuttgart. En Champagne, René Fonck, as de l’aviation française, abat six avions allemands dans la journée.
26/09/1918
Le parlement national tchèque forme un gouvernement à Paris pour un futur état des Tchèques et de Slovaques.
28/09/1918
La Commission inter fractionnelle réclame un gouvernement de type parlementaire.
29/09/1918
Victime d'un effondrement nerveux au quartier général de Spa, Ludendorff exige du gouvernement surpris l'envoi au président des Etats-Unis d'une proposition d'armistice immédiat et la parlementarisation du régime. Paul von Hintze, le chef de la diplomatie allemande, s’oppose à Ludendorff, préconisant la poursuite des combats pour obtenir de meilleures conditions de reddition. Le Kaiser lui donne raison.
Capitulation de la Bulgarie devant les troupes françaises.
30/09/1918
Le chancelier Hertling s'efface, puis démissionne. Guillaume II promet l’introduction d’un régime parlementaire dans le Reich.
Effondrement général des troupes allemandes sur le front français.
01/10/1918
Ludendorff accuse les députés d'être à l'origine de la défaite.
02/10/1918
Les généraux allemands présentent la situation comme désespérée.
02/10/1918
Les troupes arabes et britanniques prennent Damas.
03/10/1918
Le prince Maximilien de Bade, héritier de ce duché, libéral et parent du Kaiser, est nommé chancelier. Il forme le premier cabinet parlementaire de l'histoire allemande. Matthias Erzberger (Zentrum) devient secrétaire d’Etat sans portefeuille.
Au large de la Sicile, le lieutenant Karl Dönitz, commandant de l’UB 68, attaque un convoi de bateaux anglais sous bonne escorte. Après avoir coulé un navire, son sous-marin est touché et doit faire surface. L’équipage allemand est fait prisonnier sur le « Snapdragion » puis envoyé à Malte.
Le prince Max de Bade (1867-1929)
Le prince Max de Bade (1867-1929)
04/10/1918
Max de Bade s'adresse au président américain Wilson pour connaître les conditions d'une paix honorable sur la base des quatorze points.
05/10/1918
Max de Bade présente au Reichstag un gouvernement qui comprend Scheidemann (secrétaire d’Etat sans portefeuille) et Bauer du SPD, von Payer et Haussmann du Parti progressiste, ainsi que Erzberger, Groeber et Trimborn du Zentrum, tous représentant de la coalition majoritaire au Reichstag.
09/10/1918
Les Canadiens entrent dans Cambrai. Hugo Stinnes est mandaté par le patronat pour faire aboutir les discussions en cours depuis 1915.
12/10/1918
Les Alliés libèrent Lille, Douai et Ostende.
14/10/1918
Le président américain Wilson exige de l'Allemagne, comme condition préalable aux négociations de paix, l'établissement d'un gouvernement démocratique élu.
A Werwick, au sud d’Ypres, le caporal Adolf Hitler est pris dans la soirée dans un bombardement britannique aux gaz toxiques. Aveugle, il est hospitalisé à Pasewalk (Poméranie).
14/10/1918
Une note des Etats Unis pose comme préalable à un armistice la fin immédiate de la guerre sous marine.
16/10/1918
« Völkermanifest » (« Manifeste des peuples ») : Charles I promet le fédéralisme et l’égalité des nationalités au sein de l’empire austro-hongrois.
Charles I de Habsbourg, le « dernier empereur »
Charles I de Habsbourg, le « dernier empereur »
20/10/1918
Wilson exige la reconnaissance de l’autodétermination des peuples comme préalable à toute négociation avec l’Autriche – Hongrie.
21/10/1918
L’Allemagne suspend la guerre sous-marine.
22/10/1918
La marine de guerre de haute mer allemande reçoit l’ordre de préparer une grande offensive pour le 29 octobre.
23/10/1918
Dans sa réponse au gouvernement allemand Wilson se déclare prêt à négocier un armistice si l’Allemagne accepte la capitulation, si le parlement allemand obtient de nouveau pouvoirs et si la puissance des militaires et le pouvoir du roi de Prusse sot sérieusement limités.
