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Le Seicento – Le XVIIè

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2. France

Histoire et culture
Architecture
Sculpture
Peinture
Arts de la couleur
Gravure
Objets d’art

2.3. Sculpture

La sculpture française du XVIIè ne possède pas le renom de l'architecture et de la peinture.

2.3.1. L’école traditionnelle

Elle se rattache à Goujon et Pilon et subit des influences italiennes et flamandes, notamment avec Simon Guillain (1581-1658, Bronze du monument du Pont au Change).

Simon Guillain : Statues et reliefs provenant du monument à la gloire du jeune roi Louis XIV élevé sur le pont au Change à Paris
Simon Guillain : Statues et reliefs provenant du monument à la gloire du jeune roi Louis XIV élevé sur le pont au Change à Paris

Dans la statuaire funéraire, la mode du priant agenouillé (Pilon) est reprise par Th. Bourdin et Michel I Bourdin (Amador de la Porte du Louvre). Jean Varin (1604-1672), brillant médailleur, succède à Guillaume Dupré ( 1642).

Jean Varin : Pièce de vingt louis à l’effigie de Louis XIII. Paris, 1640
Jean Varin : Pièce de vingt louis à l'effigie de Louis XIII. Paris, 1640

2.3.2. La première équipe de Versailles

De type décoratif italien elle est animée par Jacques Sarrazin (1292-1660 ; monument de Henri de Bourbon à Chantilly, monument du cœur du cardinal Pierre de Bérulle au Louvre ; reliefs du monument du cœur de Louis XIII du Louvre) et ses élèves Gilles Guérin (1611-1678), Louis Lerambert (1620-1670 ; sculptures du château de Versailles), T. Poissant, Van Obstal, Philippe de Buyster.

Jacques Sarrazin : cénotaphe du coeur du cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629), fondateur de la congrégation séculière de l’Oratoire (1611). Paris, musée du Louvre
Jacques Sarrazin : cénotaphe du coeur du cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629), fondateur de la congrégation séculière de l'Oratoire (1611). Paris, musée du Louvre
Jacques Sarrazin : ouis XIV à l’âge de 5 ans. 1642. Bronze. Paris, musée du Louvre
Jacques Sarrazin : ouis XIV à l’âge de 5 ans. 1642. Bronze. Paris, musée du Louvre
Louis Lerambert : satyre. Marbre. Musée du Louvre
Louis Lerambert : satyre. Marbre. Musée du Louvre

Les meilleurs représentants de ce courant son les frères Anguier : François (1604-1669) et son frère Michel (1612-1686). Revenus de Rome, les deux frères travaillent au mausolée de Henri II de Montmorency à Moulins. Michel, le plus doué, réalise les mausolées du cardinal de Bérulle et de Jacques Auguste de Thou, les sculptures de l’église du Val de Grâce, les appartements d’Anne d’Autriche au Louvre (Nativité), des sculptures pour l'autel de Saint-Denis-de-la-Châtre, le monument de la duchesse de Longueville, des statues pour les jardins de Versailles (Neptune, Pluton, Amphitrite, Cérès)…

François Anguier : Monument funéraire du coeur d’Henri Ier d’Orléans, duc de Longueville. Marbre. Paris, musée du louvre
François Anguier : Monument funéraire du coeur d'Henri Ier d'Orléans, duc de Longueville. Marbre. Paris, musée du louvre
Michel Anguier : Amphitrite. 1680. Marbre, 198cm. Paris, musée du Louvre
Michel Anguier : Amphitrite. 1680. Marbre, 198cm. Paris, musée du Louvre
Michel Anguier : Nativité. Marbre, 160cm. Paris, Eglise saint Roch
Michel Anguier : Nativité. Marbre, 160cm. Paris, Eglise saint Roch

2.3.3. La seconde équipe de Versailles

Le rôle des sculpteurs est de décorer Versailles et les Palais Royaux à partir de 1661 :

