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LÂ’art indou

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5. Les écoles locales jusqu’au XIXè siècle

Histoire artistique
Peinture

5.2. Peinture

L'Inde indienne conserve toute son originalité dans la "Peinture d'album", ou miniature. Comme la cour moghole, les cours princières entretiennent leurs peintres, groupés en ateliers familiaux et héréditaires. Ainsi naissent un grand nombre d'écoles locales très brillantes:

5.2.1. L’école du Bengale

Elle date de l'époque où le Bengale Bouddhique allait être envahi par l'Islam (XIIè), et est en relation avec l'art du Népal et du Tibet. Une école hindoue, avec ses écoles populaires s'y développe parallèlement avec ses peintures sur étoffe ou Pâta remontant aux XIVè-XVè et ses peintures sur rouleau de papier au style rude et à fond rouge. Enfin au XVIIè se développe le dessin Kalighat, où le trait rapide et sûr prend toute sa signification.

5.2.2. L’école du Gujarat

L'école, soumise à l'Islam dés le XIIIè continue de produire des illustrations de manuscrits Jaïna, sur palme d'abord (XIIè- fin XIVè), puis sur papier (XVè-XVIIè). Elles sont héritières des fresques d'Ellora (Xè) et allient la décoration musulmane à la tradition de l'Inde médiévale. Leur particularité est la juxtaposition de personnages au visage de trois-quart, au nez pointu, à l'oeil exorbité, et de personnages de face représentant les gouverneurs musulmans. L'école influencera les écoles du Rajpoutanâ.

5.2.3. Les écoles rajpoutes

Elles tiennent la place d'honneur, car leurs artistes étaient en contact avec les écoles Mogholes des cours, à cette différence que les personnages ne sont pas empruntés aux évènements de la vie officielle, mais au répertoire épique de l'Inde Indienne: Ramayana, Bhagavata, Parana, Gita Govinda.

Deux groupes s'en dégagent:

Le groupe des plaines

Ou Rajasthani (Rajputâna). Il comporte plusieurs centres:

  • Le Menvar avec son culte de Vishnu Nathadvara (XVIIè-XVIIIè) et la brillante école d'Udaipur.
  • Le Malva et le Gujarât qui ont donné naissance aux styles Pahari anciens.
  • Le Jhodpur avec ses portraits graphiques, de nette influence moghole.
  • Le Bikanir, très Moghol au XVIIè.
  • Le Jaïpur (XVIIè-XVIIIè) avec les centres d'Amber puis de Jaïpur.
  • Le Bundelkhand dont l'activité se poursuit jusqu'au XXè.

Le groupe des collines ou Pahari

Au Pendjab ce groupe compte une quarantaine de centres parmi lesquels:

  • Basohli qui marque une prédilection au XVIIé pour la peinture de musique (Ragâmala), pour la légende de Ramayana et de Krishna. Il se prolongera dans le style de Chamba (XVIIIè). On y retrouve le fond généralement jaune et le type physique aux immenses yeux et au nez grec.
  • Les groupes de Jammu, du Cachemire, de Guler, Kangrâ, Tehri-Garwal, tous très voisins, s'influencent réciproquement (XVIIIè) en plusieurs temps : période de primitifs, influence moghole, emprise du style Sikh qui au XIXè submergera tout le Pendjab et le Cachemire.

5.2.4. L’école du Dekkan

C'est la plus traditionnelle avec les centres de Bijapur et Ahmadnagar (XVIè siècle), Golconde et.Hyderabad (XVIIIè). Ils subissent l'influence directe de l'Iran et de la Turquie dès l'époque de Jahângir (XVIIè). Le style Dekhani utilise des personnages grands par rapport au reste de la composition, un style parfois lourd et emprunté, sauf à Hyderabad où l'influence Moghole et européenne est plus nette.

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