Guillaume II se dit prêt à gracier les prisonniers politiques, y compris Karl Liebknecht (USPD).
24/10/1918
Condamné à quatre ans de pénitencier en mai 1916, le leader d’extrême gauche (spartakiste) Karl Liebknecht, est amnistié.
Réagissant à la déclaration de Wilson, Paul von Hindenburg ordonne aux troupes de se tenir prêtes à une « Résistance Jusqu’au bout » (« Widerstand mit äußersten Kräften »)…
25/10/1918
Wilson demande la capitulation pure et simple de l’Allemagne.
A Budapest est constitué un conseil national.
26/10/1918
Ludendorff critique vivement l’attitude de l’Empereur, influencé d’après lui par la volonté du gouvernement de préparer l’armistice. Il demande à être relevé de ses fonctions. Son successeur est Wilhelm Groener. Hindenburg reste en poste sur appel pressant de l’empereur à son patriotisme.
27/10/1918
Heinrich Lammasch forme à Vienne le dernier gouvernement impérial. Il accepte les conditions de Wilson pour un cesser le feu.
28/10/1918
Le Reichstag modifie la Constitution pour la rendre parlementaire. Une monarchie parlementaire est mise en place.
D'autre part, l'amirauté refuse de capituler sans avoir entrepris une ultime action : la flotte de haute mer mouillée à Kiel et Wilhelmshaven reçoit l’ordre de prendre la mer. Informés de ce massacre probable et inutile, les marins refusent d'obéir et se mutinent.
Rupture du front autrichien à Vittorio Veneto devant les assauts des troupes italo-françaises.
Bataille de Vittorio Veneto : prisonniers autrichiens
Bataille de Vittorio Veneto : prisonniers autrichiens
29/10/1918
Le Kaiser quitte Berlin pour le grand quartier général de Spa sans en informer le gouvernement. Dans les ports, les navires étant restés à quai, des arrestations de marins commencent à Wilhelmshaven et à Kiel.
30/10/1918
L’Amirauté réitère l’ordre de sortie. Nouveau refus. L’ordre est annulé, mais 250 marins sont arrêtés.
Cesser le feu entre les Alliés et l’empire Ottoman.
31/10/1918
La Turquie demande l'armistice.
Mort du peintre Egon Schiele à Vienne.
01/11/1918
Le gouvernement allemand envoie un émissaire à Spa pour demander au Kaiser Guillaume II d'abdiquer. Hindenburg, chef d’état-major de l’armée, s'y oppose, craignant la dislocation de l'Armée.
Constitution de la Commission du Reich des conseils d’ouvriers et de soldats. Son président est Däumig, de l’USPD.
03/11/1918
A l'issue d'une réunion publique à Kiel, les manifestants marchent vers la prison, entraînant des ouvriers et désarmant les officiers. Ils forment des conseils, hissant le drapeau rouge. Ils formulent des revendications portant sur leur vie des marins, sans viser le pouvoir politique. Le gouvernement y envoie Haussmann et le député SPD modéré Noske qui prend la direction du conseil ouvrier de la ville, barrant ainsi la route à Haase, l'un des chefs de l'USPD’
Kiel 5 ou 6 novembre : manifestations de marins. A l’extrême gauche, Gustave Noske
Kiel 5 ou 6 novembre : manifestations de marins. A l’extrême gauche, Gustave Noske
Armistice entre l’Italie et l’Autriche.
Cesser le feu entre l’Autriche et les Alliés.
Levée de la censure et du droit de réunion publique à Berlin.
04/11/1918
A Munich, suite à la capitulation de l'Autriche, un rassemblement mené par Kurt Eisner se termine par le vote réclamant la fin du conflit ainsi que l'instauration d'un gouvernement populaire. Début de la révolution à Stuttgart. Sur le front occidental, Hindenburg décide la retraite générale sur Anvers et la Meuse.
A Kiel, les Conseils d’ouvriers et de soldats prennent le pouvoir. La révolte se propage dans d’autres villes.