  • François Girardon (1628-1715)
    Fils d'un fondeur, élève de François Anguier, il est le protégé du chancelier Séguier qui l’envoie à Rome où il s’inspire des antiques et du Bernin. Retour à Paris, il travaille avec Le Nôtre et Le Brun. Il travaille au chantier de Vaux le Vicomte, participe aux travaux de décoration de la galerie d’Apollon au Louvre et réalise de nombreuses sculptures pour le parc de Versailles : Apollon servi par les nymphes, l’Hiver, le Bain des nymphes, L'enlèvement de Proserpine. Il crée aussi le Tombeau de Richelieu à la Sorbonne et la statue équestre de Louis XIV de la Place Louis le Grand (Vendôme), aujourd’hui détruite (réplique au Louvre).
  • Apollon et les Nymphes. 1666-1673. Marbre. Grandeur réelle. Versailles, grotte d’Apollon
    Apollon et les Nymphes. 1666-1673. Marbre. Grandeur réelle. Versailles, grotte d’Apollon
    François Girardon : monument funéraire de Richelieu. 1675-1694. Marbre. Paris, église de la Sorbonne
    François Girardon : monument funéraire de Richelieu. 1675-1694. Marbre. Paris, église de la Sorbonne
    François Girardon : statue équestre de Louis XIV de la Place Louis le Grand (Vendôme). 1699. Bronze. Paris, musée du Louvre
    François Girardon : statue équestre de Louis XIV de la Place Louis le Grand (Vendôme). 1699. Bronze. Paris, musée du Louvre
  • Antoine Coysevox (1640-1720)
    Né à Lyon, Coysevox se fait remarquer par Louis Lerambert (1620-1670), dont il épouse la nièce, et est rapidement employé aux sculptures des jardins de Versailles où il copie les marbres grecs (Vénus de Médicis, Castor et Pollux…). Puis le prince-évêque de Strasbourg François-Egon de Furstenberg, l’embauche pour la décoration du château épiscopal de Saverne. De retour à Paris en 1671 il est employé à l’embellissement de l’intérieur du château de Versailles (médaillon du Triomphe de Louis XIV du Salon de la guerre) puis à Marly le Roi où il réalise les célèbres chevaux du parc. Il décore l’église saint Louis des Invalides.
    Antoine Coysevox : Louis XIV. Cour de l’Hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau à Pari
    Antoine Coysevox : Louis XIV. Cour de l’Hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau à Pari

    Outre ces œuvres il a réalisé La Seine, La Marne, Neptune et Amphitrite, la Renommée montée sur Pégase, Mercure monté sur Pégase pour le parc de Marly, les portraits de Charles Le Brun, d’Antoine Coypel, de Colbert, de Louis II de Bourbon dit « Le Grand Condé », les quatre vertus (La Force, La Justice, La Tempérance, La Prudence), La duchesse de Bourgogne en Diane, le tombeau de Mazarin…
  • Antoine Coysevox : buste du Grand Condé. 1688. Bronze, 59cm. Paris, Musée du Louvre
    Antoine Coysevox : buste du Grand Condé. 1688. Bronze, 59cm. Paris, Musée du Louvre
    Antoine Coysevox : la duchesse de Bourgogne en Diane. 1710. Marbre. Versailles, musée du Château
    Antoine Coysevox : la duchesse de Bourgogne en Diane. 1710. Marbre. Versailles, musée du Château
  • Nicolas Coustou (1658-1733)
    Issu d'une famille de sculpteur sur bois, il quitte Lyon à 18ans pour rejoindre son oncle Antoine Coysevox à Paris et étudie à l’Académie royale de peinture et de sculpture puis à l’Académie de France à Rome. À partir de 1700, il travaille aux grands chantiers de Louis XIV, particulièrement à Versailles, Marly et aux Invalides.
    Nicolas Coustou : la Seine et la Marne. 1712. Marbre, 244cm. Paris, jardin des Tuileries
    Nicolas Coustou : la Seine et la Marne. 1712. Marbre, 244cm. Paris, jardin des Tuileries