A Kiel, le 4 novembre, le drapeau rouge est hissé sur les sous-marins
A Kiel, le 4 novembre, le drapeau rouge est hissé sur les sous-marins
05/11/1918
Les mutineries des marins à Kiel sonnent de début de la révolution socialiste et spartakiste en Allemagne. Le mouvement des ports s'étend à Lübeck et Hambourg. Grève générale.
Wilson informe le gouvernement allemand que le général Foch est prêt à recevoir la commission d’armistice allemande.
06/11/1918
Constitution de conseils d'ouvriers, de soldats et de marins à Brême. Max de Bade apprend que Foch dictera les conditions de l'armistice. Groener conseille de désigner Erzberger, connu pour son engagement précoce en faveur de la paix, pour diriger la délégation allemande. Les dirigeants du SPD se prononcent pour une monarchie parlementaire et sociale sans Guillaume II ; ils demandent l’armistice immédiat et l’amnistie des révoltés. De leur côté, les patrons et les syndicats décident de gérer la démobilisation à venir. Rupture des relations diplomatiques avec la Russie bolchevique.
07/11/1918
Une délégation allemande se présente devant les lignes françaises à La Capelle.
A Stuttgart, un gouvernement formé de délégués des conseils d'ouvriers, de soldats et de paysans, essentiellement proches du SPD et de l'USPD, se constitue et chasse la maison royale. Le grand-duc de Brunswick est à son tour contraint d'abdiquer sous la poussée conjuguée des marins venus des ports du Nord et des délégués révolutionnaires et spartakistes qui dominent le mouvement ouvrier de la ville. La révolution et la formation de conseils atteignent aussi Hanovre, Cologne et Magdebourg. A Munich, une émeute contraint la famille régnante (Louis III, 1845-1921) à quitter la ville. Kurt Eisner (USPD) proclame la République populaire et est placé à la tête d'un conseil d'ouvriers et de soldats. Cherchant à canaliser un mouvement de plus en plus incontrôlable à Berlin même, Ebert réclame l'abdication du Kronprinz.
8 novembre 1918 : à Munich, Kurt Eisner proclame la république des soviets
8 novembre 1918 : à Munich, Kurt Eisner proclame la république des soviets
08/11/1918
Sous la conduite de Matthias Erzberger (Zentrum) commencent à Compiègne près de Paris les négociations d’armistice avec le maréchal Foch. Mais les plénipotentiaires allemands ne peuvent obtenir que de minimes allègements aux conditions très dures des Alliés.
Kurt Eisner forme un gouvernement bavarois avec F. Auer. La Saxe est aux mains des conseils. Rosa Luxemburg est libérée. Le téléphone et le télégraphe sont coupés à Berlin ainsi que le trafic ferroviaire vers la ville. Les bâtiments officiels, les usines d’armement et les noeuds de communication sont occupés par les militaires.
La Roumanie déclare la guerre à l'Allemagne.
Matthias Erzberger, le chef de la délégation allemande chargée de négocier l’armistice. Il sera assassiné en 1921 comme « traitre » par l’organisation d’extrême droite « Consul »
Matthias Erzberger, le chef de la délégation allemande chargée de négocier l’armistice. Il sera assassiné en 1921 comme « traitre » par l’organisation d’extrême droite « Consul »
09/11/1918
Révolution à Berlin : le matin, des manifestants se dirigent vers le Reichstag et les autres sites névralgiques du pouvoir, ralliant en passant les militaires des casernes. Devant cette menace, Max de Bade tente une nouvelle fois d'obtenir une déclaration d'abdication du Kaiser. Faute de réponse, il annonce l'abdication de son propre chef ; puis il démissionne en confiant les fonctions de chancelier à Friedrich Ebert, leader du SPD, qui déclare vouloir les assumer dans le cadre de la constitution en vigueur.
Guillaume II, à qui Groener a déconseillé toute marche sur Berlin, se réfugie en Hollande, sur les conseils de Hindenburg. Alors que le SPD cherche à former ce gouvernement, même avec Karl Liebknecht, la pression croissante des conseils qui contrôlent désormais la ville amène Scheidemann à proclamer la République d'une fenêtre du Reichstag, au début de l'après-midi. Vers seize heures, Liebknecht envahit le château royal et proclame la République socialiste tandis que les délégués révolutionnaires annoncent des élections dans les entreprises et les casernes pour le lendemain matin, les élus devant désigner un gouvernement. L'autorité du SPD est menacée.
Un Conseil d'ouvriers et de soldats se met en place à Brême. A Hambourg, Albert Ballin, qui n'avait cessé de mettre en garde, se suicide, désespéré. Publication du journal spartakiste « Die Rote Fahne ».
9 novembre 1918 : une foule énorme est rassemblée devant le Reichstag de Berlin. A 14 heures, Philip Scheidemann proclame la République
9 novembre 1918 : une foule énorme est rassemblée devant le Reichstag de Berlin. A 14 heures, Philip Scheidemann proclame la République
10/11/1918
Au matin, le gouvernement est formé sous la dénomination de Conseil des commissaires du peuple avec Ebert, Scheidemann et Landsberg du SPD, Haase, Dittmann et Barth'>Barth de l'USPD. Les membres du SPD se retrouvent majoritaires à la réunion du cirque Busch de l'après-midi. Malgré Liebknecht et les Spartakistes qui crient à la trahison, les délégués entendent le discours unitaire d'Ebert et entérinent le Conseil. Un comité exécutif des conseils créé pour contrôler les commissaires est composé de six membres du SPD, six de l'USPD et de douze soldats proches du SPD. Groener a appelé Ebert au téléphone, au nom de Hindenburg : Groener a assuré le nouveau pouvoir de son loyalisme, à charge pour celui-ci de ramener le calme.
11/11/1918
Armistice et cessez-le-feu à onze heures signé par la délégation de Matthias Erzberger dans la clairière de Rethondes : l'armée allemande doit évacuer la rive gauche du Rhin et trois têtes de pont en avant de Cologne, Mayence et Coblence. Foch exige la livraison de l'essentiel du matériel de guerre, des sous-marins et de la flotte, 500 locomotives, 150.000 wagons et 5.000 camions, ainsi que la rétrocession des saisies opérées en Belgique, Roumanie, etc. La flotte de surface sera ancrée au large de la Grande-Bretagne. Les traités de Brest Litovsk et de Bucarest sont annulés.
En attendant, le blocus se poursuit. Les généraux ont poussé Erzberger à signer. Celui-ci obtient un délai de quinze jours supplémentaires pour l'évacuation des territoires encore occupés par l'armée allemande et un autre de 31 jours pour le retrait à l'est du Rhin.
L’empereur d’Autriche-Hongrie renonce au trône et le gouvernement Lammasch donne sa démission.
Hitler apprend la défaite sur son lit d'hôpital, persuadé que l'Allemagne a été victime d'un « coup de poignard dans le dos » et que l'armée n'est pas vaincue, il note « Mon destin m'apparut alors clairement : quant à moi, je décidais de m'engager dans la politique ».
Rethondes, 11 novembre 1918. De gauche à droite au premier rang : Capitaine Marriott, Weygand, Amiral Sir R. Wemyss, Maréchal Foch et Contre Amiral G. Hope
Rethondes, 11 novembre 1918. De gauche à droite au premier rang : Capitaine Marriott, Weygand, Amiral Sir R. Wemyss, Maréchal Foch et Contre Amiral G. Hope
12/11/1918
Le Conseil des commissaires du peuple rend public un programme comportant à la fois des décisions et des projets. Il instaure toutes les libertés formelles, de réunion, d'opinion, d'expression et de presse. D'autres mesures débarrassent l'Etat de Prusse de ses archaïsmes institutionnels. La promesse d'introduire le droit de vote pour les hommes et les femmes dès vingt ans annonce la formation d'un Etat allemand plus démocratique que certains de ses voisins de l'Ouest. Bien plus, le Conseil institue aussi la journée de huit heures et annonce un ensemble de mesures sociales : assurances sociales, allocations chômage et programme de logements ouvriers.