    Il crée quelques grandes œuvres comme le groupe « La Seine et la Marne » pour le parc de Marly (1712), le « Berger Chasseur » du jardin des Tuileries, le bas-relief « Le Passage du Rhin » du musée du Louvre, Louis XV en Jupiter du Louvre, Apollon poursuivant Daphné, une descente de croix (Notre Dame de Paris), un Hercule et Commode du parc de Versailles.
  • Nicolas Coustou : piéta. 1712-1728. Marbre, 230 x 280cm. Paris, Notre Dame
    Nicolas Coustou : piéta. 1712-1728. Marbre, 230 x 280cm. Paris, Notre Dame
  • Les frères Marsy
    Balthazar (1628-1674) et Gaspard 1625-1681) Marsy consacrent un grande partie de leur talent à la décoration de la façade du château de Versailles et de la galerie Apollon ainsi qu'à la création de nombreuses oeuvres sculptées du parc : ensemble ils créent à Versailles avec Guérin leur œuvre la plus célèbre, les chevaux du Soleil ainsi que l’Ile de l’Automne, la Fontaine de Latone et la Fontaine du Bassin du Dragon du parc. Gaspard réalise la fontaine ornée de Cupidon du Jardin du Trianon, un Ecce Homo et un Borée enlevant Orithye (Louvre).
  • Gaspard Marsy : les chevaux du soleil. 1668-1675. Marbre. Grotte d’Apollon, Versailles.
    Gaspard Marsy : les chevaux du soleil. 1668-1675. Marbre. Grotte d’Apollon, Versailles.
    Balthazar Marsy : le verseau. Louvre, galerie d’Apollon
    Balthazar Marsy : le verseau. Louvre, galerie d’Apollon
    Balthazar et Gaspard Marsy : l’île de l’Automne. Parc de Versailles.
    Balthazar et Gaspard Marsy : l’île de l’Automne. Parc de Versailles.
    Balthazar et Gaspard Marsy : la Fontaine du Bassin du Dragon du parc du château de Versailles
    Balthazar et Gaspard Marsy : la Fontaine du Bassin du Dragon du parc du château de Versailles
  • Pierre Puget (1620-1694)
    Pierre Puget est le génie baroque du siècle. Né et mort à Marseille (1620-1694) orphelin à deux ans, il est initié à la sculpture sur bois par un marin, Jean Roman, puis élevé en Italie par l'architecte et peintre Pierre de Cortone. Il se forme à la peinture, à l’architecture et à la sculpture, et est influencé par Michel Ange et le Bernin.
    Pierre Puget : porte de l’hôtel de ville de Toulon. 1656. Marbre. Toulon, musée naval
    Pierre Puget : porte de l’hôtel de ville de Toulon. 1656. Marbre. Toulon, musée naval

    Retour de Rome en 1643 il travaille pour la cathédrale de la ville, part pour Gênes (1660-1668) et revient à Toulon où il devient directeur des constructions de l’arsenal. Il consacre une partie de son activité à concevoir de spectaculaires proues de navires.
    Pierre Puget : Alexandre et Diogène. 1671-1689. Marbre, 332 x 296cm. Paris, musée du Louvre
    Pierre Puget : Alexandre et Diogène. 1671-1689. Marbre, 332 x 296cm. Paris, musée du Louvre

    Ses grandes œuvres sont Milon de Crotone (1671), Alexandre et Diogène (1671-1693), l'Hospice de la Ville de Marseille, comme architecte des bâtiments (aujourd’hui Musée de la Vieille Charité), les Caryatides de l'Hôtel de Ville de Toulon, le bas relief d’Alexandre et Diogène (le plus grand relief de l'histoire de la sculpture française avec 3,20 mètres de hauteur sur 2,96 mètres de largeur), le bas-relief du Christ mourant sur la croix, l’Hercule gaulois, Persée et Andromède.
Pierre Puget : Milon de Crotone. 1671. Marbre, 269cm. Paris, musée du Louvre
Pierre Puget : Milon de Crotone. 1671. Marbre, 269cm. Paris, musée du Louvre
Le Christ mourant sur la croix. Terre cuite, 85,8 x 43,3cm. Paris, musée du Louvre
Le Christ mourant sur la croix. Terre cuite, 85,8 x 43,3cm. Paris, musée du Louvre
Pierre Puget : « Hercule gaulois ». 1661. Marbre, 180cm. Paris, musée du Louvre
Pierre Puget : « Hercule gaulois ». 1661. Marbre, 180cm. Paris, musée du Louvre


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