Après l'abdication de l'empereur Charles Ier, l'Autriche signe un traité d'union avec l'Allemagne. Proclamation de la « République allemande d’Autriche » et de son rattachement à l’Allemagne. Proclamation immédiatement refusée par les vainqueurs.
Une partie de l’escadrille Richthofen du lieutenant Goering qui ne voulait pas se rendre aux Américains se perd dans le mauvais temps et se retrouve à Mannheim, où le commandant de la place met les pilotes aux arrêts. Averti, Goering menace de venir bombarder la ville si ses hommes ne sont pas libérés.
13/11/1918
Résiliation du traité de Brest-Litovsk par la Russie.
13/11/1918
Création à Magdebourg par Franz Seldte (1882-1947) de l’Organisation « Stahlhelm. Bund der Fontsoldaten » (Casque d’acier – fédération des combattants du front), nationaliste et de droite.
Franz Seldte et l’emblème du Stahlhelm
Franz Seldte et l’emblème du Stahlhelm
14/11/1918
Réorganisation de l’administration centrale du Reich.
Le chef de l’armée et nationaliste Józef Pilsudski devient le nouveau chef de la Pologne.
15/11/1918
Le secrétaire d'Etat Hugo Preuss, libéral de gauche, entreprend, assisté de Max Weber, Naumann et de Haussmann (tous libéraux), de rédiger un projet de constitution républicaine, à la demande d'Ebert. Les discussions entre patrons (Stinnes, Vögler, Borsig) et les trois syndicats (socialistes, catholiques et Hirsch-Duncker) aboutissent à un accord appelé « Communauté du travail » (« Arbeitsgemeinschaft ») qui instaure la liberté syndicale dans l'entreprise, les conventions collectives. Dissolution de la Chambre des représentants et suppression de la Chambre des seigneurs en Prusse.
Introduction de la journée de 8 heures afin d’incorporer les soldats démobilisés dans l’industrie. Fondation du mouvement d’extrême droite, le « Parti national allemand » « Deutschnationale Volkspartei » (DNVP).
16/11/1918
Ebert s.étant opposé au voeu du Comité exécutif d’organiser une « garde rouge », le majoritaire Otto Wels, commandant de Berlin, organise une « garde républicaine » de 10 000 hommes. Il se heurte ainsi au préfet de police, l’indépendant Eichhorn.
16/11/1918
Proclamation de la république hongroise.
17/11/1918
Les Allemands évacuent Bruxelles.
20/11/1918
Fondation du parti libéral de gauche « Deutsche Demokratische Partei » (DDP).
21/11/1918
Les dernières troupes allemandes évacuent l’Alsace-Lorraine.
Fêtes du 9 décembre 1918 à Strasbourg. Le Président de la République dépose une gerbe de roses devant la statue de Kléber. Source : L’Illustration - l’album de la guerre 1914-1919
Fêtes du 9 décembre 1918 à Strasbourg. Le Président de la République dépose une gerbe de roses devant la statue de Kléber. Source : L'Illustration - l'album de la guerre 1914-1919
23/11/1918
Fondation des partis bourgeois : Parti démocrate (DDP), Parti populiste (DVP), Parti national-allemand (DNVP).
24/11/1918
Fondation du parti libéral de droite « Deutsche Volkspartei » (DVP).
25/11/1918
Une réunion des chefs de gouvernement des Länder, présidée par Ebert, se prononce en faveur d'élections rapprochées. D'autre part, Ebert explique qu'il a besoin de techniciens expérimentés et que c'est pour cela qu'il laisse l'ancien appareil de l'Etat en place. Il conserve donc les secrétaires d'Etat de Max de Bade : Hugo Preuss aux Affaires intérieures, Schiffer aux Finances, Solf aux Affaires étrangères... A chacun d'eux est adjoint un social-démocrate, souvent en vain. Le chef du gouvernement de Munich, Kurt Eisner (USPD), provoque la colère d'Ebert car il a entamé une campagne rendant les anciens dirigeants responsables du déclenchement de la guerre. Le fédéralisme est entériné pour la Constitution.
Capitulation des troupes allemandes du sud-ouest Africain.
28/11/1918
Guillaume II abdique depuis la Hollande. Ebert demande au président américain Wilson de fournir des vivres à l’Allemagne. Loi pour les élections à l’Assemblée nationale constituante.
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Guillaume II
Retour d’Hitler à Munich.
29/11/1918
La décision est prise d'élire une Assemblée constituante le 19 janvier 1919.
01/12/1918
Proclamation du « Royaume des Serbes, Croates und Slovènes ».
05/12/1918
Des conseils d'ouvriers mineurs et métallurgistes ayant réclamé la nationalisation de leurs entreprises, une commission dite de socialisation se réunit, mais sans aboutir.
06/12/1918
Alors que les Alliés occupent Cologne, des soldats de la garde envahissent le Reichstag à Berlin ou siège le comité exécutif : cette tentative de contre-révolution échoue devant l'intervention de la division de marine et des ouvriers de Berlin. Quatorze morts restent sur le terrain. Occupation de la « Rote Fahne », le journal spartakiste, et tentative de s’emparer de Karl Liebknecht.
07/12/1918
Effervescence révolutionnaire à Berlin : les spartakistes appellent à l’insurrection.
Affiche du mouvement spartakiste
Affiche du mouvement spartakiste
08/12/1918
Grande manifestation sociale-démocrate à Berlin : indépendants et majoritaires. Scheidemann y dénonce les spartakistes ; Ebert appelle à l’ordre, mais les manifestants condamnent aussi l’activité contre-révolutionnaire de l’armée. Lettre de Hindenburg à Ebert demandent la dissolution des conseils de soldats et la convocation immédiate d’une Constituante.
09/12/1918
Les Allemands évacuent la rive gauche du Rhin. Les troupes françaises du général Fayolle occupent Mayence.
10/12/1918
Arrivée à Berlin des troupes du front (dix divisions sous le commandement du général Lequis). A la porte de Brandebourg, Ebert les salue en les proclamant invaincus, légitimant ainsi l'interprétation des chefs de l'armée.
Le prix Nobel de physique est décerné à Stockholm à l’Allemand Max Hermann Planck, professeur à l’université de Berlin, en récompense de ses travaux sur la théorie quantique. Fritz Haber, directeur de l’institut Kaiser-Wilhelm de Berlin-Dahlem, reçoit le prix Nobel de chimie.
Le « Parti de la patrie allemande » se dissout et ses leaders s’intègrent au DNVP.
11/12/1918
Le Conseil des commissaires du peuple lance un appel en faveur de l’unité du Reich et condamne tout séparatisme en Rhénanie.
Les conseils ouvriers et de soldats en Thuringe se prononcent pour une république unitaire.
14/12/1918
Les élections en Grande Bretagne auxquelles les femmes participant pour la première fois consolident le gouvernement Lloyd George.
16/12/1918
Réunion à Berlin du congrès national des conseils. Parmi les 489 délégués, 289 SPD, 90 USPD (dont dix spartakistes, mais ni Liebknecht ni Rosa Luxemburg). Allant dans le sens des voeux des commissaires, le Congrès rejette le projet de fonder une république socialiste ayant pour base les conseils. Il met aussi fin au comité exécutif et le remplace par un nouveau conseil sans pouvoir. La date des élections à l’Assemblée constituante, prévues pour le 16 février, est avancée au 19 janvier. Ce Congrès réclame aussi la socialisation des entreprises « mûres » et surtout la mise en application des « points de Hambourg », soit sept mesures visant à mettre fin aux pouvoirs des officiers sur leurs hommes et dans l'Etat, mais le gouvernement n'obtempère pas. La réunion s’achève le 21.
 Les troupes françaises traversent le Rhin le 16 décembre pour occuper la rive droite du fleuve
Les troupes françaises traversent le Rhin le 16 décembre pour occuper la rive droite du fleuve
20/12/1918
Von Brockdorff-Rantzau, ambassadeur à Copenhague, devient secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Réunion du Comité exécutif national élu par la Conférence des conseils en remplacement du Comité exécutif de Berlin.
21/12/1918
Le Conseil des commissaires du peuple condamne la tentative de formation d’une république séparatiste d’Oldenburg. Le capitaine Rommel est affecté au 124è RI de Weingarten.
22/12/1918
La Tchécoslovaquie déclare que la Bohème et les territoires des Sudètes font partie intégrante du nouvel état.
Le gouvernement des Soviets reconnaît l’indépendance de la Lituanie et de la Lettonie.
23/12/1918
Ne touchant plus leur solde, 3 000 marins de la division « Volksmarinedivision » venus de Kiel pour « défendre la révolution », occupent le château impérial, s'emparent d'Otto Wels, commandant de Berlin, pénètrent dans la chancellerie et envahissent le bureau d’Ebert. Chargé de la répression par Ebert, le général Lequis attaque le château, ce qui occasionne 68 morts et blessés chez les marins. Une manifestation populaire contraint Lequis à se retirer. Les négociations avec le gouvernement aboutissent à la libération de Wels, mais les marins doivent abandonner la place et être incorporés dans les formations armées républicaines. Ces graves incidents provoquent la rupture entre le SPD et l'USPD qui quitte les gouvernements du Reich, de Prusse et de Saxe.
En Prusse les titres et ordres nobiliaires sont abolis.
Décembre 1918 : les troupes de la « Volksmarinedivision » venues de Kiel s’emparent du château impérial de Berlin : elles en seront délogées par l’artillerie du général Lequis
Décembre 1918 : les troupes de la « Volksmarinedivision » venues de Kiel s’emparent du château impérial de Berlin : elles en seront délogées par l’artillerie du général Lequis
24/12/1918
Les Spartakistes s'entendent avec les communistes de Brême non intégrés dans l'USPD et réunissent une conférence d'une centaine de délégués représentant imparfaitement les noyaux gauchistes du pays.
25/12/1918
Manifestation spartakiste et occupation du journal majoritaire « Vorwärts » qui devient le « Roter Vorwärts ».
26/12/1918
Evacuation du journal « Vorwärts ».
27/12/1918
Crise au Conseil des commissaires du Peuple : les Spartakistes envisagent de constituer un gouvernement Liebknecht-Ledebour-Eichhorn. Le Comité central des conseils demande le renvoi du général Lequis et la dissolution de son commandement : protestation de Hindenburg. Les Polonais occupent Posen (aujourd'hui Poznan).
28/12/1918
Les membres USPD du conseil des délégués du peuple reprochent aux délégués SPD-leur collaboration avec l’ancien gouvernement et démissionnent. Ils sont remplacés par Gustav Noske et Rudolf Wissell (SPD).
29/12/1918
Les commissaires indépendants quittent le gouvernement. Le Comité central appelle pour les remplacer: Noske, gouverneur de Kiel, Wissel et Löbe. Les six commissaires du peuple sont désormais des majoritaires (SPD).
Ouverture de la Conférence nationale spartakiste décidant la fondation du Parti communiste d’Allemagne (KPD), avec pour programme les propositions de Rosa Luxemburg qui rejette la théorie de Lénine sur l'avant-garde : le KPD n'est qu'un guide et non le futur pouvoir. Le parti se prononce contre la participation aux élections pour la Constituante.
Rosa Luxembourg
Rosa Luxembourg
30/12/1918
La fédération Spartakiste et des radicaux de gauche de Brème fondent à Berlin le parti communiste allemand (KPD). Contre la volonté de Liebknecht et de Rosa Luxemburg le nouveau parti décide le boycott des élections au Reichstag.
31/12/1918
Démobilisation de l’ensemble de l’armée allemande.
L’Alsace accueille la France la guerre finie… Dessin de Georges Scott dans l’Illustration
L’Alsace accueille la France la guerre finie… Dessin de Georges Scott dans l’Illustration
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